‹ Lazare Hoche [microforme]Chapitre 11 sur 85 · DS2-8 3. 281. 9. 435 &R. 14. 295, L · texte numérisé non relu

DS2-8 3. 281. 9. 435 &R. 14. 295, L

a naissance et la voix de l'intérêt âne le cri de l'équité sme ; il applaudit au mouvement a les députés d’une partie de la 40.4 if y |

noblesse et du clergé à faire,! le 4 août 1789, dana l’Assemblée constituante, le sacrifice de leurs priviléges et de leurs droits féodaux,* et les crimes commis’ plus

tard au nom de la liberté, les forfaits qui déshonorèrent

la cause de la Révolution, tout en pénétrant son âme %F

de la plus vive! douleur, n’altérèrent xrmais son inébran- en 1 ; à d'4’42”

lable conviction dans l'équité des grands principes pro-Ÿ clamés au début de cette crise redoutable, Après la

déchéance du roi, au 10 août, après son supplice même

en janvier 1793, le comte Le Veneur ne déserta point

son poste sur la frontière, en face des Autrichiens, et il

crut” de son devoir, aussi longtemps que l’épés ne serait

pas arrachée de ses mains, de la conserver pour la

tourner contre les envahisseurs de son pays.,

Tels étaient aussi les sentiments de sou jeunc aide de camp ; mais, dans l’âme ardente et toute’ républicaine de Hoche, ils existaient avec l’etfervescence de la jeunesse, avec l’exaltation et l’empartement de Ja pission. Hoche aimait avec transport une cause au triomphe de laquelie tout son avenir semblait attaché, et une transformation sociale qui lui permettrait’ d'atteindre aussi hant qu'il.se sentait’ apnelé par ses talents, Le comte Le Veneur avait noblement et courageusement fait! le sacrifice de ses priviléges sur l'autel du patriotisme et de la liberté, et le même feu qui ivait consumé tous! ses titres avait allumé toutes les espérances de Hoche et donné des ailes de flamme à son génie. De là, dans ses manières :: comme dans son langage, une fougue, un emportementxx de républicanisme dont! aurait pu! quelquefois s’offenser un chef appartenant! à l’ancien ordre de la noblesse, s’il eût été moins bienveillant ou moins sage ; mais le comte Le Veneur, à travers!® toute cette effervescence de jeune homme, avait reconnu! le héros : la loyauté de Hoche, sa probité, son désintéressement et son ardent patriotisme

avaient captivé son général et touché son cœur : l'ambition lui vint!é d'aider la natuic à former un grand homme pour la patrie, d'achever l'édition de son jeune a:de de

camp, de lui donner tour ce qui iui manquait èn expérience, en usage du monde et dans l’art difficile de gou-

40 verner les hommes en se possédant soi-même, C’est

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, DÉ LAZARE HOCHE 17 FA L' ainsi qu'il l'initia aux délicatesses d'une société choisie iléges É que Hoche n'avait jamais connue, ! il polit ses manières, plus | épure son langage, dirigea’ ses lectures, et fit’ naitret pour. Tee lui-même dans le cœur du jeune homme une affection NS : âme 557 4/,1 recopnaissante® et filiale qui ne 8'éteignit® qu'avec sa vie. Va, fbran-Ln», ll Deux ans plus tard, au milieu de ses premiers succès’ ete | 4 Pro-0 1 lorsque l'aide de camp eut été élevé au-dessus de son né à ancien général et coïnmanda nos armées, les inêmes thêtie relations subsistèrent entre eux : Hoche continua de point À prèter une oreille docile à celui qu’il rommait son second 1 et Î père, qui blämait le ton soldatesque de sa corresponsoiait D dance, de ses ordres du jour gt de ses rapports, et l'exhor. ur là 1 tait à donner à son langage ce caractère de dignité simple 4 et naturellef empreint ‘ans son!’ attitude et dans toute sa … 1 lis dé L personne £ Ainsi s'établit entre ces deux hommes un 15 ts de commerce touchant qui ne, fait" pas moins honneur à nesse, l'élève qu au maitre : celui-ci! avait | âme trop haute pour Hoche | donner accès à la jalousie ; une déférence tendre et quelle À a sac ne coûtait rien à l’autre, et la reconation 0 (ouissance n'était pas un fardeau pour son cœur magna- 20 1: L nime, Le 1 | ( Ils étaient ensemble au camp de Maulde, lorsqu'on pe ie de À apprit!® la défection de Dumouriez (mars 1793). Celui-ci iberté, 4 tnputait aux Jacobins ses derniers revers ; il avait U « avais à horreur les violences de la Conventien et la tyrannie de 25 1 dé Ë la Commune de Paris, et parlait hautement de se rendre nières 7) dans la capitale et d y rétablir le gouvernement monarement-Ax : chique, La Convention cita Dumouriez à sa barre, et fenser) À 40 envoya dans son cainp quatre députés pour le sommer se st on. d’obéir et de se rendre à Paris. Dumouriez refusa ; il 30 sotiité 4 les livra tous les quatre aux Autrichiens, et prit des dis- | . ‘jeune À positions pour* marcher sur Paris à la tête de son? armée, { che, sa pe. avec les Empériaux pour auxiliaires. # Mais les soldats ? io ‘+ virent" une trahison dans la conduite de leur général : ils L'rer 1 l'abandonnèrent, et Dumouriez passa dans le camp des 55 He e pour 1 Auirichiens. L exemple de sa défectio:) jeta!® le désordre (au de de # dans son ‘armée et la désorganisa devant” l'ennemi, Hoche | expé- . fut alors choisi par son général pour* aller” rendre compte le gou- à Paris, au gouvernement exécutif, du véritable état des C’est choses, et pour indiquer les remèdes les plus propres* x 40 ; ml a Le à 1. . 588. 7. 86. 13, 346. 18. 273, L6. Ë 3. 305-548, 9. 116. 16. 205 20. Gr 30, ï né * 19. EU LU, 017, 19. = ‘ Die set 10. 305. 16. 324. 21. 544, À . 583, 11 100. 17. 93 22, 211, 6. 321. 12. 45. 441. 23, 459,

conjurer les dangers de la situation, L'état affreux où il

trouva la capitale le remplit de tristesse.

jugeait? sans appel. La lutte enfin, une lutte mortelle, était engagée entre les montagnards, tout-puissants À la Commune et aux jacobins, et les girondins, encore en majorité dans la Convention, #—

10 Hoche fut accuellit avec empressement par les montagnards qui l’exhortuient à désigner, entre les girondins, ceux qui avaient récemment” correspondu avec Dumou- ‘riez ; 1ls espéraient trouver ainsi une arme pour les frap-

€per et pouvoir les dénoncer comme complices de sa

15 trahison. Hoche s'ÿ° refusa ; il n’était? pas venu“, dit-il,° pour!° remplir l’oflice de délateur, mais pour’? wouvernement sur la situaticn critique où se trouvait l'armée, Son cœur fut navré du spectacle qu’offrait!!

Paris à la veille du 31 mai, Jour'? néfaste ou succombèrent

20 les girondins; f il exhala son indignation et sa douleur dans sa correspondance avec son général : ‘* Le véritable champ de bataille,” disait-il, 5 ‘n’est pas sur la Meuse et le

Rhin entre les Autrichiens et nous, il est ici dans la Convention entre les hommes de la Gironde et ceux de la

25 Montagne.” Il se hâta de quitter Paris où la liberté, la fraternité, l'égalité n'étaient plus que del vains sons, des paroles vides de sens et complètement dérisoires, où les

* Les gyirondins étaient ainsi nommés parce que les membres les nil plus célèbres de ce parti politique, Vereniaud, Guilet, Gensonné, ui 80 avaient été envoyés à l'Assemblée par le département dla Gironde :

fl ils siévenaient2 à droite dans l'Assemblée. Les montagnards, leurs adversaires, occupaient la crête du côté gauche, d’où leur vints le nom sous lequel ils furent désignés, Les premiers désiraient un 444 régime légal et les formes d’un gouvernement constitutionnel dans mi 35 la république qu'ils voulaient établir. Les seconds, moins éclairés que les girondins étaient beaucoup plus audacieux : la démocratie la plus

extrème leur semblait le meilleurl5 des gouvernements: ils avaient pour

ï chefs principaux,16 Danton, Robespierre et Marat.

\ (Voyez monit Histoire de F'rance—{[12€ édition] Tome IT., pages 276-

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