IV. — La stérilité post-opératoire
C'est là de façon certaine l’éventualité la plus souvent - réalisée dans les suites de la grossesse extra-utérine opérée. Nous ne rangerons dans ce groupe que les malades n'ayant subi aucune espèce de fécondation depuis leur accident initial, ayant déjà étudié les accidents d’avortement dans le chapitre des grossesses ultérieures. Notre statistique porte le chiffre de ces stérilités persistantes à 76,7 %. Ce chiffre mnérite d’être interprété.
IL est en effet certain que, parmi ces malades, un cerain nombre évitent la grossesse volontairement par crainte des accidents qu’elles ont déjà subis, et ce fait, pour Hartmann et Bergeret pourrait expliquer le chiffre un peu faible des grossesses normales ultérieures. Le pourcentage de ces stérilités Volontaires est assurément très délicat à interpréter et fausse légèrement la valeur du chiffre total. Cependant, parmi les femmes que nous avons eu l’occasion de réexaminer, la grande majorité désirait un enfant et 5 en particulier ont spontanément demandé une intervention chirurgicale susceptible de
les mettre dans les conditions nécessaires à une fécondation normale. La stérilité post-opéraloire des femmes opérées de grossesse extra-utérine semble donc-bien un fait indiscutable et son pourcentage demeure considérable malgré la cause d'erreur que nous venons de citer.
Pour envisager ce problème de la stérilité post-opé:ratoire des femmes opérées de grossesse extra-utérine, il est nécessaire de dissocier la question pour en étudier
chaque aspect. =