SIR WILFRID LAURIER VII
Mante des plus no
# Quelle puissance sur les masses et sur Je parlement ® lui a pas valu sa maîtrise de parole toujours sûre elle-même! Et au milieu des déploiements de sa perbe éloquence combien de leçons politiques d’une
ute portée! Ses discours abondent en phrases 1adaires qui font penser et mettent de fortes vérités relief.
Et à côté de l'homme d'Etat et de l’orateur, quel i incomparable dans les relations ordinaires de Aie! Avec sa bonté et ses manières exquises, qui portaient à accueillir avec la même politesse sou- Bnte les petits aussi volontiers que les grands, c'é- Bt un charmeur. Au Premier abord, il faisait Ja 1 lui étaient présentés, Sa cons'émaillait de mots d'esprit, de lies spirituelles, et parfois, plutôt rarement, de ites pointes qui s’arrétaient à fleur de peau. Les Sonnes prises à remières à rire
La
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Il y avait jadis dans la société canadienne-française comme des survivants d’un autre âge: on au rait dit que Papineau, Vallières, Panet, Mgr Plessis avaient vécu au milieu des Français, du XVIIIe siècle, qui donnaient, en fait de belles manières, le ton à l’Europe. Hector Fabre, Napoléon Bourass: et Laurier prolongeaient cette illustre lignée, conti nuaïent la vieille tradition. Lorsqu'on avait sub leur charme, l’impression en demeurait longtemps et on aimait à les citer comme modèles à suivre dan: le monde,
Tout chez Laurier concourait au rayonnement d@8. son prestige : Ses qualités subjectives et son extél rieur si imposant enthousiasmaient la foule. A voi cet homme à la haute taille, à la figure tour à to sérieuse et bienveillante, on se sentait épris de s haute personnalité. Sans le connaître, à sa déma che, à cet air princier chez ce démocrate, sans savoi ge ‘il était quelque chose, on sentait qu'il était que qu'un.
Personnalité presque introuvable ailleurs, à la d gnité du grand seigneur anglais, il unissait l’urb: nité du Français de haute culture.
Maintenant que cette âme d'élite est entrée da les clartés éternelles, il ne reste à ses survivants qu conserver son souvenir comme une précieuse re que, devoir de gratitude et d'affection; son souveni s'est gravé vivant dans toutes les mémoires, proté,
son piédestal, Pour trantains de notre histoire.
MONO NE N d à à
revendications de nos droits s’affirment avec vio lence, et en face de la résistance à ses réclamation: il en arrive à estimer qu’il n’y a aucune justice
attendre de l'ennemi. De là, les emportements qi le poussèrent aux suprêmes exagérations. Disons pour atténuer ses responsabilités dans la catastr phe de 1837, que quinze ans de lutte sans succ marqué, c'était une épreuve de nature à exaspé des tempéraments plus patients que le sien.
A la violence de Papineau, La Fontaine subs}} tue la modération pondérée, associée à la ferme D'une situation désespérée, décourageante, il % faire surgir, grâce à son esprit de conciliation, d compromis acceptables. La modération remporta | grand succès où la violence s'était effondrée dans échec lamentable.
C’est l’ère du progrès matériel qui s'ouvre s( la poussée énergique de Cartier. En face de |" jectif à atteindre, aucun obstacle ne le rebute. Galt, il ouvrit une voie nouvelle au commerce favorisant la construction du Grand-Tronc « il élabora là charte au Parlement.
Bien qu’il fût un orateur médiocre, son ver déployait énergiquement, avec autant de virilité
nous eûmes le plaisir de recueillir ce témoignage traordinaire de la part d’un adversaire politiq
dresse d’un de ses prédécesseurs au pouvoir : “ Je De connais Personne, ni parmi mes Contemporains, ? narmi les hommes du passé dans notre pays, qui rait pu accomplir l’œuvre personnelle de Cartier ans la Confédération, en ce qui regarde Québec, ec autant d’habileté, autant de clairvoyance que Laurier est l'égal de ces grands Canadiens à plueurs égards et les dépasse de beaucoup à quelques atres. Au point de vue de l’éloquence, propreent dite, il peut se mesurer avec Papineau, bien W'il n'ait pas eu à traiter des questions d’un intérêt Essi passionnant que celles qui faisaient l'objet des rangues enflammées du grand tribun de 1834.
avait, avec raison, appelé Laurier à ses débuts, jeune Papineau. Mais combien il l'emportait rme et l'expression classique des patriotes comme sur Lapntaine et Cartier ! I] Y aurait toute une gerbe fleurs littéraires à Cueillir dans les discours de urier. Chez LaFontaine et Cartier, c’est l'arguent sec et ses corollaires qui défilent sans être reés par un effort d'imagination ou un peu de cois.
HCes quatre grands parlementaires nous appaissent, à des titres différents, enveloppés dans Ja ire, la seule récompense qui survive à leur œu-
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