PES
nnel, il voulut! rendre à ses adversaires menace pour menace Cents et, ayant réuni ses généraux? dans un banquet patriotique mbre, pour fêter l'anniversaire du 10% août, dernier jour* de la ins le ."..hmonarchie, il but à la République, et ditf: ‘Amis, la paix levées va’ être signée : mais, je ne dois pas vous le dissimuler, à €/ Loc , com- vous ne pouvez vous dessaisir encore de ces” äfmes ée,‘ et terribles par lesquelles’ vous avez tant1l° de fois!l fixé la 1,11 reste victoire. Avant de le! faire, * peut-être aurons-nous!t à y Vrai, . assurer la tranquillité intérieure! que des!'f rebelles aux ns les lois de la République essaient!? de troubler.” 10 partie Hoche n'alla pas plus avant dans cette voie: déjà le vec le ; mort était dans son sein, cette mort prématurée qui met!8 férant en, les bellesl° actions des gens de bien en sûreté et À couvert avides 4, | des revers de la fortune.* Il avait senti” à Brest, l’année e son / “(} précédente,” les premières” atteints d’un mal inconnu qui 15 { redcubla d'iitensité à Wetzlar : il tomba bientôt grave- Cents, . ment malade, et le bruit se répandit qu’on l'avait empoiieuse al... sonné. Il était, aux yeux” des royalistes le plus résolu et nneur le plus vaillant champion du gouvernement républicain : -même comme tel, il était en butte à de criminelles’# attaques et 20 -! dit: il avait précédemment &Chappé, comme par miracle, À un si les assusin soudoyé par ses ennemis :+ on savait’5 sa vie trèsfaites! menacée, et dans chaque nouvelle! crise d’un mal qui millels semblait inexplicable, on croyait? voir’8 les indices d’un \yait à attentat contre sa personne, 25 ni et que , Déchiré par une toux sèche,* brûlé d’un feu intérieur et Co A nc que dévorant, il était en proie à une irritation nerveuseîl et V este de tombait dans des spasmes dont” il sortait® épuisé.? Il lan- » faire guissait dans cet état si douloureux lorsqu'il apprit°{ l’acte crime, violent du 18° fructidor exécuté contre les conseils légis- 30 nercie- latifs par les trois directeurs, Barras, La Reveillère- | Lepeaux et Rewbell. Cette nouvelle impatiemment” à son attendue et dont” il ne prévit” point les suites, lui causa lomnie {1/7} ÉTALA Ouv ant un : * Plutarque, Pélopidas. = quels? + Revenant36 un soir du spectacle à Rennes, comme il rentrait dans 35 ‘ . son hôtel, un coup de feu fut tiré sur lui presque à hout portant et islatifs ne l'atteignits pas. On saisit l'assasin qui avoua son crime et désigna Le ment. ?? pour son complice un ancien chef de chouans. Hoche sollicita in- | à ur être utilement leur grâce, ils périrent sur l’échafaud. lé : naires : —— RE A 1 1. 276. 9. 104. 17. 205, 24, 47. 81. 45. l' 2, 88. 10, 402, 18. 312. 25. 851. 82. 503. 604. IL 38 3, 76 (1). 11. 86. 19. 58, 26. 265. 88, 245, | : 4 à Fe RS A RQ RL ÿ. 2402 10. OUU ai OÙ 29 io où ‘3 Er —— 4 6. 299. 14. 464 (2) 22. 45. 29, 116. 86, 251. 1h \XC. 7, SL, 15. 58. 23, 40. 8C. 56, 87. 321, {1 L 8. 262. 607. 16. 82. | LE
la joie la plus vive! et lui rendit des forces. Le Directoire cependant avais eu recours à d’odieux* moyens pour réussir dans son? entreprise * et s'était condamné à une longue série d’actes tyranniques, sans pouvoir s'arrêter Bb jamais dans la légalité, jusqu'au jour peu éloigné, où,° à dax an son tour, il tomba, victime méprisée du coup d'Etat de brumaire.+ Hoche ne pressentitF point cela, et salua avec enthousiasme la liberté qu'il croyait’ sauvée par la journée
de fructidor, tandis qu’elle était irrévocablement perdue.
.10 Peu de jours après, le Directoire destitua le général :2+Moreau, qui avait perdu sa confiance, et donna son’ armée au général Hoche, qui réunit ainsi le commandement des deux armées de Sambre-et-Meuse et du Rhin. Mais ses forces l’abandonnèrent de nouveau: en proie
15 au feu qui le dévorait, il se disait! revêtu, comme Hercule, de la robe empoisonnée du Centaure. Son médecin, Poussielgue, lui ordonnait un repos nécessaire : mais, pour cette nature ardente, dont!? l’action était l'élément naturel, le repos était une fatigue plus qu’un soulagement.
20 Il parut! cependant s’y résigner et se rendit à latotre de Francfort pour se distraire: il y fit connaissance avec un
! ET t- . sr +116 .
| Uaÿtor empirique fameux qui promit!é de le guérir sans le con- 4 \
Cote br4 Cos © bd bé ets 2 €
damner au repos : Hoche prit!’ en secret ses remédes, et
son état fut bientôt désespéré. Il lut'® son arrêt dans les
25 yeux! de Poussielgue, se vit” mourir°' et accepta doucement son sort.
Il voulut?” revoir’ une dernière?‘ fois ses amis, ses com-
pagnons d'armes, et les reçut d’un air serein, tandis qu'au Yvupied de son lit sa jeune’ femme étouffait® ses sanglots. <4 !. 30 Il s’entretint?? une heure avec eux, les remerciant de leur
* Les principaux?8 moyens auxquels les trois directeurs eurent recours our prolonger leur autorité furent: la déportation à Cayenne de eurs deux collègues, Carnot et Barthélemy, de cinquante-neuf membres
des deux conseils législatifs et de quarante journalistes, la suspension 35 de la liberté de la presse, et la remise en vigueur des mesures révolutionnaires contre les émigrés et les prêtres.
+ Ce jour-là, 19 brumaire an VIII (10 novembre 1799), le général Bonaparte, récemment29 revenus0 d'Égypte, expulsa le conseil des Cinq- Cents à Saint-Cloud, mitsl en arrestation trois directeurs et cassa la
40 Constitution de l'an II. 11 se fits2 éliress ensuite premier consul. Voyez mon Histoire de France, t. II, p. 865, 366.
GO O0 =I © E7 à CO RO
e Direc-
ns pour é à une s'arrêter
où, à
"État de lua avec journée perdue, général na son’ nmandeu Rhin.
en proie
Hercule, nédecin, : mais, ’élément gement.
Etre de > AVEC un s le con- 1édes, et dans les a douce-
ses comlis qu’au
sanglots.< |.
t de leur
ent recours ayenne de f membres suspension ures révo-
le général | des Cinqet cassa la ul, Voyez
affection, et s’efforçant! même de sourire. Il parla aussi
des affaires publiques” et revint’ sur le coup d’État de 12
fructidor qu’il jugeaitt toujouts indispensable, Toutefois, mieux éclairé au moment suprême, il reconnut® qu’il était heureux qu'aucun des généraux” commandant en chef les armées de la République n’eût5 participé de sa personne” à cet acte de violence, et qu'Augereau, en l'exécutant par l’ordre des trois directeurs, eûtS paru’ obéir aux pouvoirs civils : une république, dit-il,8 devait toujours être servie’ et non protégée par l’epée.
Ce dernier effort l'avait épuisé; il congédia ses lieutenants, et vers le soir il s’endormit, 10 Ant quelques heures de repos, il s’éveilla en suffoquant. 1] ne parlait plus : il eut une crise terrible et, le 1911 septembre 1797, il expira doucement entre les bras!? de sa femme et du général Debelle, son beau-frère. *
Hoche avait à peine atteint! vingt-neuf ans et sa renommée comme celle de son jeune et brillant rival, le vainqueur d’Arcole et de Rivoli, remplissait l’Europe. Qui pourrait'# dire la désolation “le ses compagnons d'armes, le désespoir de ses soldats! L'armée entière fit!s à son chef de magnifiques et touchantes!8 funérailles. On décida qu’il serait enseveli à Pétersberÿ dans le camp retranché de Coblentz, à côté d’un jeune héros enlevé comme lui à la fleur de son âge, au milieu d’une glorieuse!? carrière et qui laissait un grand nom, le général Marceau.
Le convoi funèbre quitta Wetzlar le 211 septembre et se dirigea‘ vers Coblentz. Les aides de camp de Hoche, les généraux® et tout l'état-major escortèrent le char, devant?! lequel”? étaient portés les étendards et les drapeaux’ en deuil. Le cortége s’avança! ainsi au son lugubre des tambours voilés et au glas funèbre des cloches mises’ en branle par les habitants des villes et des bourgs qu'il traversait. Les paysans des environs accoururent®* en foule et firent” cortége aussi au général dont’ ils avaient
* On ouvrit?8 son corps et l’on%® trouva, dans l'estomac, quelques taches où l’on crut30 reconnaîtres des indices de poison, suffisantssl peut-être pour légitimer des soupçons, mais trop faibles pour les confirmer.