‹ Laurier et son temps [microforme]Chapitre 7 sur 32 · RENNES TES RE RTS TS · texte numérisé non relu

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ses relations

le réclament deau des

longues années, sans nuages à l'horizon, sans la pes sée angoissante d’une guerre à redouter. Et aus

rd de notre bonheur, le sang coulait souvent à flots »s maints autres pays du monde. Mettons dans balance, d’un côté, les inconvénients du régime Jonial et de l’autre ses avantages, et nous verrons plateau portant ceux-ci l'emporter. fortement sur Il importe dans une situation comme la nôtre. de udier sous tous ses aspects, de se demander s’il ait possible de l'améliorer, soit en devenant indéndants, soit en liant nos destinées à celles de la réblique voisine! Ne serait-il pas ridicule de penser + cette évolution nous soustrairait aux charges itaires! Dans une époque où 1

Si quelques

inion publique semblent pris d’une

belliqueuse ridicule, ne voyons-nous pas, en

e de ces fureurs martiales, une horreur trop promcée pour le service militaire! La loi qui impose tout citoyen la défense de son pays est vieille mme le monde et inéluctable. Vouloir s'y sousaire, c'est faire œuvre anti-nationale et anti-soele. Il faut habituer la nation à l’idée de s'élever la hauteur de grands sacrifices nécessaires. Tonner tre ce devoir patriotique, comme on le fait en cerins quartiers, c’est affaiblir l’âme de la jeunesse,

énerver son Courage et préparer la déchéance de race. Sur tous les points du globe, les homs d'Etat proclament aujourd’hui qu’il importe de n tre au-dessus de tout les exigences de la grande et de la défense nätionales.

Il existe au Canada et à Londres, avec des ganes à Toronto et à Winnipeg, une conception i périaliste à outrance: elle magnifie l’idée de l’on potence anglaise au point de perdre de vue les in rêts des colonies pour elle taillables à merci. Qu' laisse faire les exagérés atteints de cette fièvre et auront bientôt fait de tarir le plus clair de nos n Sources. Il conviendrait peut-être de les abando ner à leur mal, s'ils n’attaquaient pas la loyauté ( Canadiens-français éloignés de leur opinion.

Si nous ne payons pas de tribut à la mère pat sous forme de Dreadnoughts, la faute en est, dise ils, à la province de Québec. Qu'importe à ces fans tiques que notre Parlement ait accepté la propositit de Laurier substituant au projet d'offrir des « rassés à l'Angleterre, celui plus rationne! de une flotte canadienne à sa disposition, si les circot tances l’exigeaient, On comprend bien que les be tailleurs impérialistes visaient en ceci Laurier n démolir sa popularité dans Ontario. Ils se gardaie d'expliquer que l’Australie fixait de la mème f:0l que nous le secours à donner à la mère patrie au m

ment du danger. La cause des Dreadnoughts ayant fé perdue, il faliait au moins lui remettre le commandement des flottes coloniales.

Et même, retenir Ja direction sur des navires payés de nos deniers serait encore, à leurs yeux, un acte déloyal. Voilà l’idée qu'ils ont essayé de faire prévaloir à la Conférerice de la Défense Impériale, tenue à Londres.

Le “ Times ” de Londres du 6 août 1910, se chargeait de démolir cette objection dans un article dont nous détachons le Passage qui suit. Discutant le pro-

jet élaboré à Ottawa et à Melbourne, il disait :

Jusqu’à une date comparativement récente, l’existence d’un seul centre de force navale était suffi- Sant pour la défense de nos intérêts dans toutes les parties du globe. Mais le problème est aujourd’hui différent. Nous sommes en présence d’un immense développement de ressources navales, non seulement Sur une seule mer, mais dans Plusieurs pays et sur Plusieurs mers: et il nous faut reconnaitre que si la suprématie maritime, qui est l'air même dont vit l'Empire, doit être maintenue, elle ne peut l’être l'ancien moyen d’un centre mais seulement par un développement parallèle et coordonné de force navale dans les pays autonomes, sous la protection du drapeau.”

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On a fini par trouver en Angleterre que les ultraimpérialistes, comme les désigne le Times, dépassaient le but. Aussi la Conférence de la Défense navale, où figuraient sir Frédéric Borden et M. Brodeur, s’est tenue, en ses conclusions, dans un juste milieu entre les militants outranciers et les partisans de l’inertie complète.

Ce sont surtout les journalistes de Toronto et de Winnipeg, dominés par une influence occulte, qui poussaient à la défense. Peindre l’Angleterre en danger, 'quel thème se prêtait mieux aux phrases ronflantes; mais ces auteurs de dithyrambes impérialistes, qu’auraient-ils eu à payer dans l'affaire? Rien, ou presque rien. Ils nous rappellent leurs confrères de Paris, qui, en 1870, à la veille de la guerre franco prussienne, hurlaient : “ À Berlin, à Berlin ” et restaient tranquillement dans leur bureau. On sait œ que vaut le patriotisme en chambre.

Dans la réalité des faits, rien de dangereux comme cette campagne de nos exaltés. (Ces grands anglomanes sont les pires ennemis de leur cause. Paraisse jamais parmi nous le fardeau des charges militaires sous lequel gémit l’Europe et on verra avec quelle rapidité le loyalisme des gens d’Ontario s’usera à son frottement.

La révolution américaine de 1775 n’a surgi que d’une question d'intérêts lésés, le reste n’était qu'ac-

essoire. Les colons de la N ouvelle-Angleterre et de la Virginie s’insurgèrent contre la mère patrie, décidée à jeter sur leurs épaules une partie des dépenses de la guerre, alors qu’elle leur refusait toute aculté d'établir chez eux toute industrie quelconque. Îne faut voir aucun sens comminatoire dans cette Illusion à un passé fâcheux, mais plutôt un rappel ux leçons de l’histoire, auxquelles nos impérialistes e montrent réfractaires.

En cette question où tant d'intérêts s'opposent, m ne peut arriver à uné solution raisonnable que ar l’action concordante de la Grande-Bretagne et e ses colonies. Sur cette entente s’établira la loi ‘équilibre qui régit les relations internationales. Due les extrémistes ne l’oublient point : Nous devons aiter ici de puissance à puissance.

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