Sic, probablement pour ëvtea. (Note de M. de Nolhac
contingere, quam utrique vestrum eam operam praestare, quae vobisesset grata, ut video, mihi vero non facilis tantummodo, sed etiam et utilis et honorifica? Istis enim vestris lucubrationibus subinde permutandis missitandisque atque etiam lectitandis, sensîm exuo et nationis barbarae et ignorationis nubeculam, in diesque singulos adliterascapescendas^vidior sum, ne dicam capacior; quod quidem ipsum omnibus omnium divitijs anteponere sum solitus. Vale ac mihi fréquenter id genus negocij dato, quod minime operosum est maximeque nobis fructuosum. Iterum vale ac nos amare perge, subitariamque sciptionem boni consule, neque enim meditandi taedium ferre possum hoc tempore.
Tuus ex animo Lazarus Baifius.
(Bibl. Barber., XXXI, 43, fol. 194.)
N°V (voir page 61).
Vendredi xxvij e jour de mars mil v'xxxiij (avant Pasques).
Ce jour, sur les lectres patentes du Roy, données a Bloys le xvij e novembre mil v°xxx, par lesquelles et pour les causes, contenues en icelles, ledict seigneur a donné à Maistre Lazare de Bayf, Docteur es Droits, Testât et office de Conseiller Clerc en ladicte Court, vacant par le trespas de feu Maistre Loys Courtin, dernier paisible possesseur d'icelluy estât et office, lesdictes lectres veues, et oy le Rapport des Commissaires, commis à examiner ledict de Bayf, a esté arresté que ledict de Bayf seroit receu audict estât et office de Conseiller Clerc en ladicte Court, au lieu dudict Courtin. Et après que ledict de
1. Je transcris ce mot tel que le donne M. de Nolhac, mais je pense qu'il faut lire capessendas.
Bayf mandé a affirmé par serment que, pour parvenir audict estât et office, il n'avoit donné ne fait donner, promis ne fait promectre espérance de donner ou faire donner or, argent, nyauître choses equipofent, a este reeeu et fait le serment acoustumé.
(Archives nat., X'\ 1557, fol. 197.)
N°VI (voir page 62).
Lundy xv c jour de mars mil v c xxxvi.
Ce jour, toutes les chambres assemblées en la Cour de céans M e Lazare de Bayf, conseiller en icelle, lequel de par elle avoit été envoyé vers le Roy pour lui faire les remonstrancés de par icelle touchant la réception de M 68 Bertrand Le Lièvre 1 et Jacques Desligneris*, que le Roy avoit pourvéus des offices de conseillers clercz en ladite Court, combien qu'ilz soient mariez, et, présentées a ladite Court les lettres que le Roy et le chancellierde France escripvoient.a ladite Court, et icelles leues,a dit que suivant la charge, mémoires et instructions a luy baillez par icelle Court, il s'estoit tiré à Cremyeu, où le Roy estoit, et qu'il avoit présenté au Roy et audit chancellier les lettres missives que ladite Court leur envoyoit, et que le Roy l'avoit renvoyé vers ledit chancelier pour lui dire ce qu'il avoit à dire de la part de ladite Court, ce qu'il avoit fait, et que ledit chancellier lui avoit fait response que quant audit Le Lièvre, qui avoit été premièrement pourvu d'un office de conseiller
1. Peut-être un fils de Jean Le Lièvre de La Grange (1460-1525), qui s'était signalé comme avocat général en protestant contre l'abolition de la pragmatique lors du Concordat de 1517.
2. Devint président aux enquêtes; Catalogue des Actes de François / or , t. IV, p. 682, n* 14176.
clerc, avoit depuis esté pourveu d'un office de conseiller lay, en sorte que quant à lui n'y avoit plus d'excuse. Quant à Ligneris, il plaisoit au Roy qu'il fut receu en l'estat de conseiller auquel il avoit été promeu en faveur du cardinal de Bellay et du S r de Langey, son frère, qui faisoient beaucoup de services au Roy et meritoient bien que l'on feist quelque chose pour eulx. Mais que le voulloir et intentions du Roy estoient que, occourans les vacations des offices de conseillers en ladite Court, il pourvoiroit les genslaiz, pourveus des offices de conseillers clerz, d'offices layes, en sorte que l'ordre de l'institution des conseillers de ladite Court seroit mis en son estât. Et sur ce, les gens du Roy mandez, Cappcl 1 , advocat du Roy, a dit que la Court savoit l'ordre de la qualité des offices des conseillers de la Court et ce que autreffoys le Roy mesme avoit dit en plaine Court du fait des offices de conseillers clerz qui se bailloient aux gens laiz et mariez, si entendoit-il qu'il y avoit registre céans fait que le Roy avoit déclaré, quelque dispense qu'il baillast, son ordonnance soit et eut lieu. A cette cause tendront Tordre a ce que l'ordonnance tint neantmoins, par ce que le Roy vouloit que en faveur du cardinal du Bellay, et du S r de Langey, son frère, que Desligneris fust receu pour ceste fois et sans tirer à conséquence, il ne vouloit empescher que ledit Desligneris ne feust receu et joyt de sa dispense, joinct qu'il est homme d'expérience et savoir, grant intégrité et vertu, et sur ce, la matière mise en délibération, que ledit Desligneris seroit receu après avoir été examiné.
(Archives nat., X u . 1539, fol. 172.)
1. Ce magistrat et l'un des deux conseillers en cause sont désignés, sous les noms de Capel et de Ligner y, dans une strophe du Folastrissime voyage d'Hercueil de Ronsard. Voir Ronsard, éd. P. BL, t. VI, p. 5651. Cf. t. H, p. 337, et t. VII, p. 206. M. Blanchemain a ignoré l'identité de ces personnages et proposé pour Capel (t. VIII, p. 318) une identification erronée.
N° VU (voir page 63).
Ad Lazarum Bayfium supremae Curiae Consiliariutn.
Lumen supremae, Lazare, Curiae, Legationis munere. regiae Qui functus, aeternum reportas Patribus a Yenetis honorent :
Turbae imperitae barbara factio Quid moliatur providus aspicis, Quantoque conspiret furore Artium in interitum bonarum.
Quod ni patronum res te Heliconia Sit nacta fortem, et vindice ni manu Tutere lorica trilicique Ejus opes prope dissipatas :
De disciplinis ilicet omnibus, Quas libérales jure bono vocant, Utraque de lingua sit actum, et Parisiae studiis Minervae.
Atqui Herculano robore praeditus, Pulchraeque adactus vi Sapientiae, Consorte Budaeo, profani Monstra domas furiosa vulgi.
Contra loquacem barbariem tibi est Contentio acris, jugeque praelium, Constanter hostiles retundenti Aegide Palladia tumultus.
Dam ni quid et res necubi musica Defensor obstas, accipiat, vigil :
Et luce librorum lugantur Cimmeriae tenebrae tuorum ;
Giyilibus tu lampada legibus PraefersScoruscam, nubila discutis, Nodosque subtili latentes Mentis acutae acie resolvis.
Débet disertus causidicus tibi, Débet juventus, Lazare, gallica, et Si nosse cui curae est biremes Usa quibus pelago vetustas.
Hujus precamur propositi tenax Àrtes bonas ô more tuo fove ; Sic Régis invicti favore Semper bonorifico f maris .
(S. Macrini Hymnorum libri VI. Paris, 1537, p. 83-84.)
N" VIII et IX (voir page 70).
Françoys, par la grâce de Dieu Roy de France.
À nostre amé et féal conseiller et trésorier de nostre espargne, M e Jehan du Val, salut et dilection. Nous voulons et vous mandons que des deniers de nostredite espargne, vous paiez, baillez et délivrez comptant à nostre amé et féal conseiller et maistre des requestes ordinaires de nostre h os tel, M e Lazare de Baïf, lequel nous envoyons présentement nostre ambassadeur au pais d'Allemaigne, pour conférer avec aucuns princes, seigneurs et potentatz audit pais d'Allemaigne, d'aucunes choses concernans le bien universel de la chrestienté, et autres affaires d'importance pour nostre service, que ne voulons estre cy autrement declairez, la somme de dixhuict cens livres tournois que nous luy avons ordonnée et ordonnons par ces présentes, pour ses journées, vaccacions et
despence en ladite charge de nostre ambassadeur audit pais d'Allemaigne , durant quatrevingt-dix journées commançans cejourd'huy et finissans le xuu e jour d'Aoust prochainement venant, qui est à raison de xx livres tournois que nous lui avons taxées et ordonnées, taxons et ordonnons pour chacune desdites journées. Et par rapportant cesdites présentes, signées de nostre main, avec quictance dudit de Baïf sur ce suffisante seulement, nous voulons ladite somme dexvm c 1. t. estre passée et allouée en la despence de vos comptes et rabatue de vostre recepte de nostredite épargne par nos amez et feaulx les gens de noz comptes, ausquelz nous mandons ainsi le faire sans aucune difficulté. Et sans ce que du temps que ledit de Baïf aura vacqué en ladite charge et voyaige, ne de la despence qu'il fera en icelluy, vous soyez tenu faire autrement apparoir, dont nous vous avons relevé et relevons de grâce espécial par lesdites présentes, car tel [est] nostre plaisir, nonobstant quelzconques ordonnances, restrinctions, mandemens ou deffences à ce contraires. Donné à Sainct Germain en Laye, le xvi e jour de May, Tan de grâce mil cinq cens quarante et de nostre règne le vingt-sixiesme.
(Signé) Françoys. De par le Roy (signé) Bochetel.
(B. N., Mss, Fr., 26650, Dossier Balf, pièce 5.)
Je Lazare de Baïf, Conseiller du Roy et maistre des requestes ordinaires de son hostel, Confesse avoir receu comptant de maistre Jehan du Val, conseiller dudit Seigneur et Trésorier de son espargne, la somme de dixhuict cens livres tournois en vm c écus d'or soleil a xlv. sous pièce, a moy ordonnée par ledit Seigneur pour mes vaccacions, journées et despences en
la charge d'ambassadeur ou pays d'Allemaigne, ou ledit Seigneur m'envoye présentement pour conférer avec aucuns princes, seigneurs et potentatz dudit pays d'Allemaigne, d'aucunes choses concernans le bien universel de la chrestienté et autres affaires d'importance pour le service dudit seigneur, qu'il ne veult estre cy aultrement déclairez, et ce durant mi xx x journées, commençans cejourd'huy et finissansle xun e jour d'Àoust prochainement venant, qui est a raison de xx livres tournois que ledit seigneur m'a tauxez et ordonnez pour chacune desdites journées, de laquelle somme de xviu c 1. 1. je me tiens content et Jbien payé, et en quicte ledit maistre Jehan du Val, trésorier susdit, et tous autres. En tesmoing de ce, j'ay signé la présente de ma main, le seiziesme jour de May l'an mil cinq cens quarente. (Signé) de Bayf.
(B. N., Mss, Fr., 26650, Dossier Baïf, pièce 4.)
N°X (voir page 72).
Monseigneur, j'ay receu vostre lettre présentement pour à laquelle faire responce je ne vous sçaurois dire aultre sinon que le meilleur moyen que j'ay sceu penser pour advertir le Roy en diligence de ce qu'il se fera en ce pays, c'est de dresser la poste par Yitry. Mais il fauldroit, comme je croy qu'avez faict, en escripre à monseigneur le duc de Lorreine, affîn qu'il faice faire diligence par ses pays comme il m'a promis et comme je croy qu'il fera certainement. J'ay eu quelques lettres des protestans, desquelles je vous envoyé le double. Je vous prie les faire entendre au Roy et me en faire avoir responce, et, entre aultres, s'il est question d'accorder que il se face ung concilie, s'il plaist au Roy de le consentir, car de moy,
je ne accorderé ne consentiré rien que je ne aye lettres de Sa Majesté. Je vous diray davantaige qu'il n'est pas encores venu ung prince d'Allemaigne, sauf le duc de Brunnsvig et ung syen nepveu, et un nepveu du marquis de Brandeburg. On actend à demain le conte palatin et les aultres catholicques dedans quatre ou cinq jours, mais encorres n'est on point asseuré s'ilz viendront, et quand ilz seront venuz, je croy qu'il ne se fera pas grant chose, car les obediens ont aussi grant peur d'être reduictz a reformation comme les protestans. Vous verrez le sommaire de ce que les protestans demandent. Je vous prye me faire avoir responce bien ample et bien considérée à leur demande et en la plus grande diligence que vous pourez. Si monseigneur le connestable est de retour, il vous plaira luy dire [que] suyvant la lettre qu'il m'a escripte, j'ay parlé au docteur Celius 1 , lequel j'ay trouvé bon serviteur du Roy, et me en serviray ou je verre qu'il en sera besoing. Je vous ay faictla présente en diligence par ung chevaucheur de monseigneur de Lorreine. Je vous prie, m'excusez envers mondit seigneur le Connestable si je ne luy escriptz, car ledit chevaulcheur a grand peyne m'a peu donner loysir de vous escripre la présente, et avans [?] prieray le Créateur, monseigneur, vous donner en santé bonne vie et longue. De Haguene, ce VIII e jour de Juing. Votre meileur frère et serviteur,
de Bayf.
A Monsieur Monsieur de Villandry, Conseiller et Secrétaire des commandemens du Roy en Court.
(B. N., Mss, Fr., 3096, fol. 68.)
1. Probablement Micbel Coelius, maître es arts, qui prononça l'oraison funèbre de Luther.
N° XI (voir page 72).
Monsieur de Bayf. Je vous ay ce jourduy escript par une lettre que aurez par une autre voye que par cette poste; comme j'avoye reçeu la vostre du huitiesme de ce moys; par laquelle ay veu ce que m'avez fait savoir de la part du roy des Rommains mon bon frère, et du propoz qu'il vous a tenu ; a ce que je voulsisse escripre une lettre au sieur Jhéromme LasqUy 1 de la substance contenue en la vostre, et pour autant que par mon autre depesche je luy faiz bien ample responce sur ce que luy mesmes m'en a escript, de laquelle responce vous trouverez le double dedans ma dite autre lettre, cela sera cause que par la présente je ne vous en repplicqueray autre chose sinon que je ne veulx point, au cas que la présente soit premièrement en voz mains, que ma dite première depesche, que vous faciez entendre aucune chose audit seigneur roy des Rommains du contenu en cest article, mays que vous actendiez l'arrivée de ma dite autre lettre et aussi qu'il aye receu celle que je luy escriptz avant que de luy en parler.
Au demeurant, Monsieur de Bayf, quant au double d'une lettre d'aucuns protestans que avez envoyée pardeça pour me monstrer, sur laquelle vous désirez que je vous face savoir ce que vous aurez a faire la dessus, je vous advise que je n'entends point que vous faciez responce a cela, ny a autres choses qui vous puissent estre escriptes, présentées, ne myses en avant ; mays que vous vous guidez et conduisez entièrement selon et ainsi que je vous dys a vostre partement, et que contient l'instruction que je vous ay baillée, car vous savez que la principalle cause pour laquelle je vous ay envoyé par delà,
1. Jérôme Laski (1496-1541), ambassadeur auprès de François l* r en 1519 et 1523, frère de Stanislas Laski (1500-1549), guerrier, diplomate et écrivain, et de Jean Laski (1499-1560), le célèbre réformateur polonais.
c'est pour veoir et entendre a la vérité les choses que Ton vouldra mectre en avant d'une part et d'autre, les responces qui y seront faictes, tant par les gens de l'empereur par ceuli dudit seigneur roy des Rommains que par autres, pour de tout m'advertir bien au long et par le menu, et aussi de ce que vous verrez et sentirez ou les affaires seront pour tumber, vous conduisant au demourant saigement et prudemment en la charge que je vous ay donnée, sans passer plus oultre que le contenu en votredite instruction ; et si l'on vient a vous tenir propoz du fait du concilie vous respondrez suivant ce que je vous en ay dit, que je trouveray tousjours très bon qu'il se face, pourveu qu'il soit libre et intimé comme il doit estre, et tenu en lieu neutre et de sceur accez ; car c'est ainsi que ung concilie se doibt faire et non autrement, qui en veult avoir bonne yssue. Et au reste Monsieur de Bayf a vous parler ouvertement, entendez que le plus grant service que vous me scauriez faire, comme je vous ay dernièrement escript, ce sera d'avoir bien l'œil a ce que a la dyette la ou vous estes il ne se face, conclue ny arreste chose qui puisse estre au bien, prouffit et utilité desditz sieurs Empereur et Roy des Rommains, ny de leurs grandeurs et advantaige ; mays il est besoing que vous vous conduisez en cest endroit si secrètement et modestement qu'il n'en puisse venir une seule chose a la congnoissance de personne, car vous sçavez de combien cela importe, et sur tout mectez peine de bien entretenir tous mes amys, et de m'en gaigner encores de nouveaulx s'il est possible ; car c'est chose qui est très requise et nécessaire comme savez 1 ; qui est tout ce que je vous diray pour ceste heure, sinon que vous me ferez plaisir de me faire responce a la présente, et de me faire savoir de voz nouvelles le plus souvent que vous pourrez.
1, Tout ce passage, depuis : « Et au reste Monsieur de Bayf... » a été souligné^ sans doute par Baïf.
Priant Dieu, Monsieur de Bayf, qu'il vous ayt en sa saincte et digne garde. Escript a Fontainebleau le xv me jour de Juing mil V quarente.
(B. N., ifs*, Fr., 3020, fol. 77.)
N°XII (voir page 75).
Emditissimo atque clarissimo viro Lazaro Baifio, nunc Haganoae agenti. Domino atque Patrono suo plane observando.
Multa mihi grata atque accepta ab hominibus praesertim doctis acciderunt. Nihil aut gratius aut amabilius unquam mihi contigit quam quod tua humanitas atque benevolentia erga parentem meum et me adeo magna sit ut etiam (tametsi sis maximae dignitatis, quoniam es Legatus régis potentissimi atque clarissimi) me compellare atque examinare ausus sis. Quod maximo mihi indicio est te insigni quadam et singulari mansuetudine atque <pt^av0po>7uta praeditum esse. Atque haec ut sit erga nos perpétua atque diuturna te etiam atque id oratum velim. Et si quid tibi praeterea obvenerit novi de ea re quae nunc agitur Haganoae, cujus procul dubio patrem scio esse cupidissimum, rogo ne tua humanitas gravetur de his vel minimas atque brevissimas ad ipsum literas ad ipsum [sic] dare. Quod si feceris me omnibus modis te celebraturum experieris. Ad haec mitto tibi civitatem Genuam mea manu pictam, quod sit monumentum et pignus amoris erga te mei. Vale. Pater meus tui amantissime diligentissime salutat, et seipsum et me tibi cupit esse commendatissimos. Saluta meo [nomine] totam tuam familiam, praesertim eos qui sunt
studiosi bonarum literarum et mecum nonnihil commentati sunt.
T. Nie. Gerbelius f.
(Archives de Saint-Thomas de Strasbourg, Epistolae ad hiêtoriam ecclesiasticam saec. I VI pertinentes,)
N M Xffl et XTV (voir page 79).
A tous ceulx qui ces présentes lettres verront, Lazare de Bayf, Abbé de Charroux, Conseiller du Roy nostre Sire et Maistre des requestes ordinaires de son Hostel, commissaire et procureur spécial d'icelui seigneur pour faire l'aliénation vente et engaigement des dommaines gabelles aydes et impositions d'icelui seigneur, et tailles en la généralité de Langue d'oil [Languedoc] ainsi qu'il appert par les lettres patentes et commission du Roy nostre dit seigneur données a Sainct Maur des Fossez le dixiesme jour de Juillet Tan mil v c quarente quatre signées Françoys, et sur le reply par le Roy en son conseil de Neufville. Et aultres données a Coings l'abbaye le vingt quatriesme jour d'Aoust ensuivant, icelles lettres leues, publiées -et enregistrées en courtz de Parlement Chambre # des comptes et généraulx de la justice des aydes a Paris le vidimus desquelles duement collationné a l'original est cy actaché a la marge de ces présentes soubz nostre scel , Scavoir faisons que en proceddant au faict desdites lettres de commission après avoir sur ce l'advis des officiers du Roy nostredit seigneur en la séneschaucée de Poictou suivant le pouvoir a nous donné par icelui seigneur avons pour et au nom dudit seigneur et en vertu dudit pouvoir vendu ceddé quicté délaissé et transporté, et par ces présentes vendons ceddons quictons
délaissons et transportons a toujours mais audit nom de commissaire et procureur spécial du Roy nostredit seigneur soubz faculté de réméré et rachapt perpétuel a René Escoture et Marie Gazeau sa mère de Luzignen presens et acceptans pour eulx leurs hoirs et ayans cause c'est assavoir cinquantequatre solz tournois a prandre et recepvoir et percevoir sur la prévosté de Lusignen. Ceste présente vendition transport et délay par nous ainsi faict comme dit est moyennant la somme de dixhuict escuz d'or sol qu'ilz ont payé et baillé par lesdits achapteurs a noble homme Guillaume de Moraines recepveur général pour ledit seigneur en Poictou scavoir est en une quictance de la somme de dix escuz sol. par cy devant prestes audit seigneur pour ses grandz et urgens affaires comme appert par quictance de maistre Jehan Laguette trésorier et recepveur général pour ledit seigneur de ses finances extraordinaires et parties casuelles en datte de l'an mil v c xui qui est demeuré deschargié de ladite somme et oultre huict escuz soleil faisant le parfaict de ladite somme de dixhuict escuz qui présentement et comptant a été payée et livrée audit de Moraines dont il baille sa quictance attachée au hault de la marge de ces présentes ausdits achapteurs, icelle quitance dactée du vingtneufiesme jour de septembre mil v c quarente quatre. Et moyennant icelle somme avons pour et au nom dudit seigneur transporté ladite rente auxdits achapteurs et leurs ayans cause aux conditions susdites et du jourd'huy les avons saisiz et vestuz et a eulx baillé la possession et propriété pour doresnavant en joir et prandre ladite rente comme de leur propre chose et héritaige a commancer du premier jour d'Octobre prochain venant et devestu et dessaisy le Roy nostredit seigneur soubz condition toutesfoys de la faculté de réméré et rachapt perpétuel et rachapt perpétuel [sic] de pouvoir par ledit seigneur et ses successeurs Roys retirer ladite
renie efl rendant et payant ausdits achapteurs leurs hoirs ou successeurs ladite somme de dixhuict escuz paies comme dit est; si permectons audit nom pour le Roy nostredit seigneur ausdits achapteurs et leurs ayans pour euk cause prandre et pereepvoir ladite rente comme dit est; Mandans au recepveur du dommaine du Roy en la ville et chastellenie de Poictiers et aultres qu'il appartiendra qu'ilz facent joyr et user lesdits achapteurs de ladite rente ainsi vendue en leur faisant deffense de ne troubler et enpescher aucunement lesdits achapteurs en ce que dit est vendu ; Promectant pour et au nom dudit seigneur garentir ladite rente ainsi vendue. En tesmoing de ce nous avons signé ces présentes de nostre seing et faict sceller du scel de noz armes le vingtneufiesme jour de septembre l'an mil cinq cens quarente quatre.
(Signé) de Bayf.
(B. N., Mss, Fr., 26650, Dossier Batf, pièce 6.)
En la présence de Fran§oys Bastonneau et Vincent Maupeou clercs notaires du Roy nostre sire au Chastellet de Paris, Maistre Jacques le Regratier procureur en la court de parlement dudit Paris au nom et comme procureur espécial de Marie Gazeau, vefve de feu Michellet Escoture, son filz, habitans de Luzignen suffisamment fondé de lettres de procuration passées audit Luzignen le dix septiesme jour d'Octobre derrenier passé signées Faure tabellyon Royal audit lieu dont il est deuement apparu ausdits notaires a confessé avoir receu comptant de noble homme Maistre André Blondet conseiller du Roy et trésorier de son espargne par les mains de Jehan Vigier contrerolleur des tailles du hault Auvergne la somme de quarante livres dix solz tournois en monnoye de douzains
pour le rachapt de cinquante quatre solz tournois de rente a prandre sur le revenu et esmolument de la prevosté dudict Luzignen venduz délaissez et transportez a faculté de racbapt perpétuel pour ladite somme ausdits Gazeau et Escoture par noble homme et saige Maistre Lazare de Bayf conseiller «t maistre des requestes ordinaires dudit seigneur commissaire depputté par le feu Roy derrenier décédé a faire l'aliénation de son dommaine au pays de Poictou en Tannée mil cinq cens quarante et quatre ainsi qu'il peult apparoir par le contract de ladite vendition signé dudit de Bayf dacté du vingtneufviesmejour de Septembre audict an qui a rendu audit Vigier et laquelle susdite rente de Liiii s. t. le Roy nostredit seigneur a faict rachater et réunyr a son dommaine moyennant ledit payement et remboursement faict ausdits Gazeau et Escoture es mains dudit le Regratier audit nom, d'icelle susdite somme de xl1,x s. t. de laquelle somme ledit le Regratier audit nom s'est tenu contant satisfaict et bien payé, et en a quicté quicte et promect acquicter et faire acquicter et descharger le Roy nostredit seigneur iceulx Blondet Vigier et tous autres. Tant envers les dessusdits que autres que autres [sic] personne quelconque partout ou besoing sera; Promectant etc a obligeant audit nom ; Renonçant etc\ Faict et passé l'an mil cinq cens quarante sept le lundi vingt septiesme jour de Février.
(Signé) Maupeou. Bastonneau.
(B. N., Mss, F. y 26650, Dossier Baïf, pièce 7.)