‹ Laurier [microforme]Chapitre 40 sur 69 · LES FUNERAILLES · texte numérisé non relu

LES FUNERAILLES

J'emprunte au “Droit”. d'Ottawa, le récit des funérailles :

“Si jamais la Capitale mérite son nom ce fut bien ce matin. De tous les endroits du Pays les représentants de toutes les associations &ouvernementales, Professionnelles, de toutes les classes de Ja Société, sont venus rendre un dernier hommage à sir Wilfrid Laurier et recueillir la dernière leçon du maître, la leçon de Ja mort. Il serait difficile d'apprécier le

Compacts sur Je bord des rues, maintenues par les agents de service. Le Cortège lui-même constituait une foule qui Couvrait plusieurs rues du parcours.

parler et dont le nom restera dans toutes les bouches, pendant des siècles. Des vieillards courbés par le temps, les contemporains du défunt, avaient trainé leurs vieux membres pour “le” voir passer une dernière fois.

“La pompe des cérémonies, l’affluence de toutes les têtes dirigentes et de toute la population autour

du cercueil de cet homme marquaient quelle perte le pays a faite et correspondaient à la grandeur de

l’homme qui vient de disparaître. Depuis les chefs de l'Etat, le représentant de Sa Majesté, jusqu’au plus humble enfant de l’école tous se sont donné la main autour de cette mort et ont conduit ensemble le défunt

à sa dernière demeure.

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