SUR LAUSANNE
sui veillait la poi te Je St-Piei re» ^oii l'entrée de la ville du côté d'oiieût.
C'est encore sous les évéques qu'ont été bâties les maisons comiiiunalos du Pont et de la Palud.
A côté des édifices religieux^ il y avait peu de bâtiments publics; un de ceux dont le nom s'est conservé, i'bôpital . de la Vierge, fut fondé en 1282; il occupait remplacement où se trouve aujuurdhui l'hôpital cantonal.
Lorsque l'évéque de Lausanne fut devenu un grand seigneur féodal, qu'il eut reçu les titres de comte et de prince dt^ l'empire , et qu'il eut été enrichi par les donations des empereurs et des rois, il se iit construire ud véritable donjon féodal, dans la partie supérieure de la ville; dans son genre c'est la construction la plus remarquable de la Suisse.
La. caserne numéro S est un grand bâtiment qui a vue d'un côté sur la Solitude, et de l'autre, sur la Cité-Derrière. Une terrasse est placée sur le côté du Levant; on y remarque différentes fortifications, entre autres une meurtrière du côté du nord. Il est assez probable que ce bâtiment a appartenu à quel(]ue grand dignitaire de l'époque épiscopale , coname le prévôt de la cathédrale, ou peutêtre le cbef de la communauté de St-Maire. Dans tous les cas, puisque ce bâtiment est devenu la propriété du gouvernement bernois, il a appaitenu à un des officiers de i'évécbé. Au rez-de-cbaussée, du côté du nord, on pénétre dans un petit caveau qui doit sa conservation à l'usage au(iiiel les baillis bernois l'avaient destiné ; c'était l'endroit où i on conservait le fruit. Sur le plafond de ce caveau, on voit des armes dont nous n'avons pu nous rendre compte.
M. Adolphe Blanchet me communique les renseignements suivants sur ce sujet :
c Les armes qui se trouvent figurées sur le plafond d'un