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FF” Le Comité de ” ‘salut public inaugurait! son règne ; toutes les têtes étaient menacées ; les suspects remplissaient les prisons: le 5 tribunal révolutionnaire, composé d'éléments exécrables,
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meilleurs! citoyens tremblaient devant une populace féroce, et où la terreur se substituait aux lois. Il rèvint? à l'armée, au milieu se ses braves compagnons d'arines, à qui n’arrivait qu'un faible écho des crimes commis’ au luin, et dans le cœur desquelst le pur enthousiasme de 1789 et l’auiour de la liberté se confondaient encore avec
le saint amour de la patrie et de l’indépendance na-°
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Le général Le Veneur commandait? alors, par intérim et en l'absence de Custine, l’armée du Nord : il chargeaf son aide de camp de reconnaitre! la ligne de défense que l'armée avait à garder. Hoche parcourut® le pays, et quelques. jours suflirent® à l'inves tivation de son coup d'œil rapide. Il rapporta de son!° excursion sur la frontière des informations lumineuses!!, Quelle fut sa douleur lorsque, de retour au camp, il vit! son chef et son ami, le général Le Veneur, entouré de gendarmes, dénoncé comme suspect et sous le coup d’un mandat d'amener qui presque toujours, à cette époques, était l’équivalent d'un arrèt de mort. Emporté à à ce triste spectacle, par l'indignation et la colère, Hoche s’écria : ‘* Est-ce donc Pitt et Sue qui gouvernent la France, puisqu'on enlève à la Ré publique ses plus braves défenseurs ?” Paroles imprudentes, et qui faillirent” coûter la vie à celui qui les av ait prononcées, 5 Oübliant l'orage qu’il avait ainsi attiré sur sa tête, Hoche mit!° par écrit les observatiuns qu’il avait faites,” et rédigeaf plusieurs mémoires militaires justement considérés comme des chefsd'œuvre!
Son!° attention ne s'était pas uniquement portée'* sur la frontière qu'il avait parcourue, mais sur tous les points où la République lui paraissait! vulnérable, La Vendée qui se soulevait® alors, attira® aussi ses regards. , Déjà tonte cette contrée était en armes: elle avait livré ses premiers combats, et les généraux répul licains reculaient devant les La Rochejaquelein,?! les Bonchamp, les d'Elbé. les Lescure. Hoche reconnut! les fautes qu'ils avaient faites”: il devina la tactique toute”! particulière” que réclamait la guerre dans ce pays qu'il n'avait jamais vu, mais qu'il étudiait dans les relations militaires et sur la
19. 93. 18, 312, 22, 305, 588 SE 46, LL 415 2a 1€ Ve 12, 273, 18. 591, 24, 48.
carte. T1 démontra la nécessité d'y établir des camps retranchés, d'y former des colonnes mobiles,* d’imiter, dans sa manière de combattre! un ennemi presque in-
saisissab'e ; et dans le jeune capitaine de vingt-quatre
ans s’'annonça’ déjà le général en chef des armées de l'Ouest et de l'Océan.
Dans un autre mémoire* qu’il écrit sur la conduite de la guerre dans le Nord, Hoche révèle d’instinct le génie de l’art militaire des temps modernes, et les conseils qu'il donne sont les préludes de la révolution opérée plus tard par Bonaparte dans la tactique et dans la stratégie, ‘La routine nous perd,” disaitilt: “l’art de la guerre est à régénérer...... Rasons les places fortes que nous ne pouvons’ défendre sans nous disséminer, et plaçons-nous hardiment® au centre des armées ennemies : plus forts réunis que chacune d'elles séparées, marchons de l’armée que nous aurons vaincue® à celle qui est à vaincreæw. Il indique ensuite les noms des places qu’il faut! raser, celles dont! la garnison doit être réduite, !° les positions qu’il faut!° faire occuper par les armées des Ardennes et de la Moselle : il donne enfin, dit son biographe déjà cité, tous les détails‘ du plan qui fut suivi® dans la campagne de 1794, sur laquelle repose la réputation de Carnot, et dent la conclusion fut la victoire de Fleurus. +
Hoche achevait!$ la rédaction de ce mémoire® lorsqu'on vint}? l'arrêter: l’ordre était donné de le traduire! devant le tribunal révolutionnaire de Douai comme suspect pour son dévouement au général Le Veneur, et accusé d’avoir dit'8 que Pitt et Cobourg gouvernaient!? la France. Hoche, sans s’émouvoir,” addressa son dernier mémoire à Couthon, membre du Comité de salut public, et qu'il avait eu l’occasion de voir À Paris, et lui écrivitt cette noble lettre où ilse peint’! tout entier : “Ainsi que je vous l'ai promis”, citoyen, je vous fais?’ passer mon travail sur la défense de la frontière du Nord : ce travail est sans doute le fruit d’un patriotisme plus ardent qu’éclairé,
* Lettre au citoyen Audouin, adjoint au ministre de la guerre, t Bergounioux, Vie de Lazare Hoche, p. 14.
me 1. 281. 7. 262. 607. 13. 289. 527 (2). 19. 518.
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mais pourriez-vous! croire qu’il est d’un jeune homme traduit* devant ie tribunal révolutionnaire ? Qu que soit” mon sort, que la patrie soit! sauvée, et je demeure content. Mais à chaque instant le danger augmente. . Vos généraux? n’ont aucun plan : il n'y à point aujourd'hui parmi eux un homme capable de sauver la frontière. Je vous demande donc d’être entendu, soitf au Comité, soit par les représentants près des armées, Qu'on me laisse‘ travailler dans une chambre, les fers aux pieds, jusqu’à ce que les ennemis soient’ hors de France. Je suis sûr d'indiquer les moyens de les chasser avant six semaines. Ensuite, qu'on fasset de moi ce qu'on voudra.” *
Couthon lutf cette lettre au Comité, devant lequel il plaida la cause de Hoche avec succès, et l’ordre fut donné de l’élargir sur-le-champ. Hoche fut nommé adjudant genes chef de bataillon, dans l’armée du
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Nord :{ tros mois plus tard, il fut mis’ en cette qualité 24 ..
sous les ordres du général Souham, ? à Dunkerque, et particulièrement chargé de la défense de cette place.
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Dunkerque.—Wissembourg, Les +3 L Le
Deux armées ennemies cerffaient Dunkerque, l’une de
vingt et un mille! Anglais 8 Hanovriens sous le duc
d’'York, assiégeait!® Ja ville du côté de l’Océan ; l’autre 2
armée, d'environ seize mille!! hommes, sous le maréchal Freytag, couvrait le siége du côté de Lille en avant des marais de manière à empêcher la place d'être secourue. ! Dunkerque semblait hors d'état de soutenir# un long
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siége ; l'enceinte très-étendue et les forts détachés 30
LA 4417 Lettre de Hoche, citée par Bergounioux. " f 15 mai 1798.
t 23 août 1793,
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