I.AVAOK
dans l'estomac qu'il y a grand intérêt à déliarrasser de ces substances étrangères. Chez certains malades on constate une exagération de la sécrétion chlorhydrique ; chez d'autres, des phénomènes de neurasthénie gastrique qui ne peuvent que s'améliorer sous rinducncc d'un nettoiement régulier de la cavité stomacale.
On voit que, quelle que soit l'origine et la nature de la dilatation en présence de laquelle on se trouve, le lavage agit toujours d'une façon analogue.
Il supprime une cause puissante d'intoxication et améliore les conditions générales de la nutrition, en même temps qu'il favorise le retour à un taux normal des diverses sécrétions, et la reprise rapide de la tonicité musculaire.
Mais son action peut être singulièrement favorisée par l'emploi, dans l'eau de lavage, de différentes substances, qui toutes répondent à une indication particulière.
Cependant, celles-ci peuvent se résumer en quelques mots, puisque nous avons consacré un paragraphe spécial à chacun des casoiile lavage pouvait être avantageusement employé et que nous ne devons parler ici que de la dilatation. Liquides ihé- L'eau alcallue, l'eau de Vichy, est peut-être de rapeuliques. ^^^^^ topiques locaux cclui qui jouit de la
meilleure action sur la muqueuse gastrique.
Froide ou chaude, elle diminue aussi bien les sécrétions exagérées d'acide qu'elle favorise, dans les cas de sécrétion insuffisante, le retour
DK l'estomac
au taux normal de l'HCL disparu. Les fermentations cessent grâce à elle. Les douleurs diminuent. Cependant il serait injuste de ne pas au moins citer la résorcine ' (0,5 à 2 0/0) qui a la réputation d'être un des antiseptiques de l'estomac des plus recommandables, et Veau chloroformée^ ou sulfo-carbonée, qui semblent, étendues par moitié avec de l'eau simple, calmer efficacement les douleurs, et agir favorablement sur les fermentations.
Voici, d'après M. Dujardin-Beaumetz 3, quelles sont les préparations de ces deux liquides : •
L'eau chloroformée se prépare en agitant du chloroforme avec de l'eau, puis on décante le liquide et on rétend de moitié. 100 grammes d'eau renferment alors OS'",oO environ de chloroforme.
L'eau sulfocarbonée est moins calmante que l'eau chloroformée, mais son pouvoir antiputride est beaucoup plus considérable. On l'obtient en agitant du sulfure de carbone parfaitement pur avec de l'eau, puis en ayant soin de décanter le mélange. Celte eau renfermera 3 à i grammes de sulfure de carbone par litre.
On peut augmenter le pouvoir dissolvant de l'eau, en faisant dissoudre le sulfure de carbone dans un liquide savonneux auquel on a incorporé une certaine quantité de pétrole. On peut ainsi, avec loO grammes de savon, faire dissoudre 200 grammes de sulfure de carbone par litre. Si on additionnne d'eau ce liquide parfaitement limpide, le sulfure ne se précipite pas et on peut ainsi préparer des liqueurs diluées au titre que l'on juge nécessaire.
On mélangera 200 grammes d'eau sulfo-carbonée au litre ordinaire à l'eau du lavage.
•1. Andeer, Zeitschr f. Klin. Med.,B<i n, p. 297, 1881.