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DE LAZARE HOCùE, 7
14" Le premier essai que la multitude fit{ de ses forces fut
ot
l'attaque de la Bastille, forteresse’ redoutable, situéef à l'extrémité du faubourg Saint-Antoine : c'était’ là qu'étaient renfermés,” depuis des siècles, sur un simple érdre royal, ou lettre de cachet, la plupart de ceux que le roi ou ses ministres jugeaient!° opportun d’arrêter et de retenir’! captifs enl?les dérobant à la justice des tribunaux" 10 ordinaires légalement institués. La Bastille, pour cette cause, était regardée, non sans raison, comme le monument d’un âge barbare, comme la citadelle du!# despotisme. Paris, dans! les premiers jours de juillet 1789, avait été
der,ile théâtre de rixes sanglantes entre le peuple et la 15
4 L'attaque auraiti* £chouési trois cents gardes françaises’?
Troupe ; le peuple demanda des armes, pilla l’arsenal des Invalides, forgea!° des piques et, dans la matinée du 14, au cri de: À la Bastille! à la Bastille ! une immense colonne populaire courut!' attaquer cette forteresse occupée par une faible garnison de Suisses et d’invalides. ; 2 ne l’eussent secondée.*!: Ils accoururent?? avec des canons et marchèrent à la tête des colonnes. La Bastille fut
je” et des assassinats souillèrent la victoire populaire.w
entraînée dans l’insurrection de la multitude : Hoche fut: . de ceux qui demeurèrent fidèles au drapeau. Caserné à 247 6
Une partie seulement des gardes françaises” avait été 25
dans la rue- Verte avec quelques conscrits formant’! le dépôt de son bataillon, il ferma® la grille de son quartier,
tit' de” grands efforts pour” empêcher qu'elle ne fût forcée 20
et défendit contre les assauts de la populace déchainée,
les canons confiés à sa garde. x Les gardes françaises furent licenciés après la chute
de la Bastille et répartis’’ dans les compagnies soldées de
‘la garde nationale pour servir” sous les ordres du général 35
La Fayette Hoche y entra, et il était sergent-majorl d'une de ces compagnies à l’époque des sinistres événements provoqués par l’a “vée de nouveaux”? régiments appelés à Versailles dans les premiers jours d’octobre 1789. Une fête avait été donnée aux officiers de ces 40
corps! par leurs camarades dans la grande salle de spectacle du Château : le roi et la? reine tenant” le jeune dauphin dans ses bras,! parurent” dans cette réunion .7 bruyante ; leur vue excita des cris d'enthousiasme : des 5 cocardes blanchesÿ furent distribuées et l’on prétendit que les emblèmes tricolores et populaires" avaient® été foulés aux pieds. Le bruit de ce banquet se répandit dans Paris et y produisit” une fermentation extrême ; l’arrivée des régiments, leurs dispositions hostiles, la crainte des
10 complots de la cour et surtout la disette firent!° éclater un ?
soulèvement redoutable. Une fille sans mœurs, Théroigne deMéricourt, donue le signal, le 5'!octobre, en” parcourant! les rues avec un tambour ; une horde de femmes la suitif
en!?demandant du pain et en!? poussant d’affreuses"® vocifér- |;
15 ations.\ Autour” d'elles accourt} &e toutes parts une multitude furieuse!f; c’estl’aur Versailles que veut*marcher cette foule désordonnée et un nommé Maillard, ancien huissier, ? offredel’y’conduire.” Retenue“* pendant sept heures par La Fayette, elle part enfin et jette” l'épouyante dans”!
20 Versailles. ‘Un premier engagement avait eu lieu’ entre les gardes du corps et cette foule désordonnée, quand La Fayette arrive pour la contenir, # à la tête de la garde nationale parisienne”; sa présence ramène la securité et aux approches de la nuit le calme se rétablit. Tandis
25 que chacun se livre au sommeil, quelques hommes du peuple trouvent une des grilles du Château ouverte; ils sntrent en!? appelant leurs camarades ; l'alerte est donnée et un combat s'engage entre eux et les gardes du corps
e service, dont” plusieurs se font!° tuer héroïquement à
30 leür poste en? criant: Sauvez la reine! Marie-Antoinette, avertie du péril, s’élance de son lit st se réfugie auprès du roi. La Fayette Vole à leur secours : il pénètre avec ses officiers et quelques grenadiers de la garde nationale soldée dans la royale résidence envahie : le ser;ent-major
35 Hoche était parmi eux, il contribua à repousser les
envahisseurs : sa conduite fut remarquée, et le général lui donna des louanges.* ;
* Mémoires de La Fayette, tome ii., second récit des événements
d'octobre.
5. 56. 436. 13. 223. 21. 482. 29. 47. 435 & KR. 6. 111 R. 14. 329, 518. 22, 284. 30. 622,
Pr
DE : AZARE HOCHE. 9
ë Hoche cependant, nous l'avons! vu,* avait embrassé Lits F avec ardeur les principes d’une révolution qui suppri- Lente 3 wait les priviléges et abaissait les obstacles devant? le ss 4 mérite : mais son bon sens, ami de l'ordre et de la disci- : des AN" Lpline, répugnait à l'anarchie et aux5 fureurs démagogiques: 5 5 que Me ses vives! Sympathies pour la cause de l'égalité civile et Foulés . à de la liberté me l'avaient? dépouillé ni de sa draiture, ni dans de son respect, ni de sa pitié, et il avait vu? un abomintte able attentat dans la violation de la royale dem
eure par
: la populäces Hoche d’ailleurs avait un sentiment pro- 10
ter un ve. |
, CR fond de l'honneur et duÿ devoir : il se souvint,? le 61 hs Gun 1: octobre comme au 1410 juillet, que la vraie place du solue 1 dat est en face de l’émeute et non au milieu d’elle, que sut ‘4 son honneur consiste À garder
ocifér- |; ;
sa Consigne et son drapeau,
ulti 4 et que si, en des cas extrêmes, il pet"! briser son’ épée, 15 a. rR 4 il lui est toujours interdit? de la tourner contre ceux qui M 19 à la lui ont confiéett pour® les défendre. Il se sentait!5 la , F Ru | force de grandir par ses services, d’acquérir!? tous!8 les de ] 87. : , Mes grades par des voies légitimes : il eût rougi de s’élever par
ATSvLo/ D la révolte ou par la trahison. 20 > entre ‘ o nd La à
garde à 7 T rité et EE, : ; Tandis Progrès de la Révolution.— Premières défaites et victoires, — Hoche à nes du ne l'armée des Ardennes.
e'l; ils # . ee nn , lonnée 4 Luis XVI. et sa, famille avaient été conduits’? y Paris 1 COrps 4 entre les piques’! de la multitude QUI avait envahi leur 25 ment à 3 palais à Versaïîlles dans les journées du 5°et du 61 octobre : : x il vivait au palais des Tuileries, plus 2risonnier” que roi, 24 nette, W : . à ? A t.
auprès Mn sous l’étroite surveillance de la garde nationale parire avec 4 sienne, © contraint” à sanctionner une série de mesures en # «ni tionale opposition avec sa conscience, et la Révolution suivait? 30 major Son Cours. Révolution sociale autant que politique, der les elle menagçait® en Europe comme en* France tous!l® les général ‘ narläntérêts liés à l’anciénne’s Constitution féodale de la société. Les princes français® et les émigrés répandus À dans les cours étrangères, ‘1 les remplissaient de ‘Teurs 35 énements plaintes et aussi de leurs terreurs et de leurs espér. ee ; A pes 1. 479. 9. 251. 17 17. 25, 47.
ances.Z Ils montraient tous! les rois atteints ou men-
acés en la personne’ de Louis XVI. et la France
enr . &émissant' sous la tyrannie de quelques démagogues, et
+ dé ils prômettaients témérairement un soulèvement général
b de la nation en faveur du roi si les armées étrangères! franchissaient les frontières du royaume.
Ainsi fut préparée en 1791 la première""Æoalitiont entre
les souverains allemands qui compromirent Louis XVI.
Ex] pS* en’ proclamant la solidarité de leur Propre cause avec la
rot 0 sienne et rendirent sa situation plus périlleuse’ et plus
Ÿ cruelle."
| Aprés une malheureuse’ tentative de la famille royale
| , pour!! gagner la frontière et son!’ arrestation à Varennes,
déposant déchéance du, roi fut proposée: mais l’Assemblée
15 constituante repoussa la motion comme inconstitutionnelle®: elle forçal? le roi à garder sa couronne, elle le scella sur son t.ône, et, en même temps, elle lui enleva out pouvoir, tout moyen de régner,
20{devant! eux et la France était entamée. A chaque pro-: Paris, un surcroit de fureur contre le roi et la reine, trop
de complicité secrète! avec ceux qui s’annonçaicnt”® comme
id, 25marchant à leur délivrance, et accusés, non sans fonde- “hnent, d'entretenir'® des relations avec les princes de leur famille armés pour leur cause. Déjà la populace, dont!
la loi à la Commune ou municipalité de Paris, et dominait , l’Assemblée : au 20% juin 1792, elle fit” irruption aux nt%on Tuileries et abreyya le roi d’outrages ; au 10° août, elle
XVI. et sa famille furent incarcérés au Temple. }Cependant l'ennemi avançait'# toujours : Longwy fut pris” et 35 Verdun investi. Le courroux populaire ne connut* plus de* bornes ; il s’enflamma contre les nobles ct les prètres suspects de” former des vœux pour le succès des armées étrangères. Plusieurs milliers d’infortunés, appartenant” aux anciens ordres privilégiés, furent 40 arrachés de leur domicile et entassés pêle-mêle dans
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NH !} 1. 63. 9. 45. 16. 48. 23. 190.
h 1 7. 539. 15. 427. 60. 22. 76 (1). 20. 248. 582 {f {| 8, 9%, se \ fi { |
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Déjà les Prussiens avançaient, * nos armées reculaient ©” J $ $ Ù
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grès de l’ennemi répondait, au seïn de la multitude dans ,} /:
malheureux!Ÿet trop menacés pour n'être pas soupconnés oué. / L-
d'ardents® démagogues entretenaient!$ la fureur, faisait” |
renversa le trône en égorgeant’ ses défenseurs : Louis *
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