‹ Lavage de l'estomacChapitre 26 sur 56 · Diagnostic u. Thérapie des Magenkrankheilen. Leipzig · texte numérisé non relu

Diagnostic u. Thérapie des Magenkrankheilen. Leipzig

± Mûnchener med. Wochcnschrift, 1887, n" 32.

DE l'estomac

noyaux cellulaires, provenant des cellules de la paroi, de quelques globules blancs. On trouve encore des cellules végétales, des fibrilles musculaires dissociées et gonflées, des grains d'amidon, des amas, finement cristallisés, d'acides gras, etc. , tous éléments qui n'ont aucune signification diagnostique fâcheuse.

Mais l'état où se trouvent ces corps peut nous renseigner sur la rapidité avec laquelle se fait la digestion. Ainsi la conservation prolongée d'un grand nombre de fibres musculaires avec leur striation normale sera un bon indice d'une insuffisance dans les fonctions peptiques. La salive ne transforme plus l'amidon en sucre lorsque le milieu devient acide. La présence de grains d'amidon à stratifications concentriques, peu altérés, facilement colorés en bleu par l'iode et relativement abondants est donc une preuve que le suc gastrique était acide dès le début de la digestion.

La leucine, la tyrosine, se présentent dans le contenu de l'estomac sous forme de cristaux. Mais ces substances peuvent être difficiles à isoler. Elles ne signifient en général pas autre chose qu'un reflux de la bile vers la cavité gastrique. Nous avons vu que l'on possède des moyens relativement pratiques pour caractériser la présence de ce dernier produit.

Parmi les éléments qui nous occupent, on rencontre des microorganismes saprophytes en grande abondance. L'un d'eux est classique ; on

a, en elTeL, consich-ré la présence ries sarcines comme un signe très net de dilatation gastrique. D'autres levures peuv.ent contribuer au développement des fermentations anormales dans les cas d'ectasie. Leur présence en ce cas caractérise sans aucun doute ces fermentations ; mais celles-ci sont en général secondaires elles-mêmes à une dilatation antérieure de l'estomac, qui se diagnostique par un grand nombre d'autres signes.

Miller a démontré que l'acidité moyenne du contenu gastrique était incapable de détruire et d'enipècber le passage dans l'intestin des microbes pathogènes qui peuvent être introduits par les aliments. Sans nous préoccuper de cette cause d'infection, nous devons cependant nous rappeler que Biondi' a montré que la salive contenait normalement les germes suivants : bacillus mlivarius septicus, coccus salivarius septicus, micrococcus tetragenus, streptococcus, staphylococcus salivarius pyogenes. Plus près de nous, M. Vignal, dans des recherches plus claires et plus démonstratives que celles de Biondi, a trouvé dans les mêmes conditions les staphylocoques aureus et albus, le streptocoque, le bacteriuni coli. M. Nettera insisté sur la fréquence avec laquelle le pneumocoque habitait la bouche des individus sains. D'autres auteurs ont étudié, sous le nom de B. pseiidodiplitericus, des espèces peut-être pathogènes. Or nous pouvons retrouver tous ces microbes dans

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