‹ Lausanne dès les temps anciensChapitre 24 sur 44 · RÉSUMÉ · texte numérisé non relu

RÉSUMÉ

caveau des casernes de la gendarmerie^ et snr lesquelles mon père a fait nne commonicatioD, il y a quelques années, à la Société d'histoire de la Suisse romande, sont écartelées au et au 4°*® de sinople au chef d'argent chargé de Irois &oiîles en fasce, au 2"^ et au S'^ d'argent, à la croix de gueules. Il n'est pas facile de déterminer la couleur du champ de ces deux derniers quartiers : elle est deyenue grisâtre par le temps et l'altération de la peinture; dansTimpossibilHé de pouvoir préciser si le fond de cet écu est noir ou blanc, j'ai blasonné d'argent, parce que, admettre le sable eût été une faute héraldique (il y aurait eu deux émaux> ce qui ne peut être admis).

D L'écu, sommé d'un chapeau dont les houppes descendent au nombre de dix sur les côtés latéraux, est soutenu par deux personnes entièrement nues ; deux banderoles entourent les attributs et supports > sur lesquelles on peut lire aisément :

0 Domine, ne derdinquas me in (empare smectutis, dum defecerit virius mea.

Impulsm, reversm fui ut caderem el Dominus suS' cepit me.

> Ces légendes sont écrites en élégants caractères gothiques.

> Deux petits filets s'entrelaçant entourent extérieurement toute cette peinture, qui se détache d'un fond légèrement damassé.

» Je dois ajouter qu'après avoir consulté l'armoriai vaudois qui est déposé à la Bibliothèque cantonale , j'ai constaté que ces armes n'appartiennent à aucun de nos évêques. Seules , les armes des familles de Chatillon et des Monts, d'argent à la croix de gueules , se rapportent au et quartier.

» DoTant la face septentrionale de la cathédrale , au bas de la rue de la Cité-devant» on trouve à l'entrée

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de la eoalisse qui réunit les eam de cette nie pour

les conduire sous le temple, une pierre tumulaire sur laquelle j'ai observé des armes qui ont la plus grande aoalogie avec celles que je vieus de décrire. Cette pierre a été brisée et il ne reste que la partie inférieure sur laquelle on distingue encore les mots: ...canoniciis,,, protonotarius,.^,

» 11 serait à désirer que cette inscription, qui appartient au petit nombre des souvenirs de notre période épiscopale, fût placée dans rintérieur de la cathédrale on du moins dans une place plus convenable que celle qui lui a été assignée. »

On sent que le monument dont nous venons de lire la description a été fait par un homme qui a été menacé d'un grand malheur ; il demande à Dieu de ne pas l'abandonner dans sa vieillesse, au moment où ses forces lui feront défaut.

Dans .une note que j'ai communiquée à la Société d'histoire de la Suisse romande, j'avais indiqué cette chapelle comme ayant été construite par les soins de Félix Y, après son abdication.

Le Chapitre rendait la justice dans un bâtiment placé près du château et sur lequel on a construit la salle du Grand Conseil.

La cour de justice du Vicaire de l'empire, dite de Billens, se tenait, près de l'église de St-Pierre, à la maison dite la Caroline, qui a appartenu à la famille Bessières. M. Grand la possède aujourd'hui. Elle est située en-dessous de la grande route qui va en Martheray. Sur un plan de Lausanne elle porte le nom de maison de Billens.

Anne 1524. Ëxtra Portam St Martini, in via tendentem per rétro Danium de BiUens. Ante Stabulum J. Nachis. (Note de M, de Gingins.)

Sous la période bernoise, le gouvernement, voulant se rendre maftre des esprits, après s'être emparé des biens

HÉSUMÉ

de l'évêque, fit construire dans rinlérieur de la Cité le bâtiment du collège dans lequel il plaça racadémie qui devait maintenir la réforme dans le pays; il créa dans ce but un grand nombre de bourses pour les jeunes gens qui se vouaient au ministère.

M. Gindroz fait connaître que les fondements du bâtiment du collège datent de 1579; mais, la construction avançant lentement, ce ne fut que pendant l'année 1587 qne ce grand et bel édifice put recevoir les classes du collège qui jusques-là s'assemblaient dans le château de Menthon.

La création de l'Académie remonterait^ d'après le témoignage de Plantin, de Bridel et de Quchat, à 15S6, ou,

peut-être^ au commencement de Tannée 45.i7; ce fut trois ans plus tard, le 30 mars 1540» que Berne décida la fondation d'un collège composé tout d'abord de cinq classes et variant ensuite entre cinq et huit : on consultera à ce sujet avec un grand intérêt X Histoire de Vinstruclion publique dans le Pays-de-Vaud> publié par André Gindroz» Lausanne, 1853.

Les principaux édifices publics construits à Lausanne depuis, l'émancipation vaudoise sont ; la Salle du Grand Conseil» le bâtiment do Tribunal d'appel, la Maison pénitentiaire et le Grand Pont, construits par l'Etat; la Halle aux blés élevée par la Commune; le Théâtre récemment converti en chapelle; le Casino; l'Asile des aveugles et l'établissement des Bains publics fondés par la générosité de M. Haldimand; l'Eglise catholique, l'Eglise d'Ouchy, le bâtiment pour les Orphelins , le Musée Arlaud qui a été doté en grande partie par le peintre de ce nom; la Galerie industrielle dotée par Madame de Rumine.

Depnis une vingtaine d'années, un nouveau système de communicatlooflu été établi tout autour de la viUe; des maiflonB y ont été eoatf-

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truites et dans de telles proportions que la popnlatioii de Luuaime qui en, 1796 était d'enTlron huit miOe habitants a plus que doublé depuis.

Toût coflttme anciennement les routes se croisaient à Lansoolnm BOUS les Romains, puis à Lausanne dans le moyen âge; de même la eonstrnetion des èhemins de fer a amené dans la ville moderne tout un réseau de commai\,ications; ainsi aujourd'hui, 12 septembre 1862, nous avons six trains par jour partant pour Neuch&tel et retour; sept trains sur Genève ; quatre traijis sur Berne par Fribourg; huit sur Vevey et Sion ; deux bateaux à vapeur par jour fout le service de Genève à Villeneuve touchant à Ouchy, et deux fois par jour un autre bateau à vapeur transporte les passagers d'OucLy à Evian ; il ne reste plus que deux petites diligences entre Lausanne-Yverdon et Lausanne-MoudoD.

L'almanach de Ikrue de 1726 nous fait connaître que le mercredi à 11 heures du matin arrivait à Berne la poste de Genève avec les lettres de l'ribourg et du Pays- de-Vaud. La messagerie de Genève, le vendredi à midi, puis le samedi à 2 heures une nouvelle poste arrivait encore de (Tcnève.

Les départs de Berne pour Genève par Lausanne avaient lieu pour la poste le dimanche à midi et le jeudi à 11 heures; la messagerie le samedi à 1 1 heures. La poste transportait seule les lettres.

Telles étaient les communications de cette époque.

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