Broré, Opéra, t. II, p
Pour l'écriture Greque, Ecrivain ordinere De vos Granpere et Père et le vostre, ut salere Pour à l'accent des Grecs ma parole dresser, Et ma main sur le trac de sa lettre adresser '.
Lazare de Baïf avait certainement connu Ange Yergèce à Venise, où l'habile calligraphe séjourna de 1530 à 1535* ; l'écriture de ce Grec était si belle qu'elle servit, dit-on, de modèle à Robert Estienne pour t ses caractères. Je mets entre parenthèses les mots « le docte Bonamy », pour montrer qu'ils forment une apposition à « Lazare », et pour éviter l'erreur de certains biographes 5 , qui voient dans l'italien Lazare Buonamici, alors décédé, un troisième précepteur de Jean- Ântoine. Ce passage convenablement entendu nous apprend que Charles Estienne avait reçu (à Padoue très probablement) les leçons de Lazare Buonamici : particularité inconnue à Renouard, le biographe de tous les Estienne 4 . Médecin et humaniste, Charles Estienne, un des fils de Henri, avait déjà signé, à l'époque où nous placent les souvenirs de Jean- Antoine, diverses monographies sur les jardins, les prés, les vignobles, les arbres, etc. (plus tard réunies sous le nom de Praedium rusticum). Au cours des années 1535 et suivantes, il réduisit en abrégés les ouvrages de Baïf 5 afin de mettre l'érudition de celui-ci à la portée des jeunes écoliers. Ce n'est pas tout. Ayant eu connaissance de la partie des Com-