‹ Lazare Hoche [microforme]Chapitre 16 sur 85 · LE · texte numérisé non relu

LE

t l'honneur de participer à l'action Les soldats de ce corps le

ils voient® un intolér-

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trav sur aux orie D Frei vom le fe ‘an :

la pi dent tuen d<f ils 86 les c | sil Qui plate de n sépai par 1 les re s& jo L' main resse teur ; soien Piche Saint Baud supér de la mand Rhin,

ses dis- ho iA tuer à ceux quil a détruits! I] garde, avec les siens

, dans les mêmes, un secret impénétrable . ‘‘Si je pensais,” disait-il,

blie, à lui que mon bonnet connût” mes plans, je J: jetterais au feu.”

ntiments. 4 Enfin, quand il a tout préparé et qu'il s’est assuré Qu

tt un non 1 concours de l’armée du Rhin, il ordonne la marche à 6

e Carnot, travers’ les Vosges à la hauteur de Pirmasens, pour‘ tomber dirigeant A } sur le flanc droit des Autrichiens, tandis qu'ils sont déjà

16 D'éxpé- É aux prises avec l’armée de Picheg-u sur le versant résultats, © oriental.

ir l’exécu- 4 Deux redoutes formidables établies à Reischoffen et à 10 des gén*- M Freischwiller défendent le passage, et le.rs batteries

> Kaysers- !,, M vomissent la mort sur l’armée républicaine : Hoche, sous ielletetàa le feu de leurs canons, imagine d: mettre ceux-ci à l’endestituer M can : ‘“‘Camarades,”’s’écrie-t-1lgaiemcnt, ‘‘àsix cents’livres

= UN la pièce!”—‘*Adjugez !” répondent ses braves, et ils fon. 1h ens, entre M dent sur les redoutes au pas de charge, y pénètrent,

e a résolu” MS tuent les canonniers et s'emparent de leurs pièces. Le é

ction avec M d'Elé est franchi : les Autrichiens reculent sur Wert, où 4€! Lat

c lui, etil ils se rallient : Hoche accourt,°? livré un nouveau combat,

ace, toutes les chasse devant! lui, et s'établit à Wert dans la nosition 20 décisif Li: g"a l'ennemi abandonne. Wurmser se voit!! débordé, il s et n’en!’ que la ligne de la Molter et attend les Français sur le

il, estla D plateau de Sultz. Hoche le suit!? de près et se rencontre

iance dans # de nouveau en face de lui le 23 décembre. Un marais

timent de Ù séparait les deux armées : Hoche le traverse, fait! attaquer 25 // moral de par le canon et à la baïonnette, culbute les Autrichiens,

reux, etil les refoule sur la Lauter et dans W issembourg, et opère

> dans une 4" sa jonction avec l’armée du Rhin.

it en plein M L'unité dans le commandement et dans l’action était!4

ntent leurs "NS maintenant devenuelindispensable; Hoche, étouffant son 30

s quartiers "7 ressentiment contre Pichégru qui a mis! beaucoup de!' len-

our que Ce & teur à le seconder, exprime le vœu que les deux srmées

r à l'action soient® réunies sous un même chef et que ce chef soit! e corps le = Pichegru. Sa demande est appuyée par les représentants un intolér- " Saint-Just et Le BasgssMais leurs collègues Lacoste et 35 r faute par "4 Baudot ont reconnu! dans Hoche des talents trèsche trompe "#5 supérieurs : en vertu des pouvoirs illimités qu’ils ont reçus? et brise les de la Convention, c’est à lui qu’ils décernèrent le comr, et il fait” mandement en chef des armées de la Moselle et du

r les substi- 7 Rhin, et Pichegru, son ancien et son égal en grade, 40 fé 1. 295, 588. 6. 527. (2). 11. 278. 16, 312. 408. ; 2. 209, 55]. 7. 78, 12, 8290. 17. 402. 17. 403. 3. 280. 569, 8. 107. 18. 305. 545. 18. 569. 9 (2). 4. 616, 9, 298, 14. 171. 19. 900.

Le B- 644, 10, 617 15, 251. 21). 5es8, é \

descend au second rang, et devient! son inférieur et son lieutenant.

Hoche. disposa tout sur-le-hamp pour reprendre” Wissembourg et ses lignes faaeuses’ gardées par les 5 Autrichiens sous Wurmser et par l’armée des émigrés français sous le prince de Condé : celle-ci‘ est à Lauterbourz, les Autrichiens se portent en avaht de Wissembourg et occupent dans un camp rotranché les hauteurs de Geitsberg, défendues sur le front de la position par 10 un châtesu fort, hérissées de batteries, et que protégent des haies, des abatis d’arbres et des ravins profonds. L'armée prussienne,5 sous Brunswick, a tourné les Vosges et seconde les efforts de Wurmser, Hoche détache sur sa gauche trois divisions pour contenir® les Prussiens ; il 15 ordonne à l’armée du Rhin de fondre sur la gauche de l'ennemi et d'enlever Lauterbourg: lui-même dirigera en personne l'attaque du centre sur le Geitsberg, et il montre à ses soldats la délivrance de Landau comme l’infaillible

résultat de la victoire du lendemain. Ses lettres au

20 ministre de, la guerre, comme les ordres qu'il transmet? à ses généraux, respirent, dans un style bref et plein |

» . . . . l d'énergie, la confiance, l'enthousiasme, un républicanisme |

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exalté, le mépris des ennemis, qu’il traite de vils esclaves | M

des tyrans. On sent” une force entrainante,!° un je ne sais" 25 quoi d'irrésistible dans l'impulsion qu’il donne à ses

lieutenants, parmi ceux-ci nous voyons Le Fèvre., Championnet, Andreossy, Desaix, Soult, Moreau, la,

illustration, et qui font! sous lui l'apprentissage de 1 30 gloire.

Cependant, sous le poids d’une immense responsabilité, au milieu des préoccupations d’un vaste comman-| dement en face de l’ennemi, et en proie à la double fièvre d’une exaltation militaire et républicaine, il se

35 souvient! de son ancien chef le général Le Veneur; il sent? le besoin d'épancher dans un cœur digne de le comprendre les divers sentiments qui l’agitent, de s’affermir enfin, et de s'élever davantage!’ à ses propres yeux, * en!” prenant” pour témoin de ses pensées et de ses actes

40 devant le postérité un homme de bien et un ami. / La

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DE LAZARE HOCHKE, 31

veille de la bataille décisive, ! et dans le silence de la nuit, à il se recueille* et il écrit’ ces lignes :

‘* Les voilà revenus,‘ ces transports que nous avons vusf éclater autrefois en présence de l'ennemi, Le découragement et l'épouvante ont fuif loin de nous ; jgne à suis entouré que de braves gens marchant? à l'ennemi sans rompre d’une semelle, Auprès des feux" allumés sur toute la ligne, j'ai surpris,* dans tous!° les groupes, la témérité et l’audace qui annoncent la victoire. Pas!i un murmure contre ce vent si froid ui souffle avec violence, 10 pas un regret pour ces tentes qu’un des premiers j'ai fait!? supprimer, Il en*est peu qui se piquent d’imiter le vainqueur de Rocroi et qu'il faudra!‘ réveiller pour la bataille : mais l'air est glacial, et j'aime mieux les conduire!® à l’ennemi, irrités par l’insomnie, que reposés par un soinmeil 1%. toujours fatal à l'entrainement avec cette température,e?"""" Reconnu par le plus grand nombre, j'ai partout été salué de ce cri: ‘Landau seru libre!” Oui, mon général, Landau sera libre... Les jours de douleur et de honte : sont! passés. Avec des soldats si bien préparés, une 20 autorité aujourd’hui sans entraves, et l'appui ues représentants, je dois vaincre! ou mourir. C’est une alternative que j'ai acceptée” ; oui, mon général, si cette lettre n'est que l’annonce trop présomptueuse“! d’un succès que je crois” infaillible, elle doit vous porter mes derniers 25 adieux*: je suis à la veille du plus beau ou du dernier de mes jours *, .,”

Le lendemain, 26 décembre 1793 (nivôse an IT), 1/ toute l’armée est” debout avant l'aurore, et s'ébranle au © cri mille fois répété de: Landaÿ ou la mort! lle 30 sé

rencontre sur le Geitsberg l’armée ennemi, qui se préparait elle-même à une attaque générale, protegee par le château de ce nom, occupé par plusieurs bataillons. Rien ne peut’ arrêter l’impétuosité des Français. Le château est emporté après une lutte acharnée, et les 35

Autrichiens se retirent dans leur camp retranché du . À

Geitsberg, Les Français s’arancent au pas de charge à b 4 travers le feu le plus meurtrier ; tous les obstacles sont + -/X#

Corresp. de Huche, citée par Bergounioux.

mm

4, 251. 10. 63. 16. 290, 22, 298. 5. 275. 686, 11. 121, LT. 272, 23. 547,

surmontés et forcés ; le combat n'est bientôt plus qu’une

déroute. Brunswick et l’armée prussienne! couvrirent” la # | de retraite de l'ennemi. Wurmser fut refoulé dans Wissem- M ee AU SSESES bourg, qu'il évacua durant la nuit. Les Français entrent À re | 5 dans la place : les alliés se replient sur le Rhin er* s’ac- M Vo Î , ,: cusant mutuelle.ient de leurs défaites, et Landau est Æ Je: : délivré aux acclamations de l'armée et de la France [M Terre entière. * * De ‘nv M ce qui 2 le tal grâce Baxna M avec l'écha V redou : ù frappe 0 horret 10 Mariage de Hoche.—Son départ pour l’armée d’Italie. à chefs = © ; : 27 Houcl En* annonçant® au Comité de salut public la prise des LS jus 1 lignes de : Wissembourg et le déblocus de Landau, pas p 7 Hoche termina sun rapport par ces simples lignes : défait ‘# Maintenant que le but est atteint,® je désire! n'avoir l'Est f 15 plus charge que du commandement de l’armée /dé”"la delà Moselle. Les deux ensemble sont un trop pesant ; LS unir fardeau pour une tête de vingt-six ans.” Ce vœu qu'il NS frappe exprimait fut exaucé ; mais la modestie de Hoche ne le de Val mit à couvert ni des ombrageux* soupçons de Robes“ ni ani > 20 "pierre et de la maïorité du Comite, ni du ressentiment tone. particulier des ennemis redoutables qu’il sy était faits,* eb que de Carnot et de Saint-Just, à l'avis desquels!° il avait l'exdau refusé de subordonner ses plans et”ses actes. Saint-Just Tedeval et Le Bas, toujours en mission auprès de l’armée du ses act Mure ve, Rhin, ne pouvaient” d’ailleurs pardonner à Hoche Ayant N\KAdavoir été préféré à Pichegru pour le commandement privé d général des deux armées réunies, et dans leurs rapports tait eu au Comité, ils revendiquérent pour Pichegru l'honneur bilité principal des opérations militaires dans les Vosges, et cachait 30 entre autres la victoire de Wert et la délivrance de se sent Landau. : l'épée « En apprenant! ce déni de justice, Hoche ne peut!! le dang s'en in * Victoires et Conquêtes des Français, tome viii. at Ê RES ERA ER ES RES a É 15 9 1, 47.495&R, 4. 48. 7. 548, 10. 608. 9, 2, 238. 5. 194. 8. 60. 11, 262. 607. 8, 1 ; 8, 539. 6. 321. 0, 306. 591. 12. 826. 4. p , F 6. 4

DE LAZARE HOCHE. 33 lus qu’une

vrirent” la s Wissem- À is entrent À n erÿs'ac À andau est la France

lègue. Le Comité ne lui répondit point, et songeait at;

lie. “7 chefs des armées républicaines, Biron, Custine, Luckner, e ; - MN Houchard, le vainqueur de Hondschoote, étaient tombés

à prise des DS sous la hache inexorable du Comité, qui ne pardonnait

Landau, : 58 pas plus à l’orgueil de la victoire qu’à la honte des

es lignes :

; La popularité de Hoche dans les armées de 20 re) n'avoir

> 9 " née ‘dela MS de la rudesse même de son langage, et il résolut'* de DP pesant {MN punir ce jeune et superbe vainqueur : mais il n’osa!{ le Ù vœu qu'il “# frapper au milieu de j'armée dont/5 il était l’idole, et avant 7 che ne le de l’abattre,!f il l’abreuva de dégoûts, sans jamais lasser 25 Abe de Robes” ni sa fidélité, ni sa constance. Il le laissa, sans instruc- RenTIMenS tions, sans direction, à la tête de l’armée de la Moselle, vai faits, } et quelquefois il lui imposait des ordres rigoureux? dont! s"° il avait l'exécution était impossible. Hoche réclamait, ne Saint-J ust recevait point de réponse, et s’il prenait l'initiative, 30 . ’armée du plus simples étaient interprétés contre lui. “ à Hoche { Ayant un jour secouru'$ un bataillon dans la détresse, andement : UN brivé d'habits et de chaussures, il fut averti qu’il empié- ) s rapports À & l'honneur ait gravement compromise. Le Comité lui 35 Vosges, et 4 cachait avec soin ses vues à son égard; mais Hoche vrance de à se sentali®” menacé par un pouvoir muet et invisible : 1 M l'épée de Damoclès était sur sa tête. Il reconnaissait?! ne peut! MS] danger de sa situation ; il en souffrait” +ruellement et

), 508, 8. 871. ié. 607. 19. 513.

son cœur avec de! tristes pressentiments: il ne s’en cachait pas, et les lignes suivantes,’ adressées à son ami Dulac, peignent* bien l’état de son‘ âme: ‘‘ Les cartes que tu m'annonces me serviront-elles’ ? Je l’ignore, mon ami. Abreuvé de dégoûts, ce n’est plus l’homme que tu as connuf qui t'écrit': c’est un malheureux qui se fuit”

lui-même et qui ne peut? trouver nulle part le repos ."$"

Je désire qu’une démission, que je vais!’ présenter incessamment,!! soit!? acceptée sans aigreur, comme elle sera donnée. Ardent ami de la Révolution, j'ai cru‘ qu’elle changerait les mœurs. Hélas! l'intrigue est toujoufs l'intrigue, et malheur à qui n’a pas de protecteurs! Tiré des rangs par je ne sais! qui, ni pourquoi, j'y" rentrerai comme j'en!? auis'8 sorti, /° sans plaisir ni peine... C’est assez t'erntretenir? de mes misères... J’envie ton sort.” *

Fatigué du commandement et paralysé ou contrarié sans cesse par le Comité, rebuté par tant”! d'obstacles que la malveillance semai: sur ses pas,” Hoche demanda au foyer domestique le calme et le contentemens qui le fuyaient dans la vie publique” et dans les camps. Il avait remarqué à Thionville, dans une fête, une jeune’ fille aussi distinguée par la décence de son maintien que par sa beauté, Son père, nommé Dechaux, était directeur des vivres: mais Hoche ne cherchait, dans celle qu’il voulait faire”f la compagne de sa vie, ni le rang ni la fortune. Son choix est fait : il écrit à son ami Privat, il le charge de demander ‘pour lui cette jeune fille en mariage : ‘Je demande le cœur,” dit-il, ‘et point la richesse ; ne l’oublie pas,” et il termine par ces mots, où se peignent” l'amour la ferme confiance et le dévouement sérieux d’une grande âme : ‘La femme que j'aime peut” être assurée qu’ ne lui” manquera que ce qu'elle ne demandera point. ?

Cette alliance dépassait de beaucoup les plus ambitieuses* espérances des parents de la jeune ülle; mais Hoche voulait” surtout l'obtenir” d'elle-même, et, pour s'assurer de son cœur, il lui écrivit’ ces lignes, inspirées par le sentiment le plus délicat et, le plus

* Lettre de Hoche, citée par Bergounioux.

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