pression
cet estomac, maigre les symptômes de dyspepsie présentés par le malade, peut être vide. Mais le plus souvent on retire par la sonde de petites quantités de substances, liquides ou solides. Il est préférable d'obtenir l'évacuation de ces matières en faisant simplement tousser le malade, et en lui comprimant légèrement la région épigas trique. Cette méthode, méthode d'expression, permet de mieux évaluer la quantité de liquide contenue dans l'estomac. Elle permet d'étudier ce liquide au point de vue chimique et d'en apprécier quantitativement les divers éléments. Mais elle est quelquefois difficile à mettre en œuvre, soit que l'estomac ne contienne que très peu de matières, soit que l'atonie de la muqueuse s'oppose au rejet par la sonde des produits qui stagnent dans les culs-de-sac. Il suffit d'amorcer la sonde avec un peu d'eau distillée, à la température ordinaire, pour permettre la déplétion de la cavité gastrique par un simple mouvement de siphon.
Le liquide ainsi obtenu présente alors une composition différente selon qu'il est, ou non, mélangé à des particules solides, selon que l'estomac présente telle ou telle altération.
Les éléments qui entrent dans sa composition sont, par ordre de fréquence, la salive, le mucus, la bile, le sang. Quelquefois c'est du suc gastrique pur, quelquefois du suc intestinal. Les substances solides seront soit des débris d'aliments qui auront séjourné entre les replis de la muqueuse
LAVAGE
L'es lo m a c est rarement vide à jeun.
Diagnostic avec la gastrorrhée.
OU dans la cavité d'un esloniac atteinl de dilalaUon, soit des particules ayant reflué de l'intestin, soit enfin divers éléments anatomiquessur la valeur desquels le microscope nous renseignera.
A vrai dire, l'estomac, même à jeun, est très exceptionnellement vide. Rosin' etSchreiber ' ont étudié à ce point de vue 75 personnes, d'ailleurs bien portantes, et n'ont trouvé que trois fois un estomac en état de repos complet. La quantité de suc contenu dans la cavité gastrique des autres sujets variait de quelques gouttes à GO^c. Il s'agissait d'un suc acide, contenant de l'IICl, de la pepsine, du ferment lab. Il y avait le plus souvent nn peu de matières colorantes biliaires. Rosin a tout spécialement signalé la présence de l'urobiline. L'acide lactique, le sucre, manquaient presque toujours. Enfin il s'agissait bien d'une sécrétion ayant séjourné dans l'estomac et non d'un liquide fourni extemporanément par des glandes excitées au contact de la sonde. On y trouvait en effet des noyaux cellulaires que Jaworski considère comme étant la preuve d'une action prolongée du suc gastrique sur la muqueuse.
Il ne faut donc pas confondre ces cas, on il s agit d'un phénomène pour ainsi dire normal, et qui est une des raisons qui explique la fréquence du clapotage de l'estomac, avec ceux qui