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hon- | être, autant que faire se pourra, jeunes, robustes, 1 audacieux, d’une âme accessible à l’appât du butin, |
sous | “IT faut qu'à l'exemple de ce que faisaient les flibus-
pris tiers dans les Antilles, il sachent porter, au milieu de
ains, leurs ennemis, l’épouvante et la mort. 5
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de ‘On pourrait incorporer dans ces troupes les con- (ll
pro- damnés par jugement aux fers ou À la chaîne en qui ||
Pune l’on reconnaitrait les dispositions physiques et morales 1H requises pour les individus employés à cette expédition. 10 |
: On assurerait à ces individus la possession du butin il qu'ils feraient ‘+1 leu: en promettrait la jouissance fl tranquille d:::5 ‘iques-unes de nos colonies. I! (l faudrait en ut aire espérer aux condamnés la I rémission de :. > peines, en récompense des services 15 fl qu’ils auraient rendus à la patrie. il
; ‘Le premier noyau de ces hommes, au nombre 1 L d'environ deux mille, serait organisé en compagnies [1
de d'environ cinquante hommes chacune qui auraient leurs FE
des officiers et seraient subordonnés » un chef unique chargé 20
à la de l’ensemble des opérations, Ce chef serait investi
fen- d’une très-grande autorité,
s et . . . . . . .
ête : “I ne faut pas perdre de vue qu’une expédition tentée
le la d’abord avec aussi peu de monde ne peut réussir que 25
aux par des inoyens extraordinaires.
AS ; “ I ne faut point de grands approvisionnements en
inu-
effets d’habillement : les ressources de la troupe seront dans son courage et dans ses armes.
“ Il faut que le débarquement se fasse sur plusieurs points de la côte, soit parce que la désolatioh et la terreur portées dans une grande étendue de terrain multiplieront aux yeux de nos ennemis la qualité de nos
erie : forces, soit parce que les moyens de subsistance en 35 nées seront plus faciles.
“En arrivant, les chefs s’annonceront, eux et leurs ont soldats, comme vengeurs de la liberté et ennemis des Lyrans,
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« 1] faut que la troupe jure guerre aux chateaux et aix aux chaumières, et que Sa conduite, surtout au début, soit conforme à cette déclaration.
& À mesure qu'ils avanceront, ils ouvriront les prisons,
5 recrut”"ront les détenus, les incorporeront: ils appelleront :rs, les indigents, les mécontents, à faire cause communs avec eux, leur présenteront des armes, des subsistances ; leur offriront lappât du butin. Ils
briseront toutes les voitures.
les où‘:
& I] faut poursuivre l'ennemi à outrance quand il est battu, et ne point faire quartier aux prisonniers.
& I] faut rompre les ponts, Couper les communications,
arrêter et piller les voitures publiques, brûler tout ce qui
18 appartient y la marine... sommer les communes de
rendre leurs armes; exécuter militairement celles qui résisteraient..….” *
Dans une lettre écrite de Meaux et datée du 26 plu-
20 viôse an V (14 février 1797), Hoche raconte à son beaufrère Debelle une fête patriotique dont il fut témoin à Voccasion de la prise de Mantoue. Ayant aperçu le cortége, il le suivit et entendit le discours d’un officier münicipal qui, dans l'attente probable d’une contre- 25 révolution royaliste, trouva moyen de ne point prononcer les mots compromettants de citoyen et de république, an d'être en règle à tout événement. Hoche,
en rappelant ce souvenir, ne peut contenir son indignation : “Voilà bien nos Français ! écritil; être tour ë 30 tour constitutionnel avec Lacour, modéré avec Brissot, jacobin sous Robespierre, thermidorien avec André Dumont, et royaliste ainsi que le sont devenus quelques
* Extrait du livre publié par le marquis de Grouchy sous cé titre : Le général de Grouchy et l'Irlande en 1796, pages 16-23.
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enragés démagogues, tels sont les principes de cette classe moutonnière qui se compose de la majorité des rentiers, des fonctionnaires publics actuels, avocats, Procureurs et bourgeois, pour qui le retour à l’ancien ordre de choses est une espèce de résurrection. et 5 dont l'opinion constante est que peu importe l'opinion nationale, la prespérité publique, le commerce et les arts compromis par des réactions continuelles, pourvu que la soupe soit bien chaude et qu'on ne demande pas d'impôts. Peuple malheureux! tu mérites ton sort”’* 10
Hoche reconnaissait, dit son biographe, M. Bergounioux, qu'un État monarchique compcrte peut-être plus de liberté qu'un État républicain, et néanmoins il était fort opposé au rétablissement de la royauté... “Quel 15 que fût le monarque, écrivait Hoche, et par cela seul qu’il serait le monarque, il lutterait contre le principe, contre l’essence de la révolution qui est l'abolition des classes ; il serait malgré lui forcé de recréer une noblesse, et la résurrection de cette noblesse deviendrait la cause 20 de sa ruine en irritant le #ers Ætat qui ne serait plus TOUT, c’est-à-dire TOUT LE MONDE. La monarchie tomberait par le seul fait de cette tentative. Nouve' : révolution. Il nous faut un gouvernement qui cons: , dans le fait comme dans le droit, le principe de l'égalité... ce 25 gouvernement ne peut être que le gouvernement républicain.”|
Quant au personnel de ce gouvernement, Hoche ajoute: “Voilà mes idées fondamentales : président électif, rééligible. :eux chambres, l’une entièrement 39 élective, l’autre pour moitié seulement.”
* Lettre communiquée,
T Lettre de Hoche au général Chérin, citée par M. Bergounioux. Ÿ Z6d, + e
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On voit, dans d’autres documents, combien ses idées ?
sur l'organisation politique en général étaient encore in-
décises, peu pratiques et parfois même contradictoires. Ainsi, par exemple, son bon sens naturel le mettait en garde contre les dangers inséparables du suffrage universel,
il voyait avec raison dans le vote politique moins un droit qu’une fonction, et il n'ignorait pas que toute fonction suppose une certaine capacité au moins présumée dans celui qui la remplit. “ Tout homme, disait-il, n'est pas 10 un citoyen,” et il craignait de convier la multitude sur la place publique. Le patriotisme n’était pas pour lui une garantie suffisante. “ Le peuple qui souffre, écrivait-il au Directoire, est toujours désireux d’un mieux quelconque, et il croit le trouver en changeant sans cesse.”* 15 Cependant, malgré ce péril, Hoche adoptait le suffrage unive .-l comme base de l'élection, mais sous la condition d’être réglementé et non exploité, soit par les aristocrates, soit par les démagogues, “desquels, disait-il, la France, vraiment Jaborieuse, patriote, honnête, aura 20 longtemps à se défendre.” Hoche avait imaginé, dans ce but, un système bon
peut-être en théorie, mais fort difficile à mettre en pra-
tique ; il voulait que la presse fût libre, mais que les noms propres fussent mis hors de toute discussion et 25 qu'il y eût à l'égard des candidats, dans les élections, abstentien absolue du gouvernement et de la presse ; il voulait enfin qu'ils ne fussent désignés que par la considération générale et la notoriété publique: “ Agir autrement, disait-il à Chérin, serait faciliter les menées 30 de l'aristocratie et de la démagogie. Ce sont deux minorités qu'il faut désarmer et empêcher de faire trop de bruit. C'est servir la liberté que de la restreindre chez qui la réclame pour opprimer.” | Revendiquer la liberté de la presse en face du suffrage universel et en 35 même temps interdire à la presse toute immixtion dans les élections, c’est une anomalie qui étonne dans un
# Rapport de Hoche au. Directoire. Citation de M. Bergounioux,
+ Lettre de Hoche au général Chérin,
idées re intoires.
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rounioux.
homme d’un sens si droit, et qui ne s’explique que par le défaut de toute expérience pratique,
Extrait d'une lettre écrite par Hoche à sa femme,
le 9 juin 1705, sur l'éducation des filles.
En général l'éducation en France ne vaut rien, celle que l'on donne aux femmes surtout. Nous faisons de nos filles des coquettes étourdies ou des Agnès dont la timidité rebute. Les Anglais s'y connaissent mieux que nous : leurs femmes sont décentes, instruites ; elles ro parlent à propos et ne connaissent pas ce que nous appelons timidité. On laisse aux filles la liberté de sortir, de parler aux homines : leurs mères leur inspirent de horreur pour le vice, de la défiance contre la séduction, et du reste elles ne les traitent pas en esclaves. 15 Aussi remarque bien, ma chère amie, que telle fille qui, lorsqu'elle était chez ses parents timide et ne parlant jamais sans rougir, est À peine marice qu’elle ne connaît
souvent plus de frein. Pourquoi ses parents l’ont-ils traitée en esclave, etc., etc, ?
(Lettre comm uniquée,)