fol. 89 v
3 toid. 9 et fol. 100.
Terbe bressan, une compaignie de poulies sans coq 1 ». Tout cela n'est pas bien grave, mais encore faut-il s'informer des événements confus qui se déroulent en Hongrie, entre les deux rois compétiteurs, Jean et Ferdinand, et, en Italie, suivre les menées de la curie romaine, qui emploie, « ung nommé Guyssardin [Guichardin] * ». En 1532-1533, correspondance très active (plusieurs lettres par semaine, et souvenons-nous qu'il y eut beaucoup de messages en chiffre), avec moins d'événements encore. A Florence, rentrée dans l'ordre, gouverne en réalité « le Guysardin 5 »; à Venise, l'empereur, déjà las de la paix, intrigue vainement pour pousser la Seigneurie dans une nouvelle ligue contre la France 4 , et, dans le Milanais, Merveille, agent français envoyé auprès de Sforza, périt assassiné 8 . Quand Baïf a des loisirs, il les met à profit pour entretenir dans de bonnes dispositions les partisans du roi, ou pour chercher à acquérir, on dirait mieux à acheter, des amis à son souverain. Capitaines faméliques, cardinaux besogneux 6 , gentilshommes siciliens ou napolitains qu'il faut d'abord tirer de la misère ou du cachot, je ne vois, en dehors ou à propos de cette clientèle de quémandeurs, que deux noms à citer : Rangone et l'Arétin. Le comte Guido Rangone était un officier de valeur. D'abord partisan de la France, il avait renvoyé au roi son collier de l'ordre de Saint-Michel 7 , parce qu'on le laissait «ans argent pour l'entretien de sa compagnie, et qu'il exigeait autre chose que de belles paroles 8 . L'empereur fit de grands