RARE
Ce point acquis, il faut cependant dissocier ce groupe des fécondations'post-opératoires et séparer celles qu aboutissent au terme de celles qui sont interrompues précocement.
C'est ainsi que nous trouvons dans les observations XXVII, XXXVIIT, XLV et LIX l’histoire d’une fausse-couche généralement vers le 2° ou 3° mois.
Ce qui nous fournit comme proportions : -
13,3 % de grossesses post-opératoires allant à terme et 6,6 % de fausses-couches dansles trois premiers mois...
Nous avons lieu de penser d’après les renseignements obtenus que deux de ces fausses-couches furent provoquées. Cependant deux semblent certainement involontaires et ce fait n’est pas sans intérêt.
L'avortementspontané dans ces grossesses après extrautérine opérée semblerait donc être assez fréquent (2 cas sur 4) et présente dans certains cas une certaine gravité par les dangers d'infection à point de départ salpingien toujours à craindre.
Quant aux grossesses allant à terme, nous n’avons eu l’occasion de n’en suivre qu’une seule (Obs. IV). Normale en tous points au point de vue obstérical, cette grossesse lut cependant caractérisée par de vives douleurs durant les six premiers mois du côté de l’annexe enlevée. Il s'agissait vraisemblablement de tiraillements peutêtre adhérentiels au niveau de la corne utérine du côté opéré. Pour Devraigne, ces grossesses après extra utérine opérée, demandent à être particulièrement surveillées mais ne présentent qu’exceplionnellement de complications obstétricales sérieuses.