‹ Lavage de l'estomacChapitre 11 sur 56 · Soc. méd. des Hùp · texte numérisé non relu

Soc. méd. des Hùp

LAVAGE

C'était, d'emblée, presque la perfection, et le succès (lu Lulje Faucher fut considérable. Sauf, en eiïeL, les difficuUés, parfois très sérieuses, résultant de la souplesse du tube, et qui se produisaient au moment de son introduction, difficultés que nous avons déjà signalées à propos des instruments antérieurement décrits, on ne pouvait élever aucune critique. Il n'est donc pas très étonnant de voir apparaître après cet appareil si simple, des instruments compliqués, dans le genre de celui d'Adamkiewicz. Telle, par exemple, la soude à double courant de M. Audsonde à don- boui' . Ce tube était formé de deux tuyaux de caoutdAud'houi."' chouc de calibre inégal, l'un grand, l'autre petit, joints ensemble dans la partie qui doit pénétrer dans l'estomac, isolés dans la partie qui doit rester au dehors. Cette disposition donne à l'appareil la forme d'un Y. La longueur totale de la sonde était de i"',4S; la longueur de la partie soudée de 0'",G0. Enfin, le petit tube n'allait pas, du côté stomacal, jusqu'au bout de la sonde; il s'ouvrait par un orifice latéral à 12 centimètres de cette extrémité. Le gros tube avait extérieurement un diamètre de 9""", 3; intérieurement, son calibre mesurait 6 millimètres. Les mêmes dimensions étaient, pour le petit tube, de 5 et de 3 millimètres.

L'orifice stomacal du petit tube avait 5 milli-

4. Journal de Thérapeutique conlcmporaine, n" 38, 21 septembre 4881.

DE l'estomac

mètres de long sur 2 niillimèti^es de large. De son côté, le gros tube présentait trois ouvertures : celle de l'extrémité et deux latérales; ces dernières, ovales, avaient 1 centimètre de Ion- • gucur sur 5 millimètres de largeur.

Pour faire jouer l'appareil, on introduisait la sonde à la manière ordinaire et l'on fixait le conduit sur un réservoir capable de donner une grande niasse d'eau sous une pression suffisante. L'appareil étant disposé de la sorte, on ouvrait le robinet du réservoir; l'eau jaillissait dans l'estomac et s'y accumulait.

Un effort léger, une secousse de toux amorçait le siphon et le courant, une fois établi, pouvait, en quelque sorte, durer indéfiniment.

Malgré son ingéniosité, cet appareil s'est peu répandu; son plus grand défaut était d'exposer les malades à une rupture de l'estomac. Il suffirait, en effet, pour provoquer cet aj^cident, que le gros tube vînt à se bouclier pour une raison quelconque.

Un peu avant son apparition, nous (M. Debove^) avions déjà proposé de compléter le tube Fau- xubeDebove. cher par un mandrin destiné à faciliter l'introduction de la sonde dans l'œsophage.

Depuis, nous (M. Debone^) avons pu, avec l'aide de M. Galante, établir un modèle de sonde gastrique, demi-rigide, qui nous a permis de

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