‹ Lazare Hoche, 1793-1797;Chapitre 37 sur 67 · IS. .S · texte numérisé non relu

IS. .S

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En face de tant* de périlH, Hoche conçut un nouveau plan, il vit' bien que ce n'était plu» par les armes qu'il fallait* vaincre* un ennemi que l'on'' ne pouvait" atteindre' nulle part. " L'habitant de la Vendée," dit* l'historien de la Révolution, " ét'iit payMan* et soldat 5 tout à la foi». Au milieu de» horreurs de la f/uerre civile, il n'avait pas cessé de cultiver ses champs et de soigner ses V>estiaux.^^ Son fusil était à se» côtés, caché sous la terre ou sous la paille. Au premier signal de ses chefs il accourait," attaquait le» républi- 10 cains, puis di8parai»»ait^''' à travers'" le» bois,'* retournait à ses champs, cachait de nouveau son fusil, et le» républicain» ne trouvaient qu'un p^aysan sans arme» rlan» lequel" il» ne pouvaient reconnaître'" un ennemi. Tandis que^' les Vendéens avaient toujours les moyen» 15 de \ivre'' et de se recruter, le» armées républicaines qu'une administration njînée ne pouvait'^ plus nourrir, manquaient de tout et se trouvaient dans le plus horrible dénûment."*

Hoche, sans détruire^ le pays, imagina un moyen 20 ingénieux de le réduire''-" en lui enlevant «es armes, et en

Prenant^ une partie de ses su Insistances pour l'usage de année républicaine. "Il forma une ligne circulaire qui s'appuyait à la Sèvre et à la Loire, et qui tendait k envelopper progressivement tout le pays. Cette ligne était 25 composée de postes assez forts, liés entre eux par des patrouilles, de manière qu'il ne restait pas un intervalle libre à travers Wjuel pùt'^* passer un ennemi a.s8ez nombreux. Ces postes étaient chargés d'occuper chaque bourg et chaque village et de dé.sarmer tous le.s habitants : 30 il» devaient » emparer de» Vjestiaux"^ et de» grains entassés dans le.s grange» : il» devaient aussi arrêter le.s habitants le» plus notables et ne restituer les bestiaux, les grains, ni élargir le» habitant» pris*'' en otage que lor.HMue les paysans auraient volontairement déposé lours armes. . . 35 11 leur était rec/jmmandé d'exiger un nombre de fusils égal au moins au quart de la population mâle Apres avoir re<?u le» arme», on devait rendra; fidèlement le»

* Tbiers, nisUiire <U la lO'Volufiyrn fru/nr/iiAt.

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