‹ LavoisierChapitre 108 sur 150 · Lettre du 22 fructidor an IIT, 9 août · texte numérisé non relu

Lettre du 22 fructidor an IIT, 9 août

2. Cet hôtel a été démoli en 1841; on a ouvert sur son emplacement la rue Lavoisier et la rue Rumford. Cette dernière a disparu par le percement du boulevard Haussmann.

3. La correspondance de Mme Lavoisier ne renferme aucune lettre des savants, comme Fourcroy, Hassenfratz, Guyton de Morveau, qui siégeaient en 179% sur les bancs de la Convention. Il est probable que Mme Lavoisier avait cessé toute relation avec eux.

lonel et reçut en Angleterre le titre de chevalier. En 1790, il passa au service de la Bavière comme aide de camp de l'électeur Charles-Georges, qui le nomma surintendant de la police. Dans l’exercice de ces fonctions, il déploya ses qualités d'administrateur et de savant, réorganisa l’armée bavaroiïse, et supprima la mendicité par la création d'ateliers de travail. Il faisait en même temps des expériences remarquables sur la chaleur ‘et la lumière, inventait le chauffage par la vapeur, et, en constatant le dégagement de chaleur produit par le forage des canons, indiquait la transformation du mouvement en calorique. Nommé comte de Rumford par l'électeur Charles-Georges, il quitta le service de la Bavière à la mort de celui-ei et vint alors fixer son séjour en France. Il avait de l'esprit, une conversation élevée, une grande réputation de philanthrope et d'homme de science. Il demanda en mariage M Lavoisier, qui, espérant trouver quelques jours heureux auprès d’un homme attaché comme Lavoisier aux progrès des sciences et au bonheur de l'humanité, consentit à l’'épouser; le mariage eut lieu le 22 octobre 1805. Mais bientôt des divergences de caractères et d'opinions se firent jour. Enfin, après quatre années de luttes et de récriminations, une séparation à l'amiable eut lieu en 1809°.

« Depuis cette époque, et pendant vingt-sept ans, dit Guizot, qui fréquenta le salon de M"*° de Rumford, aucun événement, on pourrait dire aucun incident, ne dérangea plus M"° de Rumford dans sa noble et agréable façon de vivre. Elle n’appartint plus qu’à ses amis et à la société qu'elle recevait avec un mélange assez singulier de rudesse et de politesse, toujours de très bonne compagnie et d'une

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