‹ Lavage de l'estomacChapitre 10 sur 56 · Berlin. kUn. Woch., n · texte numérisé non relu

Berlin. kUn. Woch., n

tluil dans l'exlrémilé libre de ce lulie un petit entonnoir qu'on tient au niveau de l'estomac du patient assis et qu'on remplit d'eau. Cette eau s'écoule par l'œil de la sonde. En la recueillant dans im vase gradué on s'assure facilement du degré d'ouverture convenable à donner au robinet de la sonde, pour qu'après l'introduction de l'appareil dans l'estomac, le courant du liquide qui circule dans la sonde corresponde exactement au débit voulu du réservoir. On marque cette position du robinet sur l'échelle qui s'y trouve, on le ferme en séquestrant ainsi la colonne d'eau contenue dans la sonde et dans son tube enveloppant, puis on substitue à l'entonnoir un ajutage de verre que l'on plonge dans un récipient placé à terre. On introduit alors le double tube dans l'estomac du patient, et l'on ouvre le robinet situé près du réservoir, sur le branchement latéral. Lorsqu'il s'est ainsi écoulé du réservoir une certaine quantité d'eau, qu'on lit par la graduation, on ouvre le second robinet placé en haut de la sonde et on lui donne le degré d'ouverture reconnue préalablement nécessaire. Aussitôt l'ajutage de verre, fonctionnant comme un siphon, donne issue au contenu de l'estomac.

11 se produit ainsi un double courant en sons inverse dans le système de tubes, courant ascendant dans la sonde, et courant descendant, c'està-dire allant à l'estomac dans le tuyau d'enveloppe. {Rev. d'Hayein, 1880.)

On voudra bien excuser cette longue descrip-

DE l'estomac

tion, mais elle ne donne qu'une faible idée des bizarreries techniques que l'opération si simple du lavage a suggérées.

Au moment où la sonde était ainsi entrée dans la théi-apeutique étrangère et où les inventeurs compliquaient à plaisir un instrument très pratique lorsqu'il était simple, M. Faucher' inventa Tube

• L 1 4, 1 Fauche:

un appareil fort ingénieux qui ht plus tard, en 1882, l'objet de sa thèse inaugurale.

Jusque-là, on ne s'était guère servi que de la pompe, en France du moins, et le lavage de l'estomac comptait au moins autant d'adversaires que de partisans, lorsque l'auteur dont nous parlons imagina d'employer un tube en caoutchouc rouge. Ce tube mesurait 1^,50 de longueur et 8 à 12 millimètres de diamètre extérieur, sa paroi ayant d'ailleurs une épaisseur telle que les courbures ne puissent effacer son calibre.

A l'extrémité gastrique, la paroi était munie d'un œil latéral. Celui-ci pouvait donc suppléer l'ouverture terminale au cas où elle serait obturée. Les angles de section étaient d'ailleurs arrondis pour éviter toute érosion de la muqueuse. A l'autre extrémité était adapté un entonnoir.

Ce tube portait, à 50 centimètres de son extrémité gastrique, un point de repère destiné à empêcher qu'on l'enfonçât trop profondément. On le manœuvrait, du reste, comme nous l'avons déjà dit à propos du siphon stomacal.

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