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LES CANADIENS-FRANÇAIS ET L'ANGLETERRE

“Mes compatriotes ayant obtenu les droits de

sujets britanniques, ils se considèrent liés par le devoir, l'honneur et l'amitié à accepter et à accomplir dans leur intégrité les obligations €: les responsabilités des sujets britanniques. Ils sont fiers de leur origine, fierté que peu d'Anglais leur reprocheront, celle d’être des descendants d’une race altière. S'ils ont l’orgueil de race, ils ont aussi au coeur un autre orgueil, celui de la reconnaissance. Et au jour du jubilé, dans toute l'immense étendue de l'Empire, c'est de la ter-e qu'habitent les sujets français de Sa Majesté que s’élèveront au ciel les prières les plus ferventes pour que Sa Majesté vive encore de longues années.”

(Liverpool, 1897).

Parlant aux jeunes membres d'un club ibéral, à Montréal, il dit :

“Permettez-moi de vous donner un bon conseil. Dans le cours de votre vie vous aurez plus d’une fois à souffrir des choses qui vous sembleront souverainement injustes; mais ne permettez pas que vos convictions religieuses en soient jamais altérées... Vos convictions sont immortelles, non seulement elles sont immortelles, mais leur fondement est éternel, et prouvez au monde que le catholicisme est compatible avec la jouissance de la liberté dans la plus large acception de ce mot.”

Plus d’une fois il a exprimé le désir de cimenter

l'union des races au Canada, mais jamais d'une façon plus touchante qu’à Bowmanville, en 1899:

“Je ne sais pas, dit-il, si ma vie sera longue ou courte, mais qu’elle soit l’un ou l’autre, je chéris l'espoir de vivre assez longtemps pour que, lorsque je sera déposé dans ma tombe, tout Canadien ami ou ennemi, anglais ou canadien-français, protestant ou catholique, puisse dire:

“Ici repose un homme qui a donné le meilleur de “ sa vie, de son âme et de son coeur pour faire de nous “un peuple uni.”

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