‹ Lazare Hoche [microforme]Chapitre 13 sur 85 · SA D · texte numérisé non relu

SA D

auraient demandé pour leur défense quinze mille! 1 f soldats ; la garnison en* comptait à peine la moitié ; elle Ë le était abattuc* et démoralisée par une série presque non É interrompue de revers.# Hoche trouva les fortifications 4 l D et 9 dans un état déplorable, les fossés en partie comblés et L E Sans revêtements ; äucun secours enfin n'était à attendre LE: P des habitants que la Convention s'était aliénésÿ : une 1 si flottille avait été chargée de couvrir® Dunkerque ; les 1 F équipases s’insurgèront à la vue de l'ennemi ot les 4 q à | 10 bätiinents rentrèrent dans le port. 4 EH Une résistance sérieuse? paraissait® donc tout à fait Eu d impossible : Hoche seul ose? espérer le succès: il n’a 4 p' que vingt-quatre ans, n’occupe encore dans l’armée par e. el son grade, qu'un rang subordonné, et déjà il parle, il 4 Li 15 agit en" maître, en homine sûr de lui-même et qui E le commande à la fois la confiance avec l’obéissance. T1 4 se correspond avec le Comité de salut public et avec 4 RS l'adjoint du ministre. Il écriti! au premier : “ La place L | À sera brûlée avant! d'être rendue. ”* Il écrit au second :3 D al 20 ‘Si la garde citoyenne!t entreprend de nous forcer, elle É #, doit s'attendre à voir!® tourner contre elle les armes ne 8’ destinées à combattre’ les tyrans et les traîtres, ?f Cette 4 Li résolution, dit!? un de ses derniers biographes, il la fait!8 4 fe passer dans le cœur des soldats et les ranime, il rétablit À se 25 la discipline dans leurs rangs et les mène au travail # dé . avant le les mener à l’ennemi. En même temps il faitls 4 eu * chasser de la Ville les étransers et les gens suspects, 4 = {il casser eb emprisonner le commandant temporaire de la :- AA place qui commandait avec mollesse, rétablit a Société 1 “a ji] 50 populaire qui s’était dissoute, ® parle? écrit,excite chauffe, 4 “ DL | électrise les âmes, rawène par ses exhortations autant à Fe Wiw9 que par la menace les matelots à leur devoir et les faiti® ; fe LA rase retourner à la station qu'ils ont abandonnée.’! Enfin, au : th bout de quelques jours, il peut” écrire!! à Audouin : “On 1l 1 if 39 nous promet” des secours prompts eb puissants, mais à É ï tarderuient-ils"* quinze jours à arriver, dans l’état où, 5 à 4 d ait de 1 ii * Rousselin, Corr. de Ioche, 29 août 1795. 1 JUS il + Zid, Lettre au citoyen Audouin, 16r sept. HA L. 76. 8. 290. 14, 47. 20. 278. 591.

tu 2. 108. 9. 547. 15. 325. 21. 588.

{li 8. 281, 10, 389 (2). 16. 275. 22. 202.

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force de travail, la place se trouve actuellement, on peut! les attendre.” *

Les secours attendus approchaient’: une partie de l'armée du Nord accourait® guidée par les généraux Houchard et Jourdan : elle attaque, le 5 soptembre, les

É positions du maréchal Freytar, force celui-ci à se replier E. sur Furnes et le 8 septembre 1793, Houchard force Freytag à s'arrêter et lui livre bataille à Hondschotte, à quelques lieues de Dunkerque. Au bruit du canon, Hoche fait une sortie vigoureuse’, attaque sous les murs 10 de la place les lignes anglaises et hanovriennesf ; il em- ‘4 pêche le duc d'York de venir’ en aide d’une manière Le efficace au maréchal Freytag et il contribue puissamment® à la victoire de Houchard. Freytag est rejeté sur Furnes : LL: le duc d'York voit? l’armée française victorieuse’ à Hond- 1 schotte prête!° à fondre sur lui ; ilse hâte de sortir! de ln 1 position dangereuseÿ où!? il se trouve, en face de Dunker- 4 que, entre les marais de la Longmoor et l'Océan, il . abandonne artillerie et bagages et lève le siége. C'est L. à Hoche surtout qu'appartientt* l'honneur de ce résultat 20 D. glorieux, À lui qui se montrant tout à la fois “hef et 4 soldat, administrateur et tribun populaire, a fait 5 passer le à feu électrique de son âme au cœur d’une garnison divisée et découragée, à mis,® en quinze jours, une place délabrée en état de résister à un ennemi formidable et à 25 | su"? le contraindre à la retraite, n La belle® défense de Dunkerque avait attiré sur le . jeune Hoche l'attention du Comité de salut public et fait® concevoir de grandes espérances de ses talents : dans l’espace de six semaines, il fut l’objet de trois nomi- 30 nations successives” et promu, 2! du grade de chef de bataillon, au rang de gé;éral de brisade, de général de division, et enfin le 23 octobre 1792 (2 brumaire an IT), il fut nommé général en chef de l’armée de la Moselle, Pour cette armée aussi bien que pour l’armée du Nord 25 et l’armée du Rhin, de premiers succès! avaient été suivis?? de grands revers. Les Français, après” s'être avancés’ jusqu’à Liége sous Dumouriez, et avoir pris® Mayence et

ot

* Desprez, Vie de Lazare IToche.

1,-262, SSL 14. 248, 20, 44, 2, 650, 9, 273. 15. 205, 548, 21. 260.

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