‹ Lazare Hoche [microforme]Chapitre 17 sur 85 · GOT · texte numérisé non relu

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tendre : ‘Ma chère! Adélaïde, le nœud qui va? vous unir à moi est saint et sacré :

: ce n’est pas pour un moment que nous serons liés l’un à l’autre, c’est pour toujours ;

pour toujours, songez-y* bien a Peut-être n° vez-vous{ point assez réfléchi à cet engagement. Ne voyez en 5 moi qu'un simple citoyen : qu'un nom trop prôné par les gazettes ne vous fasset point désirer de devenir! l'épouse d’un homme dont® l'unique ambition est de vous rendre heureuse.® Il est encore temps : si quelque objet avait pu!° vous frapper, dites!! un mot, je retire ma parole ; je me borne à rester votre ami et ne désire plus que votre estime. + Faites6 librement cette confidence à un homme assez généreux et juste pour! ne se plaindre!’ que du sort, $Si, au contraire, votre cœur n’a pas encore été touché, accordez-leÿ } mon amour : ent devenant! mon? épouse, devenez! mon® amie, Ne jurons® point; promettons"? à la face de l’Etre créateur de ne jamais! nous séparer. Je ne mentis!? jamais ; votre cœur répondra de votre sincérité.

Hoche savourait À peine depuis quelques jours les 2 joies de son! heureuse’ union, lorsque le Comité, sous l'impulsion de Robespierre, de Saint-Just, et il faut” Je’! dire” aussi, de Carnot, jugea”* le moment venu d’abattre?t dans ce jeune héros un des plus grands hommes de guerre de la République. Toutefois il dissimula encore, et, avant” de le” frapper, il voulut? l’arracher à son armée, Il écrivit x Hoche qu'en reconnaissance des éminents services qu’il avait rendus,” il lui donnait, à titre de récompense, un commandement plus important, et le chargeait® de continuer à l’armée d'Italie l’œuvre de régénération qu’il avait si bien accomplie” à l’armée de la Moselle: c’est à lui qu'il confiait de préférence cette mission difficile comme au plus capable, étant seul en état de la bien remplir. Hoche fut ainsi enlevé à l'amour de ses soldats : il obéit, fit®® à son!5 armée de’! touchants adieux*? et annonçaÿ son départ (en mars 1794), dans un ordre du jour remarquable par sa simplicité : Citoyens, le service de la République, notre mère commune,

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m'appelle! ailleurs. Continue” à bien mériter d’eile : le émiss nom du nouveau chef que vous avez (Jourdan) a déjà instrt frappé votre oreille. Avec lui, vous ne pouvez’ qu'ané- À cheve antir les tyrans coalisés contre notre sainte liberté. Vive’ ; un st

5 à jamais la République une et indivisible :— Lazare rappe Hoche.” Dum

Il ne s’abusait pas cependant sur les intentions vérit- de sa

: ables du Comité : il confia s:s pressentiments au repré-, | du C sentant Lacoste, et, prêt à partir‘ pour l'Italie, il lui | publi

10 envoya ses adieuxÿ avec une copie de sa correspondance. : faite” ‘Je désire,” dit-il,° ‘‘ qu’elle serve’ à faire* luire’ la vérite et Guill

à retracer à nos neyeux? ce qu’il en a coûté à leurs pères i donn pour conquérir!® la liberté.” * -} p 00" E 3 peupl Se : génér

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