‹ Lavage de l'estomacChapitre 47 sur 56 · Berlin klin. Wchnschrifl, no · texte numérisé non relu

Berlin klin. Wchnschrifl, no

LAVAGE

dépendance de perturbations psychiques, et reconnaît comme étioiogie, l'ancmie, l'hypochondrif. l'hystérie, l'épilepsie, l'idiotie, l'ahénation mentale, la chorée et l'onanisme, ne sont pas toujours dans, un état tel que le lavage de l'estomac se trouve indiqué. Mais certains accusent des signes plus ou moins graves de catarrhe gastrique. Les aliments, ramenés dans la cavité buccale, ont un goût acide, rance, extrêmement désagréalile. il existe en même temps une constipation plus ou moins opiniâtre. Dans ces conditions, ainsi que chaque, fois qu'il se produit un séjour prolongé des aliments, et des fermentations secondaires dans l'estomac, il y a lieu de laver la cavité gastrique. Si cette opération ne guérit pas cet étrange trouble de la motilité, elle améliore au moins l'état de la muqueuse et l'état général s'en ressent forcément.

Perturbations Non Seulement l'appareil moteur de l'estomac

bmîégaTiri- P^^^'' ^^^^ ^^^^ '^^"^ '® ^^"'^ d'uuc diminution que. de son activité, soit au contraire, et comme

nous l'avons vu, par exagération de sa motricité, et ces lésions être justiciables de l'emploi de la sonde, mais nous trouvons une indication formelle au lavage dans les perturbations nerveuses de la sensibilité et de la sécrétion.

Les premières peuvent se traduire soit par des douleurs, soit par des modifications dans les sensations normales de la faim et de l'appétit. Les secondes seront l'origine des troubles que nous avons décrits en parlant de l'hyperchlorhy-

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tirie. C'est la Lliérapeuliqiie de ces divers états que nous devons maintenant étudier.

Les douleurs qui constituent ce que l'on a appelé la gastralgie, peuvent exister commo alTection nerveuse idiopathiqiie; on les trouve un peu plus souvent dans la chlorose, et, peutêtre, celle-ci n'a-t-elle pas d'autre influence sur le développement de la gastralgie, que celle qu'on lui reconnaît sur la genèse de toutes les névralgies en général. Cette comparaison avec les névralgies se justifie encore dans certains cas de douleurs gastriques intermittentes, justifiables du sulfate de quinine, et qui sont placées sous la dépendance de la malaria. Enfin, le système nerveux, et les maladies dont il peut être atteint, névroses et maladies à lésions analomiques déterminées, reconnaissent assez facilement la gastralgie comme un de leurs symptômes.

Quelle que soit d'ailleurs cette étiologie, les Gastralgie, douleurs que l'on observe sont violentes, et quelquefois même tout à fait insupportables. Elles irradient de la région gastrique vers les flancs, l'ombilic, vers les épaules et il n'est pas très rare de leur voir présenter les mêmes caractères que les coliques des saturnins : exaspérées par un frôlement, elles se calment, au contraire, lorsqu'on appuie fortement les mains sur la paroi abdominale, à l'épigastre.

Celui-ci est tantôt rétracté, tantôt, au contraire, soulevé par des gaz. D'ailleurs, il se produit encore toute une série d'autres phénomènes

I, A VAGK

du côte de la circulation, des centres nerveux, des organes gdnito-urinaires, phénomènes suilesquels nous n'avons pas à insister et dont on trouvera la description dans les auteurs.

Dans ces conditions, où les doideurs sont li'ès violentes, le lavage pourra rendre des services soit que, fait à l'exemple de Kiissmaul avec de l'eau chaude, il détermine une sédation comparable à celle que provoquent les cataplasmes; soit qu'il facilite la sortie des gaz qui distendaient l'estomac. Dans d'autres cas, son action pourrait encore être singulièrement aidée et complétée par le mélange à l'eau de substances, tantôt simplement alcalines, tantôt capables de provoquer une certaine anesthésie de restomac. Telle est l'action de l'eau chloroformée, par exemple, telle aussi celle des mélanges capables de donner lieu à la production dans la cavité gastrique de gaz acide carbonique dont on connaît l'action calmante dans les cas de douleurs de ce genre.

Les accès de gastralgie se terminent quelquefois chez des personnes nerveuses par des phéno- Pica. mènes de pica. Les malades ingèrent alors les matières les plus extraordinaires et l'on est quelc[uefois heureux d'avoir la sonde à sa disposition pour retirer ces substances qui peuvent fort bien entrer, du fait même de leur nature, dans la catégorie, signalée ailleurs, des corps étrangers de l'estomac.

Cette perversion de l'appétit, ce besoin de

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manger n'importe quelle substance, quelque étrange qu'elle puisse être, que nous venons de signaler comme terminaison des crises de gastralgie, peut exister seul. 11 fait alors partie de tout le groupe des troubles nerveux de la sensation de faim, qui constituent un ensemble symptomatique dans lequel le lavage de l'estomac peut encore être utile.

On distingue dans ces troubles plusieurs états Anorexie, très variables et qui ressortissent presque tous à l'hystérie ou à la neurasthénie. L'anorexie, qui comprend tous les degrés de la perte de l'appétit, aboutit à une suppression complète de la faim.

Les malades mangent machinalement, pour faire comme tout le monde, ou par raisonnement et pour vivre. Cet état se confond cliniquement avec l'atonie de l'estomac, mais dans cette dernière affection on trouve souvent un léger degré de dilatation et on peut constater, grâce à l'extraction par la sonde de substances susceptibles d'être analysées, que la digestion est un peu ralentie. L'anorexie, qui n'est probablement que de Vanesthésie de la muqueuse, s'accompagne, en général, de phénomènes digestifs normaux, au point de vue chimique. Elle s'associe, dans certains cas, avec la perte du sentiment de la satiété. Quand un de ces malades se met à man- Boulimie, ger, il continue à prendre des aliments, sans être jamais averti, autrement que par des données tout à fait extérieures, que la quantité ingérée a été suffisante. Ce phénomène peut

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exister chez des individus dont l'appétit est conservé. Leur état r(!sseniljle alors à celui des malades boulimiques, avec cette diil'érence que chez ces derniers la sensation de faim exagérée qu'ils ('pnmvcMl,, fait place à la satiété, qii(; ne connaissent pas les premiers.

Ces états pathologiques nîlèvent souvent, presque toujours môme, d'un trouble du .système nerveux central. Il semblerait donc que le lavage de l'estomac n'ait aucun rôle à jouer ici. Cependant, agissant en tant que douche locale, il peut permettre à la scnsil)iiité de revenir à son état normal. A un autre point de vue, chez unhoulimique, par exemple, il procurera à l'organe surmené un peu de repos. L'eau froide dans le premier cas, un liquide légèrement anesthésique (eau chloroformée étendue au quart) dans le second, tels seront les meilleurs moyens de venir à bout des symptômes que nous venons de décrire. TrouWes ner- Mais Ics troubles ucrvcux ne sont pas pureséc'î-éUo'n i^Gut scusitifs et motcurs, et nous avons suffisamgasirique. ment iuslsté dans le chapitre précédent sur les dyspepsies nerveuses par troubles de la sécrétion pour n'avoir pas à revenir sur leur description ; nous devons seulement dire un mot du traitement qui leur est applicable. Le lavage doit se faire avec des liquides alcalins ou des liquides légèrement acides, selon qu'il y a exagération ou au contraire insuffisance dans la sécrétion chlorurée. Il doit avoir lieu le matin lorsque l'atonie musculaire permet aux substances ingérées de rester

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trop longtemps au contact de la muqueuse; il doit, surtout lorsqu'il y a hypersécrétion chlorhydrique, être répété avant le repas. On arrive ainsi à empêcher les substances amylacées de se IrouvcM- immédiatement au contact d'un liquide tel que la digestion salivaire s'arrête aussitôt. On atteindra ce but surtout en employant pour le lavage des eaux alcahnes, qui diminueront aussi les sensations de brûlure, le pyrosis si fréquent chez ces malades.

Il est inutile, croyons-nous, de répéter que ce traitement local ne constitue, dans tous les cas que nous venons de signaler, qu'une partie seulement de la thérapeutique que l'on devra mettre en œuvre, mais sur laquelle notre cadre, fort limité, nous empêche de donner quelques détails.

On connaît toute la force de résistance aux Lavage chez souffrances physiques, toute la ténacité avec les- '«^ quelles certains aliénés se refusent à absorber des aliments. Ces malades, sitiophobes (to criTtov, l'aliment), comme on les appelle en général, appartiennent, deparleur délire, àun groupe quelconque d'affections psychiques, sans que l'on puisse les considérer comme étant atteints plus souvent de telle ou telle forme d'aliénation. La sitiophobie est donc un symptôme, d'autant plus fâcheux que les individus qui en sont atteints sont loin de présenter la môme résistance que les hystériques à l'inanition. On peut rencontrer cette forme de folie *

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