‹ Lazare Hoche [microforme] (volume 3)Chapitre 17 sur 49 · CS OM ER AT NERF MINE ENCRES · texte numérisé non relu

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royaliste ; il se fit reconnaître par elle comme maior général des armées catholiques et en obtint des pouvoirs trés-étendus et indépendants de l'autorité de Puisaye. Il se dit dès lors hautement autorisé à négocier une

és. paix sérieuse avec le gouvernement républicain. Il vit 5 | les généraux Canclaux et Hoche, et leur demanda ee l'autorisation de conférer librement avec les chefs inde surgés pour les disposer à se soumettre. Mais Hoche, était dont le caractère droit et ouvert présentait tant de contaie trastes avec celui de Cormatin, ne l'écouta point sans 10 file méfiance ; il apporta une réserve digne et hautaine dans ble | ses rapports avec lui, et exigea que Cormatin fût accomà | pagné d’un des principaux officiers de l’armée républi- Le f caine dans ses relations avec les insurgés ; il designa més À pour cette mission Humbert, jeune général plein 15 dt î d avenir, qui devait comme lui tout ce qu'il était à la cvvé À Révolution, ét qui Joignait un cœur droit à un esprit fin et pénétrant.

és Humbert conçut bientôt des soupçons sur la sincérité + de Cormatin et les fit partager à Hoche, qui insista 20 1in, : pour qu'en traitant avec les PHENTRES vendéens on obtint pe | leur désarmement et des gages d’une soumission durable, re l Mais la Convention et ses nombreux commissaires dans te l'Ouest avaient hâte de voir finir cette guerre dévorante : äu ils aJoutèrent aveuglément confiance aux assurances de 25 in Cormatin et, sans céder à toutes les exigences des chefs Le Insurge», ils négligèrent de prendre conseil de la pruer | dence en traitant avec eux. Ils accordèrent, avec la ne \ liberté des cultes, des indemnités Pour les dévastations ne commises, l'exemption de service militaire pour les 530 té À jeunes gens de la présente réquisition, afin de repeupler lui Ÿ les campagnes, et l’acquittement des bons signés par les 4 il | chefs jusqu’à concurrence de deux millions. À ces con- 3 ds ï ditions équitables les représentants en ajoutèrent quel- | vs : Jues autres que Hoche Jugea, non sans raison, très-dan- 35 El ue : gereuses, Non-seulement l's laissèrent aux insurgés LL 3 leurs armes, mais ils consentirent à ce qu'ils formassent k ge r une garde territoriale, peu nombreuse il est vrai, mais K] ce tépartie dans les campagnes, au foyer même de l'insurréction, sous les ordres des autorités locales. 40

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6o BIOGRAPHIE

Telles furent les principales bases d’un premier traité qui fut signé le 17 février 1795 au château de la Jaunaye, près de Nantes, par les représentants en mission dans l'Ouest, pour le gouvernement républicain d’une part,

5savec Coïimatin, Charette, Sapinaud et leurs officiers agissant au nom de l’armée vendéenne. Ils se soumirent, reconnurent les lois de la République, et, peu de jours après, Charette fit à côté du général Canclaux une entrée solennelle dans la ville de Nantes, où il lui fut 10 fait une réception magnifique en signe d’espérance et de joie pour la fin d’une guerre si désastreuse.

Deux mois plus tard, en avril, une seconde paix, une paix simulée, fut signée, par les soins de Cormatin, avec les principaux chefs chouans de la Bretagne, à La Ma-

15 bilais, entre Rennes et La Prévaïaye quartier général de l’armée royaliste : elle le fut aux mêmes conditions à veu près que le traité précédent conclu pour la Vendée à La Jaunaye. Stofflet, dirigé par l'abbé Bernier, luttait encore en Anjou: se voyant abandonné à lui-même,

20 battu par les républicains, presque seul et sans ressources, il se soumit à son tour à Saint-Florent, et l’on put croire complète alors la première pacification de la Bretagne et de la Vendée.

Elle avait été faite sans la participation de Hoche, qui

25 ne la crut pas durable, Cormatin et les chefs chouans connaissaient trop ses justes méfiances, et, redoutant le perçant regard du jeune général de l’armée de Brest, ils avaient exigé qu'il fût exclu des conférences dans lesquelles cette paix trompeuse avait été préparée. Les

5° représentants ne tinrent aucun compte de ses avis et apportèrent, nous l'avons vu une précipitation aveugle dans leurs transactions avec es chefs chouans. Hoche avait prévu les fâcheuses conséquences de leur conduite imprudente: on a traité, dit-il, avec les individus et

35 point avec l’insurrection, et l’on trouve écrites, dans ses notes, le jour même de la signature du traité de La Mabilais, les lignes suivantes, expression remarquable de ses pressentiments : “Pendant la conférence d'aujourd’-

hui, j'ai fait remarquer à Chérin deux bandes de corbeaux

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