‹ LavoisierChapitre 128 sur 150 · Revue scientifique du 12 février · texte numérisé non relu

Revue scientifique du 12 février

chimie, les mémoires publiés dans le recueil de l’Académie des sciences et dans les deux volumes donnés par M”° Lavoisier, l’'Instruction sur la construction des alambics et un certain nombre de rapports ou de mémoires inédits trouvés dans les papiers de Lavoisier. Un tome cinquième doit contenir les mémoires de minéralogie, les travaux sur le salpêtre, les recherches agricoles et économiques.

Notices biographiques.

NoriCE SUR LA VIE ET LES OUVRAGES DE LAVOISIER, par Jérôme Lalande. (Magasin encyclopédique, t. NV, p. 174, 1795.) Brochure in-8 de 15 pages.

NOïTiCE SUR LA VIE ET LES TRAVAUX DE LAVOISIER, PRÉCÉDÉE D'UN DISCOURS SUR LES FUNÉRAILLES ET SUIVI D'UNE ODE SUR L'IMMORTALITÉ DE L'AME. À Paris, de l'imprimerie de la feuille du Cultivateur, l’an quatrième, in-8 de 60 pages.

Le discours sur les funérailles est de Mulot, la notice est de Fourcroy; /’Ode à l’immortalité de Désaudray. Le tout fut lu au Lycée des arts le 15 thermidor an IV, lors de la cérémonie funèbre en l'honneur de Lavoisier.

Dans la Collection des portraits d'hommes de la Révolution, publiée en 1796, par Bonneville, on trouve une courte notice due à Quénaud, qui avait été un des collègues de Lavoisier à la Commune de 1789. Les jugements de Quénaud me paraissent fort suspects sur plusieurs points. En effet, après avoir dit : «Il n’épargnait rien pour découvrir une vérité, et ne caleulait ni la peine ni l'argent quand il s'agissait d'avancer d’un pas », Quénaud ajoute: «C’est sans

doute cette passion de recherches qui l'avait rendu avare, insensible même à l'égard de tout ce qui l'approchait; c’est étude peut-être qui l'avait rendu si humoreux que son intérieur avait souvent beaucoup à souffrir; il n'avait pas le talent de la parole et il n’écrivait pas bien, mais il avait tant d'ordre dans ses idées, tant de justesse dans son raisonnement, tant de précision dans les faits, qu’à moins de se boucher les oreilles et les yeux, il fallait se convaincre. »

ÉLoce De Lavoisier. par le D' Deymann, d'Amsterdam, prononcé à la Société Concordia et Libertate (en hollandais), imprimé dans Niewe Scheikundige Biblioteeck, 1"° D. Amsterdam, 1799, in-8.

Norice publiée en Allemagne dans Scherer’s Nachtrag zu der Grundzigen der neueren Chemie, 1798.

Ces deux notices que je n'ai pas eues entre les mains sontindiquées par le D’ Kesteloot, de l'Université de Leyde, dans l'édition qu’il a donnée des discours de Cuvier et de Delambre sur les progrès des sciences.

ARTICLE «Lavoisier » dans les Srècles littéraires de la France, de Desessarts, publiés en 1800 et 1801, mauvaise compilation à laquelle on ne peut accorder de confiance; cette notice est remplie d'indications erronées.

Cuvier. Article Lavoisier dans la Biographie Michaud. Cette notice, quoique rédigée d’après des notes fournies par M"° Lavoisier, renferme cependant quelques erreurs, c’est la source où ont puisé tous les biographes qui ont écrit postérieurement et qu’il est inutile de citer.

Dans la Décade historique, le comte de Ségur a rappelé en quelques lignes tous les titres du grand homme à l’admiration de la postérité :

« Cet homme rare, qui enrichit vingt ans sa patrie de nombreuses découvertes, avait fait une révolution dans les

sciences; renversant la fausse doctrine du phlogistique, il. avait créé celle des fluides élastiques. Auteur d’un système

complet partout admiré, la nouvelle chimie lui doit sa méthode et ses progrès ; on n'oubliera jamais ses travaux sur la nature de l'air, sur la combustion, sur les propriétés de la chaleur, sur la dissolution des métaux, sur la végétation, sur la fermentation, sur l’animalisation.

«Il contribua aux triomphes des Français en augmentant la force de la poudre, en nous affranchissant du tribut que nous payions à l'étranger pour le salpêtre, en simplifiant l’art d'obtenir le gaz contenu dans les globes aérosta-

tiques qui découvraient, en s’élevant, la manœuvre des | ,

ennemis, et nous indiquaient, du haut des airs, le chemin de la victoire. Il facilita par ses calculs le travail des nouvelles mesures, ct découvrit aux agriculteurs le secret de doubler leurs produits ; il apprit par son arithmétique poli-

lique, aux administrateurs, de nouveaux et faciles moyens

d'ordre pour la comptabilité. Sa fortune était consacrée à soutenir les savants, à étendre les sciences, à perfectionner leurs instruments » (De Ségur, Décade historique, édition de 1826, t. II, p. 209.)

Jugements.

Fourcroy. Article Chimie du Dictionnaire de chimie de l'Encyclopédie méthodique (paru l'an IV, 1797). Fourcroy a exposé avec de grands détails l’œuvre de Lavoisier dans ce travail qui est une véritable histoire de la chimie; la partie consacrée à la période qui s'étend de 1790 à 1795 occupe 400 pages in-4 à 2 colonnes, d'un texte très serré. (Voir aussi Système des connaissances chimiques, discours préliminaire p. x1v, ett. [, p. 36.) |

Bior. Essai sur l'histoire générale des sciences pendant la Révolution, an XI, 1803, in-8.

LAS res Ê Dot as

Cuvier. Rapport historique sur les progrès des sciences naturelles depuis 1789, 1810, in-8.

Dumas. Plulosophie chimique, 1835, in-8.

HisToiRE DES LÉGISLATEURS CHIMISTES : Lavoisier, Berthollet, Humphry Davy, par Kirsewsky. Francfort s. M. 1845, petit in-8 de 157 pages.

Hœrer. Artcle Lavoisier de la Biographie Didot.

Cnevreut. Journal des savants, 1859.

H. Korr, Æestorre de la chimie, 1841 (en allemand). Nous ceiterons seulement le jugement porté par M. Kopp sur l’œuvre de Lavoisier! :

« Ses travaux chimiques sont tous caractérisés par la précision dans l'observation, la description magistrale des faits, ainsi que par une exposition claire des conclusions à en tirer. Ingénieux dans le choix des moyens à utiliser pour ses recherches, inventif dans la construction d’appareils nouveaux et appropriés, et dans l’application nouvelle de ceux que l’on connaissait déjà; patient dans toutes ses investigations, et ayant toujours un but bien défini devant les yeux, et dont il ne se laissait pas détourner par d’autres travaux, Lavoisier est parvenu à obtenir en chimie des déterminations plus précises des faits qu’on ne l'avait fait jusque-là, et à ériger sur ces faits des vues théoriques plus justes et plus étendues que celles d'aucun de ses prédécesseurs.

« .… Les recherches de Lavoisier, qui sont corrélatives de la fondation des théories chimiques nouvelles ne constituent point des fragments détachés d’une activité qui s'exerce çà et là à des questions différentes de la chimie; mais une seule et unique pensée traverse tous ses travaux et les relie entre eux : l'explication de la calcination, de

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