‹ Lazare Hoche [microforme]Chapitre 21 sur 85 · FES · texte numérisé non relu

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cei.c-.\ seule, m'a toujours fait!° trembler. ” *

La pensée d’un Dieu juste et rémunérateur le “outient" î il espère en sa providence, en sa bonté ; il écriti? » son beau-frère : ‘* Le juste Ciel m'a protégé jusqu’à présent : je compte beaucoup sur lui; la pensée d’un crime 16 nentra jamais dans mon cœur.” Et à sa femme : ‘Celui qui préside à tout soutiendra:l mon courage... Tous nos maux! seront bientôt terminés. C’est dans le sein de l'Eternel que nous nous reverronsts: puisse!é du moins sa justice nous y réunir,” + 20

Une nouvelle!" et poignante douleur lui était encore réservée,

Un jeune homme d’environ vingt ans, appelé Thoiras, adjudant ® au régiment de son beau-frère, et ami!° de sa famille, avait été arrêté à Thionville où Adélaïde était“ 25 restée près de son père captif, lui prodiguant*! ses soins et * iremblant* pour ses jours et pour ceux de son mari. Thoiras, aux yeux? du gouvernement, était suspect à cause de son dévouement pour cette famille infortunée, et coupable d’une admiration enthousiaste et non 30 déguisée pour son général. Il fut envoyé prisonnier à Paris et enfermé avec lui dans la même prison, à la Conciergerie. Hoche trouvait un plaisir amer et doux à s’entretenir!! avec ce jeune homme des objets si chers à son cœur ; il écrivit!? à sa {mme : ‘‘Thoiras m'a donné 35 de tes nouvelles : chacune de ses paroles à pénétré mon âme d'’attendrissement.” Et il espérait que son jeune ne

orme * Citation de Bergounioux, Vie de Lazare Hoche, p. 63. t Ld. ibid., p, 64.

2. 269, 578 8. 299 lé. 58, 19, 399, 8, 333 9. 100. 15. 274. 20. 171.

Le à:

t l’Etre suprême du sang humain qu'on aurait fu, !

ami trouverait une protection contre la fureur des

ÿ tyrans dans son âge et dans son! obscurité # Vaine Un, 124 espérance ! Le quatrième jour au matin, le guichetier, pourvoyeur* quotidien de l’échafaud entra dans la prison

niers traduits ce jour-là au tribunal révolutionaire. Hcche entendit?’ nommer plusieurs de ceux dontfil £ ‘isait!! sa société intime et il attendait son tour’ qui ne viut® pas : le dernier nom inscrit” sur la liste funèbre était celui de 10 d'hotras, Hoche pâlit à ce nom plus qu'il n'eût!° fait ‘sans toute s’il eût entendu le sien: et il demeura muet, 1 Pal 1) partagé entre un sombre courroux et une pitié sans ù nus Thoiras ne changea!” point de visage ; il tira le pt V0 va montre et, la donnant à Hoche, il le pria de la garder , Préc vil toujours, * et lui demanda en échange une fleur d’un ie À P Léa t de roses que Hoche tenait” à la main et qu’il vait reçu le matin même d’une personne demeurée inéécninne Tous" les autres prisonniers appelés au tribunal ns A avec Thoiras en demandèrent aussi : tous furent con- 20 damnés et montèrent les degrés de l’échafaud portant!$ une rose à la boutonnière, On!7 mourait!® ainsi alors, avec une fermeté insouciante et un dédain de la vie énergiquement exprimé par Hoche lorsque, dans une lettre d'adieu adresssée à sa femme, il disaitl? : ‘* La mort

25 n’est plus un mal quand la vie a cessé d’être un bien. ? On! dit cepeñdant qu'après la mort de Thoiras, un changement notable apparut? dans les manières de Hoche à la “Conciergerie et dans son langage à l'égard de ses geôliers et de ses juges, et qu'à une froide indifférence 30 succéda une colère e, un emportement hautain dontf il ne

Qu'aurait-il pensé, 8 il eût” pu“ savoir“ qu’un jour viendraité où ce régime affreux qui avait dévoré tant” d’illustres défenseurs de la Révolution et de la patrie, qui allait le 35 frapper lui-même, et qui avait implanté, pour un siécle

* La montre de Thoiras est aujourd’hui en la possession de la fille de Hoche, Madame la comtesse des Roys, et elle marque encore l’heure où elle s'arrêta dans la journée qui vit26 ce jeune officier arraché des bras27 de son général.

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5 et lut’ à haute voir, £$lou sa coutume, la liste des prison-4£!4

pouvait plus contenir*! l expression méprisante et irritée.(o v

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