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: IPS it “ f | Vs 9 e — i $ es 35 :- * Elles étaient accusées d’avoir dansé dans
un bal donné à Verdun par les Prussiens. La plus âgée avait dix-huit ans
| t Mémoires de Rioufe. Voyez aussi aux pièces justificatives, Appendiv À, le tableau du régime de la Terreur tracé par M. de Lamartine dans son Histoire des Girundins, t, VIIL., P. 121-198.
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serviteurs étaient eux-mêmes suspects ; on bénissait alors & les maladies les! plus cruelles et les blessures qui donnaient au moins une chance d'échapper, lût-ce? par la mort, à l'échafaud ; le beau-père de’ Hoche fut arrêté et jeté en prison comme coupablé de lui avoir donné 5 sx fille; son beau:frère, le général Debelle, déclaré suspect pour lui appartenir! de trop près, se %, lançaÿ au milieu des ennemis à Fleurus, et tomba dans son sang, atteint de sept blessures : ‘ Dieu soit béni LL s'écria Hoche 4n l’apprenant,' ‘ces blessures sont un 10 bienfait du ciel ! 2e Il cherchait } la Conciergerie un adoucissement à
ses peines et l'oubli de ses maux personnels dans le
commerce d’une société choisie, dans les entretiens
d'hommes et de femmes distingués à divers titres, 15 attendant comme lui leur arrêt de mort, et qui, divisés
d'opinion, étaient unis par le sentiment de leur com-
mune misère, C’est x que Hoche connut? l’aimable
duchesse d’Aiguiilon, Madame de Fontenay, qui bien-
côt après fut Madame Tallien, et Joséphine de Beau- 20
harnais, appelée à de si grandes destinées, et avec
laquelle il s'était déjà rencontré à la prison des Carmes,
Hoche demandait aussi au travail des distractions 2: ** “a forcées ; il rédigeait'° des mémoires, !! et avait tronve” Te .f) ,moyen de correspondre avec sa femme, à laquelle il
plus délicat et le plus tendre. !? C’est pour elle qu'il souffre! et quil s'inquiète. Apprenant? l'arrestation de son beau-père, il lui écriti#: “ Pourquoi un hasard funeste m'a-t-il5 placé sur ton chemin? $ji je ne t'avais pas 30 rencontrée, "® tu serais heureuse au sein d’une famille honorable, Pardonne-moi!’: je ne prévoyais!# pas ce que 5 je t’apportais de tourments et d’ennuis.”* Il ne Ve tremble pas pour lui-même, et Jamais peut-être il ne: + montra plus de! véritable grandeur qu'à l'époque où il 35% se voyait” ainsi dans tout l'éclat ‘de sa gloire, précipité jusqu'au fond de l’abime. Il conserva dans les fers et/
dans l'attente du supplice tout la liberté de son esprit,
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* Lettre citée par Bergounioux.— Vie de Laztre Hoche, p. 68,
1. 459, 6. 321 11. 407, In 08e, - 2. 597 (3). 7. 325, 12. 441. 17. 470.
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une parfaite sérénité d'âme, et toujours le même dévouement à son pays et à la cause qu'il avait si bien servie.! Il s'était fait une religion des grands principes au nom desquels* la Révolution avait été faite, et dont” elle s'était si prodigieusement écartée”; il leur avait voué un culte au plus profond de son cœur ; et de même que les vrais fidèles ne rendent pas leur Eglise responsable des crimes souvent commis! en son nom par des prêtres égarés ou barbares, de même Hoche refusa toujours d'imputer aux principes immortels de 1789, aux grandes idées d'où la Révolution était? sortie,® les forfaits des monstres qui les avaient si indignement travestis,' et qui les déshonoraient en les invoquant, La Révolution l'avait porté tout jeune dans ses bras’ puissants ; elle avait tout fait pour lui, elle était sa mère, et toujours il fut pour elle un fils reconnaissant: il ne voulut? se souvenir! que de ses bienfaits, et, victime!! résignèe, il refusa de la mage lorsqu'elle allait l’immoler,—
Il essayait de faire! passer, dans le cœur de sa jeune!“ femme, la fermeté du sien : ‘ Ne te laisse pas abattre, 5” luifdisait-il,!6 ‘sois! ma digne épouse par le courage : tu le dois à mon amour à tes parents, à ta patrie: ce n’est pas elle!8 qui est ingrate.”* La perspective d'une mort} prochaine n’altère ni son patriotisme ni sa vertu républicaine, et réveille les plus tendres affections de son cœur : il écrit à sa femme : ‘ Témoigne!" à ceux de mes amis qui me sont restés fidèles combien leur affection}
in’est précieuse”; dis-leur’! surtout que, dans le malheur, |
mon amour pour ma République ne se dément” pas, et}! que si ma mort est utile, je suis tout prêt pour le sacri-| fice. ” +
Dans le mémoire” qu’il rédigeait,# et où” il rendait, compte’5 de ses opérations militaires sur le Rhin, Hoche descend au fond de sa conscience; il s’examine, il recherche en quoi il a pu” être coupable, et les motifs de son arrestation : ‘Sauf le bon plaisir du Comité,” écrivait-il,? ‘ma mémoire” ne peut m'en fournir d’autres
* Ibid. p. 67. + Ibid.
Pl. 12. 301. 19. 303. 96. 403.
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DE LAZARE HOCHE, 43 que mon refus de conférer avec les représentants quand j'ai cru’ qu'il était urgent d'agir. Est-ce là de l'insubordination? Quoi qu'il puisse’ m’en coter, je resterai convaincu’ du mot d'Eugène : que à général qui tient! conseil de guerre n’a point envie d'entreprendre. En 5 présence de l'occasion qu’il fallaits saisir, je n'ai jamais à 9 craint® d'engager ma responsabilité. J'ai toujours pensé que l1 plus terrible, c'est d’avoir à rendre compte! un re jQiu sans nécessité et, je dois le dire,* celle-là, mais 10