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bientôt sa haute raison, son cœur ferme et loyal reprenaient l'empire :* le ramenaient, dans le droit chemin, à son but véritable. Il eut quelques-uns des préjugés de son temps et de sa situation personnelle : il fit des 8 fautes, il risqua de mettre lui-même en péril la liberté de son pays en croyant la servir: il se trompa, mais de bunne foi; ses intentions restèrent pures. La liberté qu'il aimait d'un amour plus sincère qu’éclairé lui demeura chère, et les grands principes de 1789 lui 10 furent toujours sacrés. Maïs l'expérience lui manquait comme à tous: avec le temps, il aurait reconnu les véritables conditions d’existence de la liberté au sein d’un grand peuple : Hoche eût compris qu’elle ne peut avoir d’autre fondements que le respect des droits de 15 tous, de l’ordre, légal et de l'opinion publique sérieusement exprimée: iamais il n’eût préféré son propre avantage au bien de sa patrie, jamais non plus il n’eût élevé sa fortune sur les ruines de la liberté. Il était de la race de ceux qui revivent, pour l'honneur de co l'humanité, sous la plume de Plutarque, il appartenait à la grande famille des Cimon, des Phocion, des Paul- Emile, des hommes par qui les Républiques subsistent ou qui meurent ave® elles.