A) STÉRILITÉS DE CAUSE TUBAIRE
Dans ce groupe il faut ranger les cas si fréquents de stérilité par troubles de la perméabilité tubaire.
Cette lésion très souvent réalisée dans les annexites cliniquement perceptibles peut d'autre part exister isolément sans lésions volumineuses de l'appareil annexiel et suffit à elle seule à empêcher dans de nombreux cas la fécondation de se produire.
Aie
Chez ces femmes dont l'appareil génital présente donc
un aspect cliniquement normal, avec cependant une
stérilité inexplicable, l'examen ne doit pas se contenter
de la seule clinique qui ne montre que des lésions en
quelque sorte grossières et organisées, mais, doit être
complété par un examen beaucoup plus précis de
l'appareil utéro-annexiel par la radiographie. La radiographie après injection intra-utérine de
lipiodol permet en effet d’ analyser avec une extrême -”
précision l'état de lappareil génital en apparence indemne de lésions macroscopiques. AN
C'est ainsi que la radiographie utérine pourra et
pourra seule renseigner avec une extrême précision
sur divers points importants tels que :
xacte de l’utérus :
— Sa forme, sa direction :
L'état de sa cavité et du canal cervical.
Enfin, sur la perméabilité de la trompe restante et, si celle-ci est conservée, sur la forme, la situation et la
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valeur de l'organe:
La technique de cel examen est simple et nous ren-
verrons pour ce sujet à l'excellent travail de BécLèRe.
On le pratiquera de préférence dans les dix jours qui. suivent les règles afin d'éviter tout incident possible.
Enfin, on l’ évitera autant que possible chez les femmes alteintes de grosses lésions métro- salpingiennes.
Sous ces réserves, les résultats de cette exploration permettent une vision précise de lappareil génital particulièrement utile dans les cas difficiles que nous
envisageons et les planches radiographiques que nous :
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Observation XXX VII. — G.
MARTIN
. U. droite opérée en 1922, EXamen pratiqué en 192$ (par
suite d'une faute de technique, Putérus sest vidé avant la prise du cliché. Le pointillé indique son contour). Trompe gauche partiellement injectée.
EN
Mêne Malade. — Contrôle radiographique 24 heures après l'injection. Imperméabilité
Gerlaine de la trompe au niveau de son orilice péritonéal. Aucun jeta
tique
raisemblable du pavillon.
Dilatation kys-
y RE
publions montrent avec netteté des lésions qui échappaient complètement au seul examen clinique.
Les résultats. — Le cliché permet d'étudier deux éléments :
- à) Tutérus s b) la trompe restante.
a) L'utérus.
Dans la plupart des cas, le cliché montre chez nos malades une latéro-déviation utérine assez sensible. Ce fait est intéressant étant donné la difficulté réelle que l’on éprouve souvent à sentir nettement la direction de l'organe par le toucher chez des femmes grasses et à paroi modifiée par la cicatrice.
À côté de ces latéro-déviations que seule la radiographie permet d'apprécier nettement, les anté et surtout rétro-déviations de l’organe sont moins utiles à préciser, car le toucher renseigne alors plus que le cliché de profil toujours moins net. ;
La cavité utérine montre en général peu de modifications. Cependant il n’est pas sans intérêt d'en apprécier tantôt la forme triangulaire normale, tantôt une dilatation plus ou moins prononcée.
Enfin, la corne utérine du côté annexiel extirpé est en général assez floue et de contours peu nets.
Mais l'intérêt capital de la radiographie réside surtout dans l'étude de la perméabilité de la trompe restante.
b) La trompe.
La trompe apparaît plus ou moins nettement sur le cliché suivant son degré de perméabilité et c’est cette