‹ Lazare de BaïfChapitre 51 sur 79 · Yoir plus loin la Bibliographie · texte numérisé non relu

Yoir plus loin la Bibliographie

mentarii hnguae latmae d'Etienne Dolet qu'on imprimait alors, et qui contenait un exposé de la Res navalis, Charles Es tienne, dans l'abrégé du traité de Baïf De re navali qu'il donna en 1537, prit violemment à partie Etienne Dolet, en l'accusant d'avoir pillé Baïf. Dolet écrivit à Baïf pour se justifier 1 , et réfuta point par point l'accusation*. Au reste, cette querelle entre Charles Estienne et Dolet paraît avoir laissé fort indifférent Baïf lui-même. J'ajoute que, dans ses Commentaires, auxquels il mettait alors la dernière main, Dolet parlait de lui avec une courtoisie déférante : « Yir tum graece, tum latine doctissimus 3 ». Dans une amplification visiblement imitée, pour l'idée et pour la forme, par Etienne Pasquier 4 , Dolet passe en revue les écrivains qui ont livré la guerre à l'ignorance. Le primipilus, le chef de file, c'est Budé. Derrière lui, Dolet donne une place à Lazare de Baïf, avec Longueil, Simon de Villeneuve, Brice, Toussaint,. Macrin, Vulteius, Pierre Gilles (nous connaissons ces noms), et d'autres encore 8 .

Ce que Jean-Antoine ne dit pas, c'est que, sur ces entrefaites, son père obtint un office de maître des requêtes de l'hôtel du roi. Ce titre considérable, Blanchard ne le donne à Baïf qu'en 1541 6 . Un exemplaire de son ouvrage, qui a appartenu à Gaignières 7 , porte en marge une note manuscrite de celui-ci

1. Voir la lettre d'Etienne Dolet à Lazare de Baïf en tête de l'opuscule intitulé : S. Doleti de Re navali liber adLazarum Bayfium. Lyon, 1537.

2. Voir R. Copley-Christie, Etienne Dolet..., trad. française par C. Stryenski. Paris, 1886, p. 262-268.

3. Commentariorum linguae latinae tomi II S. Doleto Gallo Aurelio autore. Lyon, 1536-1538, t. II, col. 178.

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