Dictionnaire de W%irlz, II, 2e partie
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<|ii(' l'excès de sel employé est variable cL que les didérences observées d'une capsule à l'aulre sont soiivoiil, très faibles.
PBOCIJDK DE MÎO
On ajoute à H\ ccnLimiHres cubes de contenu stomacal 5 ofintiniolros r.ubos d'uno solution concontroe de chlorure de calcium, et on litre l'acidité par les procédés ordinaires. Une deuxième prise de suc gastrique est additionnée d'un peu de carbonate de chaux en poudre, et filtrée. 10 centimètres de liquide filtrùsont débarrassés de C02 par un courant d'air et de nouveau titrés après addition de 5 centimètres cubes de la solution de chlorure de calcium. Si l'on a pris la précaution de se débarrasser des acides gras par l'éthcr, la dilTérence entre les résultats obtenus dans ces deux dosages devra donner la quantité d'IICl contenue dans le suc gastrique examiné.
L'un de nous avec M. Mathieu, a cherché à isoler l'acide chlorhj^drique et à séparer cet élément des autres corps qui font partie du total que représente l'acidité des substances en voie de digestion. Nous aurons ultérieurement l'occasion de revenir sur ce procédé.
qùamaiive''et ^- Recheixhe qualitative et quantitative de l'acide de^^r'acide ^(^^f'^O'i'^' acides organiques.
lactique.
rsous avons constamment employé, pour déterminer la présence de l'acide lactique, la réaction proposée par Uffelmann'. On ajoute 20 centimètres cubes d'eau distillée à 10 centimètres cubes d'une solution d'acide phénique à 4 0/0,
\. DeuUches Archio. f. klin. Med., Bd. 26, p. 431.
DE l'estomac
puis on y fait tomber une goutte d'une solution de perchlonire de fer. Le liquide prend une couleur améthyste. Il suffit de 0, 1 0/0 d'acide lactique pour transformer la couleur de ce mélange en jaune citron.
On peut rendre la réaction encore plus sensible en agitant le suc gastrique avec de l'étber, recueillant ce dernier, l'évapoi^ant et reprenant le résidu avec un peu d'eau pour en verser quelques gouttes dans le réactif. Quoique passible de plusieurs objections, ce procédé est réellement clinique et peut rendre des services sérieux dans la plupart des cas.
Mais c'est ici surtout que la composition du repas d'épreuve a une grande importance. Le lait donne en effet très facilement un excès d'acide lactique. La viande en contient une certaine quantité, et comme ce corps joue un rôle certain dans la physiologie normale et pathologique de la digestion, il faut avoir soin de n'employer, pour l'exploration, que des aliments qui ne soient pas susceptibles de modifier, par eux-mêmes, la quantité que l'on en peut rencontrer.
Le dosage de l'acide lactique est très complexe. Le seul procédé exact consiste à déterminer la formation d'un lactate de plomb que l'on dosera par la pesée. Ces cristaux donneront en outre une preuve, la seule que l'on ne puisse mettre en doute, de la présence de l'acide lactique dans le liquide examiné.
Mais ces moyens sont très difficiles à mettre
r. A V A fi K
en œuvre en clinique. Cahn elMering' ont indiqué une méliiode longue, compliquée, dont l'ex.acliliide est toutefois assez grande.
On distille 50 centimètres cubes de suc gastri(|iH' jns((u'!\ réduction au i/4, on ajoute assez d'eau distillée pour ramener au volume primitif et on distille de nouveau jusqu'à ce que les 3/i du liquide se soient évaporés. Le résidu est agité 6 fois de suite avec chaque fois 500 centimètres cubes d'éther. On réunit ces trois litres d'éther, on les distille, et on dose dans le résidu, l'acide lactique qui seul a pu y persister.
Dosage de l'acida lactique (procédé de Boas, loc. cil.).
On ajoute au suc gastrique fdlré un peu d'acide sull'urique, on fait bouillir (coag. des matières albuminoïdes), on filLre, et on évapore le liquide flllré au bainniarie jusqu'à consistance sirupeuse; on ramène au volume primitif et on évapore de nouveau. Les acides gras volatils sont ainsi écartés. On extrait l'acide lacligue par de l'éther en excès (200'"5 pour Ifli^c de suc gastrique). L'éther est évaporé, le résidu repris par l'eau et titré par la potasse en présence de la phénolphtaléine.
Il suffit alors de savoir que 4 gramme de KHO sature exactement 3 grammes 15 d'acide lactique (C^HCQ^) pour pouvoir effectuer son calcul.
L'acide lactique est rarement le seul acide organique que Ton trouve dans le liquide retiré de l'estomac. Tl est accompagné, en général, d'acide butyrique, d'acide acétique et d'autres acides gras volatils. Nous avons, comme nous le disions tout à l'heure, cherché avec M. Mathieu,
i. Deulsches Archiv. f. kUn. Med., Bd. XXXIX, p. 3.
DE l'ESI'OMAC
en nous basant sur ce que MM. Richet, Bcrthelot otJunglleisch ont appelé le coefficient de partage, à séparer l'ensemble de ces acides organiques de l'acide chlorbydrique contenu dans le suc gastrique. ^ océdé de
Pour cela, nous dosons l'acidité totale du Mathieu et liquide, retiré par le lavage et fdtré. Nous obtenous un premier chiffre : A. Nous agitons alors 20 ou 30 centimètres cubes de ce suc gastrique pendant 10 minutes avec une égale quantité d'éther sulfurique pur, puis nous dosons l'acidité de ce suc gastrique. Nous obtenons ainsi un second chiffre : a. (A — a) représente la quantité d'acides organiques qui sont passés dans l'éther. Celui-ci est alors lavé par agitation avec de l'eau distillée, dont nous déterminons l'acidité, soit b cette acidité. ('^) = G, représente un chiffre qui est précisément le coefficient de partage du mélange d'acides organiques qui existe dans notre suc gastrique. G'est-cà-dire que si on vient à laver 1 centimètre cube de ce suc gastrique avec C centimètres cubes d'éther, l'éther enlèvera exactement la moitié des acides oi'ganiques contenus dans le centimètre cube de suc.
Il ne reste plus qu'à agiter 10 centimètres, cubes du liquide stomacal avec G X 10 centimètres cubes d'éther, puis à titrer l'acidité de ce liquide pour avoir, par différence avec A, un chiffre qui nous donne exactement la moitié des acides organiques contenus dans le liquide que nous étudions. ■L'acidité totale, moins le double de ce dernier
chinVo, rcpréscnlc donc l'ensemble des acides contenus dans le suc gastrique, à l'exception des acides organiques.
On comprend facilement que cet ensemble est en grande partie constitué par l'acide cblorbydriquc; malheureusement les phosphates acides, les matières albuminuïdcs acides entrent également pour une partdanslacomposition dece total.
Si l'on fait comparativement le titrage du suc gastrique en présence du tournesol et de la pbénoiphtaléine, on s'aperçoit que le chiffre obtenu dans le second cas est notablement supérieur à l'autre. Cette différence est précisément due à la présence de l'acide-albumine, de la peptone, delà tyrosine et d'un certain nombre d'autres substances de même nature. Ainsi, chaque fois que l'on obtient, par la phtaléine, une acidité supérieure de 3™g,6S à celle que donne le tournesol, on pourrait conclure que le liquide renfermait un gramme de peptone, si cette substance existait seule. Son mélange avec d'autres corps rend son appréciation illusoire.
Mais si on élimine du total que nous envisagions tout à l'heure, cette acidité des substances albuminoïdes; si on évalue à 0!=''','lO la quantité probable de phosphates acides qui sont contenus dans le suc gastrique (Hayem-Winter) au moins dans les conditions de repas d'épreuve où nous nous sommes placés, on arrivera à une donnée qui exprimera d'une façon suffisante, pour tous les besoins de la clinique, la quantité d'acide chlorhj--
DE l'estomac
(h'iquo, libre et en combinaison organique faible, ([iii se trouve dans le liquide étudié. Notre procédé est en ellet moins long qu'il ne le semble: il n'exige d'ailleurs l'emploi que d'une seule li(|ueur titrée et d'une quantité relativement faibled'éther.
En résumé, nous avons ajouté ainsi h la liste des éléments cpie nous connaissions les notions suivantes :
10 La nature de l'acidité du suc gastrique; 2" La proportion d'acides organiques ; 30 La proportion d'acide chlorhydrique ; 40 La proportion de substances albuminoïdes acides.
Nous devons maintenant dire quelques mots de l'évaluation du pouvoir digestif des différents ferments contenus dans l'estomac.
La pepsine, est le plus important de ces ferments, '^.f ^^''J^^ij^^ Lorsque le suc gastrique contient de l'acide chlor- de^^ 'a pephydrique libre il est très facile de se rendre compte de la présence de la pepsine ; il suffit d'abandonner, dans une étuve à 37o-40», une petite quantité du liquide stomacal acide en présence d'un ou deux fragments d'albumine, blanc d'œuf , filaments de fibrine, etc. La digestion de ces substances ne peut en effet se faire que s'il existe de la pepsine dans le liquide.
Quelquefois le liquide est acide et cependant la digestion ne se fait pas. La réaction de Gunzburg fait alors défaut. Il suffira d'ajouter quelques gouttes d'IICl pour permettre aux substances albuminoïdes de se dissoudre. Dans ces conditions
d'ailleurs, il est probable que la pepsine faisait plus ou moins complètement défaut et que le liquide ne contenait que du pepsinogène.
Il n'existe pas, à proprement parler, de moyen de doser la pepsine. Tout au plus peut-on, en soumettant les liquides à des dilutions successives et se rendant compte à quel moment la digestion d'un poids connu d'albumine ne se fait plus, acquérir une idée approximative. Il est vrai de dire que cette approximation est largement suffisante.
liévXaUon ^" ^'^^^ beaucoup occupé en Allemagne, et du ferment Hauimersten l'un des premiers, d'un autre corps, le ferment lab, qui, de même que la présure de veau, jouit de la propriété de faire coaguler le lait. Cette coagulation diffère de celle que l'on obtient avec l'acide lactique en ce que, dans le premier cas, le caillot donne un bloc, tandis que dans le second il s'agit d'un précipité floconneux.
Cette coagulation se produit le plus facilement en milieu neutre. Cependant les acides n'empêchent pas le caillot de se former. Pour apprécier la présence du « ferment lab » dans un suc gastrique, on neutralise quelques centimètres cubes de ce suc, on y ajoute une petite quantité d'un lait neutre, tel qu'un papier de tournesol sensibilisé y devienne bleu s'il est rouge, rouge s'il est bleu (réaction amphotère) et on abandonne le tout à l'étuve. La coagulation doit se produire au bout de 40 à 25 minutes.
Ce ferment est quelquefois remplacé ou accom-
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pagné par un corps qui lui donne naissance en ■ présence d'un excès de chlorure de calcium. Ce corps, que les Allemands appellent «labzymogène», existe seul dans certains liquides gastriques à réaction alcaline.
Klemperer Boas ^ et Rosenthal ont étudié tout spécialement les réactions de ces substances et leur rôle dans la digestion. Les deux premiers ont montré qu'au début de la période digestive le labzymogène existait seul ; ce corps résiste à l'action des alcalins, mais il se transforme en ferment lab en présence de l'acide chlorhydrique dilué. D'ailleurs, les deux formes de présure coexistent pendant tout le temps de la digestion. Il est donc vi-aisemblable que la cellule gastrique ne sécrète que le labzymogène dont le ferment ne se produirait que sous l'action de l'acide chlorhydrique.
Klemperer n'a d'ailleurs trouvé aucune signification clinique à la présence ou à l'absence de ces éléments; Boas leur attribue au contraire une grande importance et recommande d'en rechercher la présence. Tous deux conviennent du reste qu'il y a en clinique des cas oii l'on trouve à la fois le ferment lab et l'acide chlorhydrique libre ; d'autres où ces deux éléments manquent,' d'autres enfin où le ferment lab existe seul. Le liquide peut alors être neutre ou chargé d'acides organiques. Rosenthal, qniarepris ces recherches,