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efforts pour se l'attacher, et Baïf pour le regagner à la France*, qu'il servit plus tard en Provence et en Piémont. Pour l'Arétin, il n'en coûta qu'une chaîne d'or et cent écus. Par exemple, il faillit ne rien recevoir. L'ambassadeur n'avait pu retenir l'expression de son mépris pour le vénal pamphlétaire : «... Homme sans invention d'esperit... La grâce qu'il a [à] dire mal de ung chalcun ne procedde de son esperit mais de la maulvoise nature des hommes, lesquels preignent plaisir de sentyr dire mal d'aultruy.... Ne puis veoir que l'on puisse acquérir honneur pour fere compte de ung tel homme*. » Baïf se ravisa; il biffa ce passage dans sa lettre au Grand Maître, et l'Arétin eut sa chaîne d'or, dont il se glorifie dans une de ses lettres 3 .
Reste à glaner dans toute cette correspondance ce qui ne concerne pas les questions diplomatiques. M. Décrue, dans les quelques lignes consacrées à notre personnage au cours de sa remarquable étude sur Montmorency, dit que toute la mission dé Baïf, après le traité de Cambrai, paraît se borner à la recherche des sacres ou faucons pour les chasses de la cour 4 . Oui, ces intéressants animaux tiennent une grande place dans les minutes de l'ambassadeur 5 ; heureux quand on ne le charge pas d'emplettes encore moins nobles (couleurs pour les peintres du roi*, drap d'or pour la duchesse de
1. ff. 145 vo, 191 v% 192, 217, 251, 252, 253 v% 271 V, 285 *\ 394, 434 V, 436.