SCÈNE XI
MATHÉO, seul.
Quel mystère! cette femme, l'enlèvement de cet enfant, l'anxiété peinte sur tous les traits de Sylvio... Oh! Seigneur, vous le savez, ce n'est pas la curiosité qui me fait songer, mais l'inquiétude! Oui, Sylvio, j'ai deviné que tu es le malheureux amant d'une femme de ces familles nobles et fières, qui pour cacher le déshonneur de leur fille tueraient sans pitié l'enfant et l'époux... Mais non, ils n'atteindront pas ton enfant ; non, car je vais fuir avec lut... Mais pourquoi suis-je encore ici?... Oh! mon Dieu, c'est que je ne sais quel all'reux pressentiment m'accable... c est que
je tremble et sens le besoin de prier ayant le départ. {Cris au dehors.) Quels sont ces cris?..» {Regardant au fond.) Des archers!... Encore de sinistres présages... Allons, Mathéo, Lazare t'attend au monastère... va chercher ta fille... tu as toujours été bon chrétien, Dieu ne t'abandonnera pas.
Il sort par le fond. Oa entend les cris en dehors : Médicis ! Médici s! Co'ime en désordre entre rapidement par la chapelle ; il tient une épée brisée et cherche à se cacher en se collant sur la muraille. Bruit au dehors , puis un silence.
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