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fiancée pour rejoindre! l'escadre anglaise? et cingler vers Re -
Sombredil avait reconaf toute l'importance du fort Penthièvre qui, flanquè de retranchements construitst 1 par les émigrés du côté de la pleine mer, coupait en- RUE 2 2 tièrement Ja presqu'ile d’un rivage à l’autre : de la con- éL. servation de ce fort dépendait le salut de l’armée royale. d Sombrueil insista pour que la garde en fûts exclusivement confiée à sa division : Puisaye refusa, craignantf
d’offenser les émigrés des autres divisions, Mais dans 10
toutes se trouvaient incorporés beaucoup! de prison-
niers républicains, qui, pour* échapper aux souffrances } {4 . pa qu'ils avaient endurées ou qui les attendaient sur les sn pontons anglais, avaient consentilo à s'engager parmi
les royalistes, acceptant!! leurs offres jusqu’à l’heure où 15 ils pourraient? s'echapper et trahir leurs nouveaux!# com- % pagnons, Déjà un grand nombre, profitant de la marée basse'® le long des murs, s'étaient jetéslé dans l’eau qui recouvrait® les sables de la Falaise et avaient rejoint! 44. l’armée républicaine, en Temarquant, à droite et à gauche 20 du fort Penthièvre, les Passages guéables qui conduisaienti® au camp, Chaque nuit y amenait ainsi de nouveaux! déserteurs : l’un d'eux, David Goujon, offrit!? à Hoche de conduize!s une coionne par la pleine mer jus- 42... qu'au fort : Hoche accepta et résolut? d'attaquer la pres- ‘ qu'ile sans délai, | pda tr LA
Dès le lendemain, 19 juillet, il rédigea’ un ordre dyhul A jour remarquable entre tous”? par sa Précision ct sa ter-Ÿ 17 rible énergie. Le fort Penthièvre sera attaqué de trois ‘: : côtés à la fois dans le nuit suivante”* à la basse!5 ner à 90 gauche par le général Humbert, à l'extrême droite par ‘ le général Valletan, et par l’adjudant général Ménage qui, avec trois cents hommes d'élite, tentera d’escalader le Glen rocher relié au for! par le retrancheñent des émigrés: role Hoche lui-même diricera l’attaque au centre.
Dans la nuit du 20% Juillet, par un temps sombre, Hoche mit” en mouvement ses colonnes, marchant à leur tête, avec les représentants Blad et Tallien. Sa marche est suspendue Par un orage épouvantable mêlé de grêle et d’une pluie glacée qui tombe à torrents, 40
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st . D] 7. les crevasses, et s’aidant, se porssant les uns‘ les autres, ‘als parviennent* au sommet, Le parapet restait à gravir
76 BIOGRAPH.E,
tandis que le* vents déchainés avec fureur soulèvent le sable en ép::; ' tourbillons: les soläats ne distinguent plus ni leur” direction ni la voix des chefs, et s'arrêtent dans un désordre affreux. Enfin ils reprennent! leur 5, marche et parviennent,? après beausoup° d'efforts et sans “être aperçus, au pied des remparts, au centre de la position ; là ils s'arêtent et attendent des nouvelles de l'attaque de gauche. Celle-ci échoua : Humbert, arrêté par la fureur des éléments, ne putTatteindre la forteresse
10 qu'aux premièrest lueurs du jour, au moment même’ oùf la division centrale était découverte’ par les assidgés. Legs."
Les canonniers toulonnais!! firent!° feu sur elle et donnèrent l'éveil à une chaloune anglaisel! qui acçabla la division d’'Humbert, sous les boulets et les obusz Il 15 fallut” se retirer: et Hoche rallia les républicains et commença” la retraite, La journée sembiait perdue : l’unique
chance de succés dépendait maintenant de l'attaque de”
radoite, commaridée par Ménage et entreprise! sous la direction du transfuge David. Elle ptréf@fitait d’im-
20 menses!* difficultés. La mer en fureur battait le roc
bastionné au pied duquel David amena la colonne républicaine, protégée par le bruit des flots furieux!T et par les ténèbres, Mage et sa troupe escaladent le roc, s’accrochant!f aux ronces, aux arbrisseaux, sc faisant!?
des échelons de leurs baïonnettes qu’ils enfoncent dansé),
et, au cri d’une sentinelle, ils pouvaient tous être précipités dans la mer. Mais ils entendent des paroles
30 amis : David avait des complices dans le fort, et ceux-
ei tendent la main aux républicains qui s’élancent sur la platé-forme” Les royalistes, qui s'étaient crus’! vainqueurs, sont surpris! et massacrés, les canonniers toulonnais!' pris” à revers sont tués sur deurs pièces : tout ce
30 qui résiste est égorgé, et Ménage plante sur la muraiile
le drapeau tricolore. Hoche l’apercoit et rebrousse aussitôt chemin ; il entre sans résistance dans la for- -teresse, embrasse Ménage, le nomme général de brigade et dispose tout pour compléter sa victoire. ?*
* Rouget de l'Isle, Souvenirs de Quiberon. — De la M'ousche,
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4. 262, 607. 10, 305. 403. 16. 503, 21. 296. 591. 5. 321, ii. 435 & KR. 17. G0, 22. 524,
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DE LAZARE HOCHE. 77 & le Au premier bruit de 4 prise du fort, Puisaye compriti$£ %Ux2, ent que tout” était perdu. /I] ne s'agissait plus de défendre la Vue ent presqu'île ouverte au flot toujours grossissant des troupes Hruél un, 4) eur républicaines, mais /d’arrêter celles-ci assez longtemps 4:42, : ans pour permettret aux débris’ de l’armée royaliste de se 5 L bide 24 7 » la 4 rembarquer. Sombreuil et luié prirent? à la hâte, dans ce n.. "204 de but, au milieu d’une confusion épouvantable, d’urgentess . èté et vaines dispositions, Toute l'artillerie était prise? ou 1886 détruitef ; aucun1° retranchement n'était élevé dans où l'intérieur de la presqu'île, encombrée par la foule des 10 és. to | blessés et par une multitude de paysans, vieillards, nè- a . femmes, enfants, courant!l tous en désespérés vers le a Pr igage, rompant'! et entrainant!i avec eux les valeureux!?#" y T] bâtaïllons qui essayaient® de se former et qui n'avaient n- - que leur poitrine à opposer aux feuxl{ violents de la 15 que of, AA mousqueterie GE des canons£ Sur divers points, rallies de. 7 par Sombreuil, ils parvinrent!5 à se former et, e précipi- Fr ln € + tant!! sur les républicains avec toute la furie du désespoir, Im - ils les firent'£ reculer: vains efforts! que pouvait!7l’héroïque OC } raleur de trois ou quatre mille'® hommes contre un ennemi 20 ine “4 Quatre fois plus nombreux et enivré par la victoire! A, ” et chaque moment les royalistes perdaient du terrain et se ‘té à le rapprochaient de la mer ; mais la marée était basse, !? la nt , Hotte anglaise? était 4 l'ancre 4 une lieue du rivage, et la 282), , tourmente soulevait encore les vagues et rendait très 25 es, 4 difficile l'approche des embarcations, Le ciel était fort vir sombre, et l'amiral n'aperçut pas les drapeau tricolore ré- flottant sur la forteresse ; il ignorait qu'elle fût?! prise, 7 les Puisaye envoya successivement à bord un piiote intré- UX- ; pide et un aide de Camp, le marquis de la Jaille : pui: 30 la | voyant tout désespéré, il s'embarqua Ini-même, au fort in- Haliguen, sur un frêle esguif, pour hâter l’arrivée des 9 on- secour: eù aussi, dit-il pour mettre* en sûreté Sa cortre- ‘ ce Shondance, qui eût? compromis! toute la Bretayn ile ; l: honneur militaire exigeait®® qu'il restât’s pour mourtx% 35 TT dt 6 coux qu'il avait entraînés?” dans le péril, mair +: lyite OT- à fut à tort considérée comme une trahison. de lelation du désastre de Quiberon.—Villeneuve la Roche-{:,; 1aud, À Mémoire sur l'expédition de Quiberon.
he, ee RE se L : res ji . 895. 8. 132, 15, 251, 22. 299. 527 (2).
2. 194 (4). 9, 286. 16. 305, 548. 28, 979, | 8. 237. 10. 121. 17. 262. 527 (LR) 24 676.
L 5, 95, 12. 60, 19, 67, 6, 286, 6. 468 (2), 13. 550, 20, 435 & R. 97. 588, Ki 7. 324, 14, 36. 21. 570. 69, À | "= = ; ù TA : f i s ( ji 4 ' MENT VC LA TUE
Le
pis, NX: VA LE 248 JR Averti du désastre, l'amiral Warren? fiti faire’ force voiléS yers le rivage et ouvrit un feu terrible sur A FÉQubT +<ésur la foule des fuyards et sur leurs défenseurs. Le plus 6 Affreux spectacle s’offraitt alors aux regards. La mer agitée sous un ciel toujours sombre éçartait les embarcations vers lesquelles une multitude de malheureux de tout sexe
a °° 78 BIOGRAPHIE, 2