‹ Laurier et son temps [microforme]Chapitre 19 sur 32 · FE · texte numérisé non relu

FE

. La voix harmonieuse qui si longtemps subju, cette assemblée et fit vibrer d'enthousiasme ceux l'entendirent, s’est tue.

The trumpet’s silver voice is still.

The warder silent on the hill,

Le dernier survivant d’une grande générati celui dont la taille imposante, le regard d’aigle et panache blanc évoquaient la physionomie de gentilshommes du dix-huitième siècle, tels qu’on voit encore dans les médaillons antiques, dort « dernier sommeil.

C'est un grand ancêtre qui disparaît. Inclino nous avec respect devant cette tombe, car c’est to: une époque qui se ferme avec elle.

La mort est une loi et non un châtiment. Person n'avait mieux compris cette profonde vérité q l'éminent homme d’Etat dont nous déplorons perte. Il s'était préparé depuis longtemps à ce ps sage de la vie à la mort. C’est sans amertume q le vieux gladiateur s’est vu désarmé au moment il allait reparaitre dans l'arène. Il s’est éteint do cement, avec sérénité, comme si à travers les ombr du soir de la vie, la foi de ses ancêtres lui eût f: déjà entrevoir ces clartés d’aurore, présage d’un jo éternel.

Parlant ici au nom de mes collègues de la vieil province française dont il était le plus illustre enfa

subjugua ceux qui

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nommée,

DEVANT LA TOMBE DE SIR WILFRID 18j°

et dont il devint l'idole, il fait bon de rappeler qu'au cours de sa longue Carrière, il r«:ta toujours fidèle à ses origines et aux meilleures traditions de la race. J'aime, disait-il, j'aime la France qui nous a donné la vie—j'aime l'Angleterre qui nous a donné la liberté, mais la première place dans mon cœur est pour le Canada, ma patrie, mc terre natale Cette saisissante formule a été, si je puis dire, l'idéal, l'étoile polaire qui a guidé sa vie publique. Affectueuse reconnaissance envers cette nation brillante entre toutes—dont nous avons l'honneur d'être les fils—et dont les reflets de gloire illuminent ls plus hautes cimes; indéfectible loyauté envers tte grande et généreuse nation qui a hérité du génie administratif des Romains et dont T'ennyson à pu dire qu’elle était Ja terre classique de la liberté. ‘ Mais avant tout et par-dessus tout, Laurier était Canadien.

À ses hérédités françaises il devait son verbe d'or,

a claire vision des choses, la hardiesse et la grandeur de ses conceptions.

À son contact de la grande école anglaise, celle de

Burke, de Fox, de Pitt, d'O’Connell, de Gladstone, i devait sa profonde Connaissance du jeu des institutions britanniques et l’on peut dire sans fausse éxagération que c’est en se pénétrant bien de l’ensignement de ces parlementaires que sir Wilfrid

urier est entré de plein pied au temple de la re-

Au moment où il franchissait le seuil du F ment, le grand souvenir de Papineau planait er sur le pays. Et la figure de Lafontaine, dont la fonde sagesse avait au cours d’une fructueuse rière, trop vite interrompue, sauvé du naufrage de droits épars, grandissait avec le recul du tem

Cartier et Dorion représentaient alors dans 1 province deux courants d'opinion. L'un vif, i tueux, ne connaissait pas les obstacles ; l’autre ca d'une intégrité proverbiale, d'un savoir de haut: vergure, laissait au temps le soin de dissiper de v préjugés. S'il est vrai qu’à certains égards, La: a été le disciple de Dorion, les événements ont v qu'il devint le continuateur heureux ou plutôt ritier en ligne directe de la politique de Lafont: Politique d’'apaisement afin de solidifier, politiqu conciliation afin d’unir, politique du juste milie: meilleure, la vraie, la seule qui convienne à nr pays.

Descendant d’un peuple conquis, mais qui même, à son tour, avait fièrement conquis la lib son rêve était d’unir les deux races sur la seule | rationnelle ; à savoir —égalité de droits, respect tuel, tolérance réciproque. La raison politique vitait à sceller à nouveau le pacte conclu nag: entre Lafontaine et Baldwin afin de consolider l'

vre des pères de la Confédération.

du Par!

lait enco ont la pro

Ce rêve grandiose était-il trop ambitieux ? L'histoire qui juge avec impartialité les hommes et les événements dira s’il l’a réalisé, mais ce que se ueuse car lemporains peuvent affirmer dès maintenant frage tag son inlassable persévérance et son tenace courage, 1temps. Dcest sa foi invincible dans la poursuite de l'idéal

s con- , C'est

dans notWqu'il s'était tracé au début de sa carrière. Toutefois vif, impQil était trop bon psychologue pour ne pas se rendre tre calm@compte des difficultés de sa tâche,

haute er

En 1887, un an à peine après ce débat historique, où d’un coup d'aile il s'était élevé aux plus hauts sommets de l’éloquence parlementaire, où la presse ont voulanglaise disait de lui qu'il était le “ silver tongued lutôt l'hforator ”, le parti libéral, désemparé par la retraite afontaingd Edward Blake, se cherchait un chef. Les libéraux litique français étaient la minorité dans le pays. Disons-le milieu, M l'honneur des libéraux anglais, ce fut Edward e à notBlake, ce fut sir Richard Cartwright, ce fut David

Mills—le sage de Bothwell—qui désisnèrent le chef

le choix unanime tomba sur Wilfrid Laurier.

Quelle fut la réponse du jeune député de Québecst? Ah! Monsieur l’Oratcur, notre grand compatriote, malgré ses merveilleux talents ne convoitait as cet honneur. 11 savait quel fardeau on lui imposait ; il entrevoyait déjà les obstacles dressés sur à route et la réponse de cet homme qu’ dissimulait ”s une apparente impassibilité de très profondes otions, se traduisit par un sanglot. Puis, ne pou-

r de vieu s, Laurie

qui Î la libert seule b:

spect tique li | nagui ider l'œ

vant se dérober aux pressantes sollicitations de amis de langue anglaise, il prit la direction du p libéral avec la détermination d’orienter la politi canadienne dans le sens du progrès et de la libe de cimenter, par des paroles et des actes de conci tion, les éléments hétérogènes qui composent le nada. Souvent il avait dit que le sentiment natic d'un pays n’a de valeur que par l’orgueil qu’il : inspirer à ses enfants. Ce pays, il le savait plein sève, de vigueur, d’activité et d’ambition.

Il l’aimait dans ses origines lointaines, dans histoire qu’il possédait à fond, dans ses légenc dans sa féconde et grandiose nature; il l’aimait s tout dans sa dualité ethnique où il retrouvait les des deux plus grandes races de l’Europe, désorr compagnons de route et liés par une commune « tinée dans les vastes étendues du Nouveau-Mon

En cicatrisant les blessures du passé, en battan rappel de toutes les énergies pour les convier au veloppement de nos immenses ressources, il ouvi une cre nouvelle et anticipait l’heure où il pour: dire en présence de son souverain : “ Sire, le Can: est une Nation. Le XIXme siècle a été le siècle Etats-Unis, mais le XXme siècle verra l’épanouis ment du Canada.”

Le 23 juin 1896, fut une journée mémorable, d: nos annales politiques. Le député de Québec-] venait d’être porté au pouvoir par la majorité «

suffrages. Il devenait premier ministre d'un Dominion, aux destinées duquel avait présidé le génie de Macdonald. Le vieux chef Conservateur était disparu de la scène cinq ans auparavant et le souvenir de son prestigieux magnétisme confinait à la légende. On se demandait anxieusement si l’orateur de Québec serait, lui aussi, un homme d’Etat de haute lignée. Aurait-il Ja fermeté voulue ? Pourrait-il aborder les problèmes complexes ? Serait-il le pilote expérimenté qui naviguerait sûrement à travers Dies écueils à fleur d’eau et défiant la tempête, jetterait l’ancre au port de l'avenir ? Ma réponse à toutes “s appréhensions déjà lointaines et peut-être oubliées, c’est celle que fit un jour John Morley au sujet de Gladstone. C'était lors du dévoilement de l statue du Grand Vieillard, à deux pas de Lincoln's Inn. “Les hommes de la finance, de la “ City ”, redoutaient l’idéalisme de Gladstone et souriaient de D sa prétendue incompétence à manier les chiffres et les affaires. Je me demande, ajouitait Morley — et je le vois encore pointant l'index vers

qrement.— Je me demande, si après la longue et bril-

is lante carrière de Gladstone, la banque d’Angieterre

elle-même ne serait pas honorée de la présence et fortifiée des conseils de l’Orateur 1

Je l'ai dit il y a un instant ; il faut le recul de l'his- Sioire pour situer les hommes et apprécier les événe-

ments, mais je crois être dans la vérité en que la vigoureuse impulsion donnée au Can:

1896 à 1911, son étonnante ascension vers 1 grès économique, son merveilleux développem ressentent de l’optimisme de Laurier, de sa f d’assimilation, de son labeur persévérant et beaucoup de sa foi en notre avenir. Que de fo: prises avec les difficultés ne lui ai-je pas en répéter ce vers d'André Chénier Ë

“ L’illusion féconde habite en mon sein, J’ai les ailes de l’espérance ! ”

Il avait au plus haut degré le sentiment de la titution, mieux que tout autre il en possédait | risprudence et le génie. Il en avait l'intelligen l'amour. :

En toutes choses il réclamait le maintien du | fédéral, dans son intégralité. A ses yeux, tout « gement, toute innovation comportait un dal C'était un fervent de l'autonomie à l'instar de E et de Mowat.

Son credo politique s’inspirait du libéralisme glais. Il voulait le progrès dans l'ordre; il crc à la venue de la démocratie par évolution et non révolution, mais son amour de la liberté ne l’a mais entraîné au delà de ces deux limites tracées la conscience et la raison humaine qui s’appel “droits ” et “ devoirs ”.

é en° disall Au point de vue national, aucune des deux races | e devait dominer ni être dominée. Justice égale, Canada & ."° É

roits égaux, telle était sa devise. Il condamnait isolement parce que, disait-il, s’isoler c’est s’enliser ans l’infériorité. J'ajouterais qu’il a toujours voulu accord de la religion et de la liberté sur les bases ‘une loyale alliance. Dans ce pays si difficile à gouernér, parce que bon gré mal gré, il faut tenir pmpte de tous les groupes, de toutes les opinions, : toutes les croyances, la politique de “tout ou rien” ‘est pas à proprement parler une politique, c'est ne erreur fatale pour les minorités.

Amour de la justice et de la liberté, pratique de + tolérance, loyauté basée sur l'autonomie et le paiotisme, voilà en résumé ses principes et ses idées. t'avec quelle maîtrise il savait les exprimer! Ceux i reliront ses discours, où toujours le lettré surcille le tribun, règle ses élans, épure sa langue; y Ouveront sans doute l'éclat de l'imagination et la agie du style, mais avant tout ils y découvriront hauteur de vue jointe à la sûreté de jugement et

mme l'intuition du juste à travers les méandres

e la politique canadienne. Tout cela constitue un

and idéal. Et tout cela fit de Laurier le grand

anadien qu’il était.

Mais dans l'appréciation de Sa carrière, c’est son

titude ferme et digne dans les relations du Canada

ec la métropole qui, par-dessus tout, fixe et retient

tre attention.

vers le pr ppement, :

> sa facul nt et au de fois a as entenc

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Personne n’a plus admiré que lui la majestu ordonnance de l'empire britannique—où la liber opéré ce miracle d’un Gavan Duffy, d'un Wil Laurier, d’un Louis Botha gouvernant tout à ! l'Australie, le Canada, l'Afrique, avec la plus ] faite loyauté et le plus entier dévouement aux i réts de la couronne.

Et à ce propos me serait-il permis de dire qu lendemain de la guerre du Transvaal, sir Wil: Laurier, consulté tour à tour par Campbell-Banr man et par le général Botha sur le projet d’un ®' d-Africaine, fit profiter ceux-ci de sa vaste ex rience. Je n’oublierai jamais cette parole du géné Boër prononcée en ma présence, à Cape Town, mois de novembre 1910: “ En Afrique-Sud, de noms nous sont particulièrement chers — celui Campbell-Bannerman et celui de Wilfrid Lauri Nous devons à ces deux hommes d'Etat une reco

naissance éternelle.”

Aux diverses conférences impériales auxquelles prit part—et l'on sait de quelle brillante façon— Wilfrid Laurier dont la politique fiscale avait flat l’orgueil de la mère-patrie, dut pourtant résister à vague nouvelle qui commençait à déferler de Lo: dres sur les Dominions. Ce rêve brillant d’un vas empire dont le centre d’action serait à Westminste pouvait séduire les maîtres de la politique anglaisemais Laurier était Canadien-avant tout. Notre par

jestueuse | liberté 4 idtension du principe d'autonomie. Connaissant l’ex-

s'étant dégagé des liens étroits du colonialisme avait graduellement conquis sa liberté politique, par l’ex-

acte mesure de nos droits et de nos devoirs, il prolama avec fermeté et sincérité le principe de l’ “unité

impériale basée sur les libertés locales ”.

Cette attitude virile lui attira sans doute des méomptes; mais l’ancien premier ministre était trop philosophe pour ne pas savoir que les entraînements ne sont pas des raisons et que les popularités ne sont pas des preuves.

Si j'avais à exprimer une opinion sur les qualités

éraMmaîtresses de sir Wilfrid Laurier, homme d'Etat,

Sa dignité de vie, sa scrupuleuse probité, sa con-

-Mante sérénité dans les pires épreuves, sa dévorante

activité intellectuelle,

Nous ne verrons plus cette fine et aristocratique figure dont le meilleur sourire allait aux plébéiens, aux pauvres, aux humbles, aux petits, aux faibles, mais son nom et sa mémoire immortalisés dans le

bronze ‘et :le marbre, rappelleront aux généra

à venir qu’il fut l’un des plus grands exemple

vertu publique et privée et l’un des plus beaux

duits d'humanité du siècle dernier.

C’est une consolation Pour nous :es disciples admirateurs, de penser qu’il est mort comme il rait mourir. Comme les anciens chevaliers 1 mands, c’est vêtu de son armure qu'il s’est prés devant le Grand Justicier. La mort qui apaise : a été pour lui comme le soir d’un beau jour.

Avant de fermer ses yeux à la lumière il à e

suprême joie d'assister à la victoire des alliés. Am reux de la liberté et de la justice, il a vu s’effond en Europe l’autocratie et son instrument—le m tarisme.—Et sur ses ruines il a vu jeter les fon, ments de la Société des nations. Il a pu voir com autrefois à Inkerman et à Sébastopol, nos deux gre des patries indissolublement liées l’une à j’autre nos fils marchant allègrement vers une mort gl rieuse et prenant largement leur part du sacrifice du triomphe.

Oui, cette Suprême consolation Jui a été donné de voir une France que l'on disait légère parce qu’el était gaie, donner au monde le spectacle de l'endi rance et de la plus haute valeur, révéler aux peuple Opprimés ce qu’elle n’a jamai" cessé d’être—le bou clier de la civilisation, le champion du droit. I] a vi l'Angleterre, ce Pays Qu'on disait indifférent e

égoïste, déployer toutes ses voiles, trésors, prodiguer tout son manité de la tyrannie.

L'alliance de ces deux grands peuples, scellée du ng le plus pur, lui était particulièrement chère. Elle lui apparaissait Comme l'arc-en-ciel qui brille sur les nuages et dont il est parlé dans les Saints ivres, comme Sage de paix et présage d'espoir, aux hommes de bonne volonté.

Si ton œuvre de Concorde et d'apaisement. O Laufrier ! n’est pas

énération emples de Eaux pro

verser tous ses sang pour sauver l’hu-

ciples, sedsa ne il dési iers Nor L présente paise tou ir.

il a eu 1:

s. Amou

ffondrermnents et des idées que tu ‘n'as cessé —le mil

s fonde r comme IX granautre et ort glorifice et

de lui inculquer

voudra la reprendre cette uvre et la poursuivre sans relâche, jusqu’au bout.

Île s'enorgueillira de marcher dans l’âpre et immortel sillon du devoir que tu as tracé pour elle.

Et maintenant Adieu et Merci... Merci d’être resté digne du grand rôle que t’avait confié la Providence, Puisque du palais de nos rois et de la plus humble chaumière de nos paysans, de la plus somplonnée : Eteuse cathédrale et du plus rustique clocher de vil. qu'elleMage, monte vers le ciel une même hymne de reconl'endu-Baissance.

peuplesE Adieu et Merci... Me

rci d’avoir convié les tiens,

le bou-les hommes de ta race, les descendants de ces anciens Il a vu anadiens, derniers Jutteurs de la lutte dernière, qui ent et

âme angoissée par la défaite, escortèrent le marquis

de Montcalm des portes du vieux Québec ju:

Château Saint-Louis, le soir de la bataille des p d'Abraham; Merci de les avoir haussés jusqu en les conviant à partager ta gloire.

Adieu et Merci... Merci du souvenir lum que tu lègues à la grande histoire; sa flamn S'éteindra plus, elle sera le phare lointain que le tonier regardera dans Ja tempête. Elle se colonne de feu guidant la marche des Cana enfin reconciliés dans l’Union Sacrée, vers la promise d'une meilleure patrie.

Adieu... ‘près de ton mausolée encadré d’ér et de peupliers que les sèves prochaines feront ri dir, nous viendrons nombreux et souvent prier la langue de tes ancêtres. La terre où tu repos dont tu reçois le tendre embrassement te sera lé Car c’est un morceau de cette patrie trois fois s laire dont le sein maternel couvrira un jour n

petitesse de sa grandeur, notre néant de son imr talité, Adieu!

ec jugé VE NÉ NÉ Sé de de 5 à à à des plaine jusqu’à tq

flamme que le na C'est .Wne note originale et touchante qui caractéle sera Bise Je discours du Dr, Clarke à la mémoire de sir

Canadie rs la ter

é d'érable ont reve prier da reposes ( ra légèr:

fois sé

hi]

n immofÿfa guerre, il confia à ses collègues, qu’à sa grande

assé, trouva des accents qui, partant du cœur d’un

i, allaient à son cœur de père.

Voici les paroles du Dr Clarke :

Je ne satisferais ni les dictées de ma Conscience

i les impulsions de Mon Cœur si je participais à ce

ilfrid. On sait que le député de Red Deer, un es orateurs les plus écoutés de la chambre, a quitté € Camp du chef libéral lors de la formation de la oalition unioniste. Aussi lorsqu'il prit la parole lans cette circonstance mémorable, on se demanlait dans quel sens il parlerait, étant donné sa réente évolution ? Il ne tarda pas à démontrer que ‘amitié ne perd jamais entièrement Sa valeur même orsqu'elle fléchit. Son allocution fut une des plus our notrpathétiques. Rappelant qu'il avait perdu son fils à

débat sans au moins faire une brève allusi décès de sir Wilfrid Laurier, quoique l’on ai rendu pleine justice à sa mémoire.

Sir Wilfrid a tenu une si grande place dans vie canadienne que la soudaineté de sa mort a ! la nation comme un cataclysme de la nature.

J'ai eu à porter le deuil dans ma vie avec

peuples entiers. Il y a près de vingt ans le [ du Royaume-Uni est venu pleurer au chevet de liam Ewart Gladstone pendant toute une long pénible maladie. 11 est de fait également qu’ date fatale du‘17 février dernier, le Canada est : avec d’autres par milliers hors de ses front: assister aux derniers moments de sir Wilfrid rier. Jamais depuis que j'ai vu Gladstone s pour la dernière fois de Westminster Hall, je vais été témoin d’une manifestation pareille à que l’on à faite, il y a un peu plus d’une sem: à la dépouille mortelle de ce grand homme, et ja: je ne verrai un tel spectacle.

Il y a eu de frappantes analogies entre Glads! et Laurier. C’étaient l’un et l’autre des hom remarquables tant par l'apparence extérieure que la dignité des sentiments et l'élévation de l'esprit. étaient l’un et l’autre les Premiers orateurs de 1 . Pays, et je dirais presque de leur temps. Ils avai tous les deux ce que le premier ministre intérim: (sir Thomas White) a si bien caractérisé en parl

de cette chose indéfinissable que l'on appelle la personnalité. Doués l’un et l’autre d’une culture générale que jamais Personne n'a surpassée, les talents les plus divers les distinguaient tous deux et ces qua- | lités de cœur et d'esprit leur assuraient à un degré sans exemple une fidélité presque servi de leurs partisans et, à l'admiration sans bornes de peuples entiers. Le ciel les avait favorisés l’un et l'autre de l’un de ses dons les plus précieux : celui d’une heureuse vie familiale, Quoique lady Laurier ait naturellement toutes nos

allusion x on ait déj

dans not rt a frappi ture.

avec de s le peupl ret de Wi > longue « qu’à cett a est ven frontières Ifrid La one sorti Il, je n':

Ile à cel Semaine et jamai

compagnon d'existence dans toutes ses démarches et l'a suivi jusqu'au moment où elle a pu contempler une dernière fois ce qui restait de lui sur la terre.

C'est ainsi que ces deux hommes se présentent à

nos yeux, et c’est ainsi qu'ils passeront dans l'his- Gladsto toire,

homme e que pa esprit. I s de le s avaie térimai 1 parla

Rite 2 ETS ES

, ; k e + ‘ ‘ à = ù Er ee rh nr at nid 36 F < à 1 : nd, sd trt, Frais; : TE EM + Era . # $ + , SL, s sie cas 38 vs be ur

ER Es CTP ver erape Dao san

de l'esprit. Burns explique inimitablement 1a n pensée en disant :

That makes us right or wrong.

The heart ay’s the ay

Et quelqu'un de plus haut que Burns a dit :

“Out of the heart are the issues of life.”

C'est là le trait Caractéristique qui lui gagna | fection de tout le monde.

Il possédait cette simplicité de cœur sans laque dit Macaulay dans sa biographie de Chatham, il saurait exister de caractère vraiment grand, Ce simplic :é, elle s'accusait surtout dans la merve leuse hospitalité de sa maison; c'était l’homme plus hospitalier que j'eusse connu, et il était air Parce qu'il possédait, à un plus haut degré que to autre homme de son rang, le secret de mettre s hôtes aussi à l'aise chez lui qu'ils eussent pu l’êti

se savait pas observé, tapoter la tête d’un petit en fant, s'amuser à provoq et des sourires, comme cœur d'enfant.

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gna l'aflaquelle,

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DEVANT LA TOMBE DE SIR WILFRID 197 Il possédait aussi

que l'on v- éprouver ja perte que sa disparition représente, J nort plus

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