Dtsche med. Wcimsc/irfl, f887, no
DE l'estomac
du chlorhydrate d'hématine avec lequel les expérimentateurs ont trop souvent confondu un grand nombre de cristaux de toute espèce.
J.c pus se rcconnaUra au microscope; nons p„s. urée.
, ..... , Sels animo-
n avons donc a signaler ici que les cas ou, du niacaux. fait d'une alcalescence exagérée du contenu stomacal, il aurait subi une altération telle que l'on puisse le confondre avec du' mucus. Il sera toujours facile de distinguer ces deux corps puisque le mucus est soluble dans la lessive de potasse qui transforme, au contraire, le pus en une masse gélatineuse, transparente.
Nous mentionnerons seulement la présence possible de certains corps tels que l'urée, les sels ammoniacaux, et nous arrivons aux produits qui résultent des fermentations dont l'estomac peut être le siège. A vrai dire l'acide lactique fait pour ainsi dire partie des éléments normaux du suc gastrique, et l'on retrouve surtout, dans l'estomac des individus atteints de dilatation, des corps gras, plus ou moins volatils, plus ou moins fétides. L'acide butyrique se caractérise 'par son odeur seule, mais cette donnée peut être insuffisante.
On • cheixhera alors à l'isoler en agitant le Acides butyrimélange avec de l'éther; celui-ci sera évaporé : le ^^^^^"cà-" ré.sidu repris par une petite quantité d'eau sera prique. précipité par du chlorure de calcium. Il se produira à la surface du liquide des gouttelettes d'acide butyrique qui, recueillies et chauffées avec de l'alcool et de l'acide sulfurique, donneront du butyrate d'éthyle, d'une odeur de fraise.
LAVAGE
L'acide butyrique n'est volatil qu'à 160"- on pourra donc, par distillation du contenu de los on,ac. le sdparer de l'acide propionique dont I odeur a.gro correspond également à celle, .i désagréable, des produits de fermentation gasnque Le propionate d'élhyle a une odeur de fruits, très différente de celle du butyrale
On pourrait encore chercher à dissocier en se basant sur la différence de solubilité de leurs sels de baryum, les acides caproïque, caprylique et caprique. Mais leur rôle est trop insuffisamment détermine pour que cette recherche soit de quelque utilité. ^
^e. ^'^^''^e acétique peut également exister en proportions variables dans le contenu de l'estomac. Sa présence constante à l'état i.solé est un signe évident d'alcoolisme; cependant, quand les hydrocarbures séjournent longtemps et subissent I action des ferments anormalement contenus dans un organe dilaté, ils peuvent se transformer en acide acétique. Cette substance, comme les autres acides que nous avons mentionnés auparavant est donc un signe des plus net de sténose consi^ derable du pylore et de dilatation chronique de 1 estomac.
On reconnaîtra l'acide acétique à son odeur A ce qu'il ne réduit pas l'azotate d'argent avec equel il donne un précipité soluble à chaud; on ■solera soit par distillation (120o), soitpar agitation avec de l'éther dont on se débarrassera ensuite.
DE l'estomac
Le résidu de cette séparation, neutralisé par un peu de soude, chauffé avec l'alcool et l'acide snlfurique, donne de l'acétate d'éthyle dont l'odeur est caractéristique. Le même résidu, calciné, dégage une odeur d'acétone, ou de cacodyle si on ajoute une trace d'acide arsénieux.
Les fermentations anormales des matières albuminoïdes peuvent déterminer la production d'acétone dans le contenu stomacal; enfin il peut se former des produits complexes, alcalins, isolés par Brieger, dont un certain nombre sont toxiques. Nous avons vu qu'on avait voulu leur faire jouer un certain rôle dans la genèse des accidents de tétanie que nous avons signalés dans le précédent chapitre. D'autres auteurs, M. le professeur Bouchard entre autres, les ont considérés comme des facteurs importants des troubles que présentent les malades atteints de dilatation d'estomac. ■II est, en tout cas, certain que, dans les cas où le pylore se refuse absolument à l'évacuation des matières contenues dans la cavité gastrique, leur action déprimante, toxique, s'ajoute à celle de l'inanition. Leur présence serait donc un excellent signe de ces dilatations absolues, souvent irrémédiables, mais leur recherche est difficile, et ne peut plus se faire par les moyens peu compliqués dont on dispose en général.
Nous avons été obligés, schématiquement, d'étudier séparément les matières liquides et de remettre à maintenant les quelques considérations auxquelles donne lieu l'examen des matériaux