B.\LL, Leçons sur les mal. mentales, i88?u
I^AVAGK
dans le délire des persécutions, dans le délire aigu, dans la manie, dans la pseudo-paralysie générale d'origine alcoolique, dans l'alcoolisme, dans le delirium Iremcns, dans la folie religieuse, dans la déhililé mentale, dans les folies sympalliiques, cniin dans la paralysie générale.
M. Raspail ' a longuement étudié les diverses causes qui peuvent provoquer le symptôme qui nous occupe; qu'il nous suffise d'avoir donné la longue liste que l'on vient de lire. Il est plus intéressant pour nous de constater que, le plus souvent, le point de départ des idées délirantes qui aboutissent au refus des aliments siège dans une altération des voies digestives. Sandras prétendait déjà que la mélancolie déterminait un appauvrissement du sang, une anémie qui se traduisait par des dyspepsies. Marcé affirmait que l'embarras gastrique, la constipation prolongée étaient, parmi toutes les causes d'anémie, celles qui influençaient leplusl'étatmental. Maudsley cite l'observation d'une dame chez laquelle la sitiophobie paraissait ou disparaissait selon qu'allait en s'améliorant ou en s'aggravant l'état des premières voies digestives.
Le goût amer dans la bouche dont se plaignent certains persécutés, et qu'ils attribuent aux tentatives d'empoisonnement dont ils se croient victimes, existe bien réellement. Enfin de même que Galien considérait l'hypochondrie comme un