‹ Lausanne dès les temps anciensChapitre 22 sur 44 · RÉSUMÉ · texte numérisé non relu

RÉSUMÉ

draie actuelle. J'ai remarqué que la plupart des édifices rdigieux chrétiens ont été placés sur le terrain qu'occupaient précédemment les temples des anciennes divinités ; je citerai spécialement le chœur de l'église de la citéd'Aoste dans lequel on trouve Tautel romain du temple de Jupiter Penninus; l'on m'a affirmé à Aoste que sous cet autel existait encore la pierre sur laquelle les habitants primitifs t célébraient leurs cérémonies reli|^euses. Les trois cultes sont ainsi superposés. L'ancienne église paroissiale d'Aubonne était à une certaine distance de la ville, à Trévelin (soit Trébelin, lieu consacré à fielin). A Vevey, l'église de Ste-Glaire a été bâtie sur remplacement où était anciennement l'autel consacré au dieu Sylvain. A Genève, il y avait un temple dédié à Apollon au lieu où est présentement ^lui de St-Pierre. On voit sur une porte de derrière de ce temple une téte de soleil (Spon., T. IV, p, 38).

Les premiers chrétiens qui ont fondé dos églises ont placé le nouvel autel sur le même sol que l'aucieus voulant probablement profiter de la foule que la divinité gauloise attirait dans ces locahtés. U en a été probablement de mémie à Lausanne.

Lorsque Gharlemagne organisa son empire, les évéques étaient ses représentants civils et religieux dans les provinces. On conçoit qu'alors le premier édifice, à côté de la chapelle de bois, qui existait sur le tertre de la Cité, ait été le palais de Févéque, soit l'ancien évéché, dominant toute la ville.

Plus tard les différentes corporations religieuses (]ui se sont oiiganisées à Lausanne ont fondé des édifices fortifiés, près des principales portes delà ville. Le couvent des Gordeliers gardait les portes de Rive et de St-François ; le couvent des Dominicains celle de la Madelaine; le chapitre de S(-Maire, de Tordre de Saint- Augustitf, la porte du même nom; le couvent des frères mineurs, les Jacobins,

Page 1