‹ Lausanne dès les temps anciensChapitre 19 sur 44 · Une oerrm d'argent doré · texte numérisé non relu

Une oerrm d'argent doré

On mit en réquisition dix-huit charriots pour transporter ce trésor, estimé cent-vingt mille louis d'or (de. ^ fruocs) sans les diamants, les perles et autres pierres précieuses»

les tapisseries de Perse , de Hongrie , les iiabits sacerdotaux, etc., etc.

Je me suis souvent demandé où était placé l'autel de la cathédrale, âutel consacré par le souverain pontife le 19 octobre 1275.

La tradition porte que c'était un autel à la romaine ; cela est possible vu l'époque de la consécration et les circonstances de la cérémonie qui eut iieu ; il est peu probable ' que qui que ce soit eût osé y toudber, après des droonstances aussi solennelles. Il n'y avait donc que la table de marbre noir que l'on voit encore aujourd'hui à la collégiale de Berne, sans retable; le pré4re fonctionnait derrière Tautel regardant fe peuple.

Cette condition ferait placer l aulel un peu en avant sur la ligue des deux travées qui séparent le cbœur du transsept ; une circonstance vient i^ipuyer cette manière devoir; Scheuler (voyez page 51) indique la place de l'autel à côté de la tombe du chevaher de Grandson; de pli]3« la tradition place en arrière la statue en or de la Vierge, au

lieu môme où se trouve aujourd'hui une tombe avec les armoiries de la famille de Loys et la devise: S«6 ufnbram alarum tuarum, protège me Domine. C'est autour de cette tombe que se voient les traces profondes laissées daus les dalles de marbre; ce serait donc devant l'image delà yierge que les fidèles ont ployé le genou et non devant l'autel qui se trouvait plus rapproché du transsept.

Le chœur avait alors de grandes dépendances pour le service du personnel nombreux de la cathédrale ; la sacristie était au nord , elle s'étendait jusqu'à la Cité-Derrière; on voit encore au rez-de-chaussée de la maison Turtaz une chapelle voûtée ; la construction qui joignait la cathédrale de ce côté a été enlevée il y a une quarantaine d'années ; c'est alors que l'on a fait disparaître le cimetière placé au nord de l'édiûce, à partir de la sacristie au couchant.

On a aussi retrouvé des restes de construction dans la maison Maurel, située près la place de St-Maur, au levant de la cathédrale.

Sur une fenêtre de la maison Zulaut, près de la porte de Couvaloup, existe une tablette sur laquelle on voit sculptées les armes de Montfaucon avec celles de TEvéché de Lausanne ; c'est la seule fois que j'ai trouvé les deux coupes de l'Evêché gravées sur le marbre.

J'ai fait plusieurs fois des démarches pour placer en lieu sûr ce souvenir précieux de la période épiscopale.

Ces faits nous portent à croire qu'il existait autour de de la cathédrale tout un ensemble de constructions se rattachant au service religieux. Outre l'évéque et le prévôt, on comptait trente-deux chanoines, auxquels il faut ajouter le curé de Ste-Croix dans la cathédrale et les fonctionnaires des nombreuses chapelles placées dans les diverses parties de l'édifice.

SAINT-FRANÇOiS ET SAINT-LAURENT

La pkMie dm telat-Françols.

Les personnes qui viennent visiter Lausanne manifestent -souvent leur étonnement sur le grand nombre de noms

de saints, grands et petits, que portent les rues de la protestante Lausanne. Les membres de l'ancienne famille lau^ sannoise ont cru devoir conserver ces souvenirs des temps historiques. L'histoire du passé est Farbre de science du bien et du mal; chaque lamille, chaque cité doit tenir à honneur de conserver religieusement les appellations qui font revivre dans les générations nouvelles les souvenirs du passé,

La place de Saint-François tire son nom du couvent des Gordeliers , de l'ordre de St-François , dont l'Ëglise seule existe encore aujourd'hui. Les documents conservés aux archives de la ville de Lausanne font connaître que la construction du temple remonte à Tan 1280; c'est un des familiers de Févéque (Dapifer) et sa femme Gnillemette quiont donné tout le pré à Oche, qu'ils possédaient hors de la porte de Gondamines» à la Congrégation des frères mineurs*

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