‹ Lazare Hoche [microforme]Chapitre 8 sur 85 · L. env · texte numérisé non relu

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les prisons de Paris, Le 21 septembre enfin, jour? ! d'exécrable mémoire, * la plus vile populace, encouragée | par le concours des autorités muricipales et par la coni- 4 plicité tacite du ministre de la justice Danton, sé rua sur:

td », Les prisons et massacra presque tous les prisonniers avec 6 + È une époufantable barbarie. X 2 4 Mon but n’est pas de raconter ici les scènes san-

glantes de nos troubles civils auxquels Hoche, à cette époque, demeura complétement étranger : il m'a fallu 9 1 A a4 cependant rappeler en peu de mots ce qui était indispen- 19 Ë sable à dire$ pour fairet comprendre! la situation générale ( 4 du pays au moment où son héroïque figure commence? à 4 paraitre"? dans la grande lutte entre l'Europe et la France : envahie 4 Les armées étaient alors l'asile de toutes les gloires de 15 la patrie. D ns aucune autre classe de la nation ie Re de l'égalité ne fut plus pur, parce qu'il n’y en avait aucune où il s’unît!! mieux!? à la plus stricte équité, + et qu’il était naturel et juste que Ja patrie se montratt ( 4 reconnaissante# et généreuse envers ceux qui donnaient 20 leur sang pour elle.* Là, le pur enthousiasme de la liberté était entretenu!6 dans les cœurs comme aux pre- . 0 miers jours, parce qu'aux armées l’idée de la liberté 4 S'alliait heureusement avec celle de l’affranchissement du 2 80] national : cette idée, réveillant!? les sentiments les 25 Lplus généreux, n’avait encore rien perdu de son prestige, 4 nm ne ctelle fit sur nos frontières ce qu'elle à fait! partout, elle 7 enfanta des prodives d’héroïsme et de dévouement # L'amour de la liberté ainsi confondu avec le patriotisme, fut exalté encore davantage! dans l'âme des soldats par 30 l'abolition des servitudés féodales qui avaient pesé d'un Apres tuurh poids si lourd sur leurs familles, et, Jorsqu'au chant fus. eg terrible de {a Marseillaise, ils se ruaient sur les à "mées Î . { vi de l'Europe soudoyées par les rois, ils croyaient® bion »

+ / A véritablement courir, 2 non-seulement au secours de la 354 :A4d Patrie menacée, mais auss! à la délivrance des peuples

encore soumis” au joug féodal et qu'ils nommaient leurs 6

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* Avant la Révolution, le brevet

6) ( . : . » “ U le b d'officier n’était accordé, sauf de trèsrares exceptions, qu'au privilége,

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frères / Voilà pourquoi la Révolution, malgré tant‘ de

violences et: de crimes, demeura toujours populaire dans

VEN 47 08 armées rajounies composées de volontaires : et c’est TP va dyinsi, qu'après de premiers échecs, elles devinrent! invin-

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ALES Ces échecs étaient inévitables au début de la Révolution. Les officiers, appartenant? alors, la plupart, à 1h - l’añcienne”? noblesse, ils formaient une classe distincte de celle des soldats, et il y avait dans l’armée deux castes 10 divisées d’iriérêts et d'opinions: le chef se défiait des soldats, le soldat n'avait aucune confiance dans ses chefs, de là une complète” désorganisation en face de l’ennemi et de nombreux revers, Beaucoup‘ d'officiers avaient déjà quitté leurs régiments pour suivre les princes dans 15 l’émigration : une foule d’autres les imitèrent* dans la suite ou furent expulsés par leurs soldats : ils furent remplacés dans tous les grades depuis le sous-lieutenant jusqu’au général, par des hommes sortis® des rangs, et ceux des anciens officiers généraux,’ nobles la plupart, 20 qui conservèrent leurs commandements, La - Fayette, Beurnonville, Custine, Biron, Dumouriez,f Kellermann, avaient tous adopté les principes de 1789, et continuèrent à servir avec ardeur et dévouement la cause révolutionnaire. L’harmonie commença’ donc à se rétablir

alors leurs premières!? victoires, ss Elles avaient vaincu! sous Kellermann à Valmy, sous Custine à la frontière du Rhin, sous Diimouriez à Jemmapes ; la Belgique étuit conquise" et l'ennemi repoussé ï 30 sur tous les points, lorsque le supplice de Louis XVI," l'un . M des princes les plus vertueux qui aient honoré le trône et que la constitution déclarait inviolable, excita au plus haut degré l’horreur publique, enleva à la Révolution

* La Révolution leur criait : ‘ Volontaires,

{ 95 Mourez17 pour délivrer tous les peuples vos frères." Contents, ils disaient1 8 oui!

2 ‘ Allez, mes vieux soldats, mes généraux imberbes{? Et l’on19 voyait20 marcher ces va-nu-pieds21 superbes Sur le monde ébloui. —V. Huao, 40 + Dumouriez était d'une anc'enne22 famille parlementaire, î 1. 251. 7. 62. 13. 218. 19. 111.R.

A | 2. 248, 582. 8. 248, 14. 76 12), 20. 273. Ÿ jh 8. 48. 9. 194. 15. 574, 21, 422, Ê 4. 402. 10. 48. 16, 56. 22, 47.

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25 entre les chefs et les soldats, et nos armées remportèrent /

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doctrine perverse qui pose en principe que les actes violents et criminels des terroristes étaient indispensables pour assurer le triomphe de la Révolutio On n'a jamais faitt à celle.c 0 | cruclle insulte qu’en les nobles sentiments l’Assemblée constituante aient été, quatre ans plus tard, Sans Cause sérieuse? complètement étointsl0 dans les âmes, MI cc point oubliés, qu'il fût nécesfaire de suppléer en M) 1793 par la Torreur à l'élan et reux de 1789. S'il est vraT ce

i un tort plus grave, une plus Supposant que les grandes idées et

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