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La coagulation du lait dans l'estomac et la neurasthénie.
Produits de la digestion des matières albuminoïdes.
confirme au total les idées de* Boas, sauf sur quelques points de détail.
Nous n'avons pas à entrer plus avant dans les discussions relatives à ces produits, et nous aurions même volontiers à peine parlé de ce ferment lab, s'il ne jouait un certain rôle dans la psychologie des dyspeptiques. On sait en effet combien ces malades se plaignent volontiers de ce que le lait se caille sur leur estomac, et tout le mal que l'on a à leur faire comprendre qu'il ne s'agit là que d'un phénomène physiologique. Ils éprouvent de la pesanteur après le repas et sont en général trop heureux de rattacher les phénomènes pénibles à ces masses volumineuses de caséine solidifiée qui sont quelquefois rejetées par les vomissements. C'est là le point de départ de récriminations sans nombre contre la prescription du médecin qui ordonne le lait.
Lorsque l'on a ainsi étudié les diverses substances qui constituent les facteurs de la digestion, dont on vient d'extraire les produits, il reste quelquefois à se rendre compte de la quantité et de la qualité des corps qui résultent précisément de cette digestion. Le liquide de lavage contient en effet les produits de transformation des aliments. Il peut aussi renfermer un certain nombre d'éléments étrangers. Nous avons suffisamment étudié ces derniers dans le précédent paragraphe pour n'avoir pas à y revenir. En revanche la digestion des matières albuminoïdes, celle des hydrocarbures, se traduisent par la for-
DE l'ksTÛMAC
mation d'un certain nombre de corps nouveaux qu'il serait intéressant de connaître et de doser, puisque l'on pourrait ainsi, toutes choses étant égales d'ailleurs, apprécier le travail utile accompli par l'estomac. L'albumine se tranforme successivement en syntonine ou acide albumine, en propeptones ou albuminoses et en peptone; ce corps est l'aboutissant utile, assimilable de l'action de l'acide chlorhydrique et de la pepsine.
En alcalinisant légèrement le suc gastrique on détermine la précipitation de la syntonine si elle existe en grande quantité. A dose plus faible, il ne se produit qu'un louche. Ce précipité se rédissout dans un excès d'alcali ou dans les acides.
La propeptone et la syntonine sont précipitées à froid par l'acide picrique, on peut donc s'en débarrasser et obtenir ainsi un liquide qui ne contienne que la peptone seule. C'est le seul fait intéressant que nous ayons à retenir, car la propeptone ne constitue pas un corps bien défini. Kiihneet Chittenden ' ont même distingué dans sa composition quatre éléments différents : Protalbuminose, deuteroalbuminose, heteroalbuminose et dysalbuminose. Toutes ces distinctions sont sans intérêt, et il nous suffit de les connaître. La peptone, soluble dans l'eau, dyalisable, que ne précipitent ni l'acide picrique, ni le mélange de cyanure jaune et d'acide acétique, donne avec la liqueur de Fehiing, ou plus simplement avec
i. Zeittchr. f. Biologie, B<1 20, S. 11.
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uno solution concentrée de sulfate de cuivre alcalinisée par la lessive de potasse, une coloration rose; c'est ce qu'on appelle la réaction du Biiiret.
On pourrait se servir, pour sa détermination exacte, du procédé de Devoto ' ; le contenu stomacal liltré est traité par le sulfate d'ammoniafpu; pur, à raison de 80 grammes pour 100 grammes. On porte ce mélange au bain-marie en agitant avec une baguette de verre jusqu'à ce que les cristaux soient entièrement dissous. Cette dissolution exige environ un quart d'heure pour s'effectuer. On abandonne le liquide au contact de l'eau bouillante pendant 40 à 50 minutes. Toutes les matières albuminoïdes, sauf la peptone, sont ainsi précipitées. Il est donc facile de déterminer sa présence après filtralion du liquide.
On a même cherché à doser celte peptone soit par l'acide phosphotungstique, soit par le chlorure mercurique en solution neutre. Mais ce sont là des recherches dont l'intérêt ne correspond pas aux difficultés dont elles sont hérissées. Produitsde In Lcs hydrocarbures se transforment en une sùbsian"ces substauce qui réduit la liqueur de FehUng en hydrocsrbo- ^Q^gg et qui n'cst autrc chose que du sucre. Les stades intermédiaires de cette digestion sont marqués par la production d'amiduline, d'érythrodextrine et d'achroodextrine qui se différencient par leur réaction vis-à-vis de l'iodnre