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nications trop sévères que la cour le chargeait de transmettre 1 ; et cette diplomatie d'homme du monde servit autant les intérêts de la France qu'une attitude agressive et cassante. Nous avons vu qu'en 1552, Baïf détourna les Vénitiens de la coalition machinée par Charles-Quint contre la France. On peut lire dans une de ses lettres 1 l'analyse du discours qu'il prononça au Sénat, de son propre mouvement et avant toute instruction, vu l'urgence. Ce n'était pas un mince service que d'empêcher la reprise des hostilités dans des conditions défavorables pour notre pays. Enfin il se ménagea des intelligences dans Gênes en se conciliant Pierre Fregose et des capitaines mécontents qui ne demandaient qu'à passer sous la domination royale, et il ne tint pas à lui peut-être qu'on ne prît une revanche de la défection de Doria\ Que pouvaient demander de plus et le roi et Montmorency? Non, l'amour des lettres et des arts ne compromettait ni les -résultats ni le prestige. Deux siècles plus tard, ce ne sont pas des manuscrits ou des sculpteurs que notre ambassade à Venise cherchera à procurer au roi de France, ce sont des danseuses 4 .
Tel apparaît, d'après les pièces officielles, l'homme public. Voyons l'homme privé.