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Francfort sous Custine, avaient reculé du cœur de la Belgique jusqu'à Valenciennes et des bords du Rhin g1q Jusq
jusque dans les Vosges, derriére les lignes de la Lauter.,
‘Grâce aux talents et à l'énergie de Hoche, Dunkerque avait résisté,” dit un de ses biographes, ‘mais les deux autres barrières de la France étaient! tombées : Mayence était au pouvoir des Prussiens, Valenciennes et le Quesnoy voyaient? flotter les étendards impériaux;°
l'armée du Nord s'était retirée! derrière la ligne de la
Scarpe, entre Arras et Douai, et Hoche avait trouvé l’armée de la Moselle sans consistance et sans force. répandue sur une lisière d'environ vingt-cinq lieues. En face de cette armée dont’ Hoche venait de prendref le commandement, cent mille* soldats sous les ordres des meilleurs’ généraux!? de la Prusse et de l'Autriche, occupaient!! les lignes de Wissembourg, tenaient” Landau bloqué ; et, retranchés au poste de Kayserslautern, avan-
caient® leurs colonnes sur la Sarre et au delà de la Blise.’ ?-
Îls étaient aguerris, disciplinés, bien vêtus, bien payés, bien nourris Encouragées par nos revers, ces armées avaient l'audace que donne la victoire, et en face de nos troupes sans pain, sans habits, pieds nus," elles nous étaient à la fois supérieures! par l’organisation et par le moral.”
A peine Hoche est-il nommé que, rappelant les récentes victoires de Houchard à Hondschotte, et de Jourdan à Wattignies, il dit'$ aux soldats : ‘ Françuis, de toutes parts nos armées sont triomphantes : nous sommes les derniers À vaincre, mais nous vaincrons. Des patriotes tels que vous, s'ils sont disciplinés, n’ont qu’à entreprendre. Nous allons*! propager la liberté, mais ce n’est point assez ; il faut” la faire” aimer. Cette fois, vos conquêtes ne seront pas vaines ; combattre”* et profiter du triomphe est votre partage... Nous allons’! entrer dans la terre promise pour ne la plus quitter.” Ÿ
jientôt la discipline se rétablit, la confiance renaît*t; la fière?’ attitude de Hoche, l'énergie de son langage et de
* Bergounioux, Vie de Lazare Hoche, p. 26 et 27, + Corr de Hoche, Rousselin, p. 25.