‹ Laurier et son temps [microforme]Chapitre 28 sur 32 · C4 L’ “EXAMINER ”, PETERBOROUGH · texte numérisé non relu

C4 L’ “EXAMINER ”, PETERBOROUGH

L'émotion causée par la fin inattendue de sir V frid Laurier a été ressentie d'un bout à l’autre Canada, de l’Atlantique au Pacifique, et en face

der causée par cette nouvelle, toutes les difféénces politiques ont disparu. Le chef du parti libé- S * ral était, non seulement une des figures les plus sailfrid Lau-llantes de la vie publique du Canada, éminence qu'il as oublier}avait acquise par son habileté et ses aptitudes polid'Etat deftiques, mais on le considérait aussi comme une des 1 jeune, ill personnalités politiques les plus attirantes du Caçais, il afnada. Il jouissait de l’heureux privilège de conquée anglairir et de conserver l'affection de tous ceux qui se parti libé-trouvaient en rapport avec lui. Ceux qui ne partatoujoursk geaient pas ses opinions politiques ne pouvaient pas Gladstond résister au sourire communicatif qui estompait ses tre écart lèvres, à ses manières engageantes et à son amabilité. tisan deg Le Canada tout entier partage la douleur causée par politiquel la triste nouvelle.

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sE LE “TIMES”, NEW-YORK

Le “Times ” de New-York, a publié l’article suivant, au sujet de sir Wilfrid Laurier :

Le souvenir bienveillant, adouci par la mort, ne rappellera pas la figure engageante et brillante de sir Wilfrid Laurier comme celle du guerrier attristé, fameux par ses combats et qui tombe, vaincu, après mille victoires. Si sa bonne fortune avait égalé le charme de son éloquence, de son savoir littéraire et de sa personnalité, il serait mort en 1911, à la fin de

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son règne de 15 ans comme premier ministre, At autre homme public au Canada n’a fait autant f l'extension des moyens de transport du Canada f son commerce, pour son agriculture, pour le di loppement du sentiment national canadien, avec visées impériales imprécises mais fortes. Son t préférentiel de 3374 pour cent, en faveur des ma facturiers britanniques, en 1900, était un coup maître pour l’idée impériale, qui s’est développée puis en un projet plus noble, aboutissant, si n pouvons dire, à un “ commonwealth ” de “ comm: wealths ” autonomes. a Le point marquant de la carrière de sir Wilf Laurier, en dehors de son pays, fut le jubilé de d mant, en 1897 et aussi sa présence au couronnem d'Edouard VII et de Georges V. Aucun au homme d’Etat des colonies ne fit une telle impr sion sur les Anglais. Ce Canadien-français, le p: mier chef d'Etat canadien-français, cet orateur | lingue, cette personnalité marquante, suave, dig et distinguée, n’a laissé aucun successeur semblab après lui. C'était un “ debater ” plein de ressource et subtil; c'était un maître de la discussion, un ch sans pareil des libéraux. Il semlait appartenir à génération de Disraëli, de Palmerston et de Gla stone. Et s’il a été en opposition avec l'opinion p: blique qui a prévalu, sur la conscription, il a aus été en opposition avec cette Opinion, au sujet de :

réciprocité. On devrait. lui donner le crédit de l'honnêteté de son opinion, sur une politique comme sur l’autre. En 1896, il combattit les évêques de Québec, sur la question des écoles publiques séparées du Manitoba. Il avait presque trop de talent; et il avait toujours assez de courage. Il appuya énergiquement l'Entente, dans la guerre.

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