‹ Lazare de BaïfChapitre 28 sur 79 · fol. 62, et beaucoup de lettres. Cf. Du^iiy 265, fol · texte numérisé non relu

fol. 62, et beaucoup de lettres. Cf. Du^iiy 265, fol

b. Luther, Erasme. Voir Charrièrk, op. cit., p. 175, note.

dont elle servait le désir de pousser les derniers « barbares », entendez les Français et les Impériaux, hors de la péninsule. Pour bien juger Baïf, il faut dire simplement que ce fut un excellent agent d'information. Toujours en éveil, diligent* actif, il transmet à la cour chaque fait, chaque bruit, chaque rumeur. À l'occasion, il transmet à la fois le vrai et le faux : le roi choisira 1 . Avec un tel ministre, Montmorency semblait voir par lui-même. De là l'étendue de cette correspondance. Et cela dans un poste éloigné, entouré d'ennemis, excellent pour observer, très mauvais pour correspondre, sorte d'« arrièrebouticle* », d'où il envoie, par les messagers qu'il peut 3 , des dépêches fréquemment interceptées 4 . Auprès de la Seigneurie, s'il n'eut pas lieu d'attacher son nom à quelque grande négociation, il déploya des qualités aimables et utiles. Il sut dissiper la prévention et la rancune contre la France qui l'attendaient au début de sa mission. Quelle mission ! ne l'oublions pas : représenter le roi chez un peuple que le roi abandonnait au traité de Cambrai. Et quel peuple ! « Una bellua multorum capitum, monstre bien mal aysé à cognoistre 8 . » Se donna-t-ii beaucoup de mal pour en étudier, comme il le promettait au cardinal de Lorraine, l'étrange complexion?Il voulut plaire, et y réussit. Désireux avant tout qu'on lui fît « bon visage 6 », il entretenait les Vénitiens « de doulceur et honnestes paroles 7 », allant jusqu'à atténuer, quand bon lui semblait, les commu-

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