B) LES STÉRILITÉS DE CAUSE GLANDULAIRE. L
Dans ce groupe il faut ranger en dernière analyse lés 0 stérilités persistant chez d'anciennes opérées ne présen- : : tant aucune lésion de l’arbre utéro-salpingien et ayant conservé une perméabilité tubaire voisine de la normale. C'est à des lésions ovariennes qu'il faut alors 3 penser. ñ
Celles-ci peuvent être envisagées et classées en :
«) aflections proprement dites de l'ovaire restant ; |
b) syndromes endocriniens.
‘ a) affections proprement dites de l'ovaire restant. Lorsque, lors de la castration unilatérale, l’ovaire du
côté opposé était sain, il n’y a évidemment aucune raison de suspecter & priori une lésion de cet organe lors- s que lon constale une stérilité post- ORCPAIBRE persis- à tante. 1 s 3
Mais, il peut d’une on ct se trouver + atteint secondairement de lésions tumorales telles que : kystes, cysto-sarcomes, fibro-sarcomes, etc. expliquant aisément en pareil cas la stérilité. :
De telles lésions ne peuvent échapper à un examen clinique soigneux et expliquent aisément cette stérilité.
Il semble d’ailleurs que les kystes vrais de los à ne constituent pas un empêchement insurmontable 3 la fécondation. -
Beaucoup plus iréquentes sont des lésions discrètes
SPL AEAS de l'ovaire dont l'importance au point de vue stérilité est autrement grande que des lésions kystiques volumineuses.
La dégénérescence scléro-kystique diffuse, malgré des lésions beaucoup moins apparentes, moins massives, entraine très fréquemment l’infécondité. Les microkystes et la sclérose qui les entoure semblent étoufter les parties saines de l'organe et en empêcher le fonctionnement normal. Il en est de même des altérations consécutives aux salpingo-ovarites consistant en petits abcès corticaux, adhérences et sclérose progressive.
Toutes ces lésions, discrètes, histologiques en quelque sorte de l’ovaire, sont à la base d’un certain nombre de stérilités post-opératoires, d'autant plus qu’elles coexistent très fréquemment avec des lésions tubaires associées.
L'examen de l’ovaire sain lors de la première intervention permet même souvent de prévoir cette éventualilé en montrant tantôt ces gros ovaires durs et bourrés de micro-kystes remplis de liquide citrin, tantôt un ovaire rétraclé et de volume fortement diminué.
Cependant lorsque des causes tubaires ou utérines ne . viennent pas compromettre encore davantage la fécondabilité de la malade, cet ovaire du côté opposé, même malade, doit être conservé car des grossesses inattendues peuvent cependant en provenir tout de mème.
Cliniquement ce sera bien souvent par la perception au toucher d’un ovaire gros, dur, douloureux, roulant sous le doigt, que l’on pensera à cet ordre de lésions chez une femme ne présentant par ailleurs aucune
MARTIN | 4